Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir des débris des régiments coloniaux de la Martinique et de la Guadeloupe des régiments français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de la Martinique devient le d'infanterie de ligne ci-devant Martinique. 1793 : création de la de première formation 4 mai 1796 : devient la de deuxième formation 1803 : le régiment est dissous Le reste vacant jusqu'en 1871. 1871 : création du 1882 : devient d'infanterie. 1923 : dissolution (traditions gardées par le ) 1939 : d'infanterie. 1940 : dissolution thumb|right|120px|Insigne de béret d'infanterie

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles du Il fait partie des nombreux régiments de la Monarchie qui avaient pour mission de servir sur les bateaux et dans les colonies. Tous ces régiments ont été dotés en 1791 d'un numéro dans l'ordre de bataille de l'infanterie de ligne, mais ils peuvent historiquement être considérés comme les « ancêtres » des régiments d'Infanterie de marine.

Ce sont : "La Marine", issu des Compagnies ordinaires de la mer, créées en 1622 et devenu d'infanterie "Royal-Vaisseaux" qui date de 1638 et devenu d’infanterie "La Couronne" créé en 1643 et devenu d’infanterie "Royal-Marine" mis sur pied en 1669 et devenu d’infanterie "Amirauté" créé en 1669 ; "Cap" créé en 1766 et devenu d’infanterie "Pondichéry" créé en 1772 et devenu d’infanterie "Martinique et Guadeloupe" créé en 1772 et devenu d’infanterie "Port-au-Prince" créé en 1773 et devenu d’infanterie.

Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire En 1791, le régiment de la Martinique, qui s'était révolté en 1790, était toujours retranché au fort Bourbon. Afin de débloquer la situation le régiment de la Guadeloupe fut appelé pour combattre cette insurrection mais se révolta également et alla rejoindre les insurgés. Les des 31, 34 et d'infanterie furent embarqués à Brest ainsi que le du 25 embarqué à Nantes et débarquèrent en Martinique pour être employé contre les rebelles. Les des et refusèrent d'agir contre les rebelles. Ils furent renvoyés en France et débarquèrent en juin à Rochefort et à Brest. Le du refusa quant à lui de débarquer et revint en juin à Brest Histoire de l'infanterie en France par Belhomme T3 P461.. Cependant les insurgés s'étant soumis, les régiments de la Martinique et de la Guadeloupe sont embarqués pour la France.

En juillet, le régiment de la Martinique débarque à Belle-Isle et le régiment de la Guadeloupe à Hennebont et sont réorganisés à 2 bataillons.

Le décret du 5 mai 1792 réunit les débris des régiments de la Martinique et de la Guadeloupe pour en composer le .

Le régiment est organisé à Vannes par le général Chevigné, le , et se compose à cette date de et de .

Il est d'abord partagé entre les garnisons de Vannes et de Brest et n'est appelé à l'armée qu'au commencement de 1793. Il immortalise son numéro à la défense de Nantes le . Le général Beysser dit dans son rapport :

Le général Canclaux, de son côté, s'exprimait ainsi :

Attaqué, en effet, dans cette circonstance, par toute la division d'Elbée, le régiment recula jusqu'à la place de Viarmes, y soutint un combat terrible, et finit par repousser les Vendéens, dont la plupart furent tués ou fait prisonniers. À la bataille de Cholet, le , le fait partie de la réserve. La journée semblait perdue, lorsque Kléber fait avancer cette réserve. Le se porte en avant, musique en tête, au chant de La Marseillaise, et commence la déroute des Vendéens.

Après avoir contribué à la prise de Noirmoutiers le et à l'anéantissement des dernières troupes de d'Elbée, le régiment se distingue encore, à la bataille de Legé, où ses soldats, pieds nus, culbutent les troupes de Charette.

Le , les deux bataillons du régiment devinrent les noyaux des 193e et 194e demi-brigades de première formationAdrien Pascal : Histoire de l'armée et de tous les régiments, Volume 4, page XIV.

Le la demi-brigade de première formation, est constituée par l'amalgame desAdrien Pascal : Histoire de l'armée et de tous les régiments, Volume 3, page XXII : du d'infanterie (ci-devant Condé) de volontaires de Maine-et-Loire bis de volontaires de Rhône-et-Loire de volontaires de l'Oise d'une partie du bataillon des Vosges-et-Meurthe Pour ce bataillon ce n'est pas très clair. Dans son ouvrage, le général Eugène Bardin appelle ce bataillon des Vosges et Meurthe et le rattache à de première formation; cependant Adrien Pascal le nomme bataillon des Vosges et Meurthe et le rattache en partie à la de première formation.

1792-1793 : Armée des Côtes, Premier combat de Rochefort-en-Terre, Bataille de La Garnache, Bataille de Bouin, Bataille de Noirmoutier. 1794 : Armée de la Moselle. 1794-1795 : Armée du Rhin et armée de Rhin-et-Moselle.

Le l'unité est réorganisée sous le nom de de deuxième formation avec : la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Maréchal de Turenne), de volontaires de la Charente-Inférieure et de volontaires du Jura]) la de première formation ( de volontaires de Rhône-et-Loire, de volontaires de Seine-et-Oise et de volontaires de la Manche)

1796-1797 : Armée de Rhin-et-Moselle et Armée d'Allemagne.

Le lors de la bataille de Rastadt la 109e est à la réserve avec la demi-brigade de deuxième formation. Lors de la , le , la brigade Lambert ( et demi-brigade) prend une part active à la victoire en capturant hommes et deux pièces de canon. 1798 : Armée d'Helvétie. 1799 : Armée d'Helvétie et du Danube. 1800 : Armée du Rhin.

En 1802 (an X) le est embarqué pour l'Inde avant de concourir à la formation du régiment de l'Île-de-France le .

Le , lors de la réorganisation des corps d'infanterie, les et de la de deuxième formation incorporent le d'infanterie de ligne. Son numéro reste vacant jusqu'en 1871

Second Empire Par décret du 28 octobre 1870 le devient le « régiment d'infanterie de ligne ».

Rattaché au , sous le commandement du général Vinoy, le part pour Mézières au moment de la capitulation de Sedan. Il rétrograde alors sur Paris et dès les premiers jours de l'investissement où il est rattaché à la , de la , du , de la de Paris le il est chargé de défendre le parc et le château de Buzenval et les ponts de Billancourt et de Saint-Cloud. Le 30 septembre il se trouve aux combats de Villejuif et de l'Haÿ ou son colonel, Miguel de Riu, est blessé. Remplacé par le lieutenant-colonel Charles Marie Aristide Landrut, le régiment assiste, le , au combat de Bagneux. Le , à la bataille de Buzenval, le tient toute la journée la position qu'il a conquise, mais à huit heures du soir, il est contraint de suivre le mouvement en arrière et bivouaque sous le fort du Mont-Valérien. Dans cette journée, il perd 460 hommes et 14 officiers tués ou blessés; parmi ces derniers se trouve le lieutenant-colonel Landrut, commandant du régiment, qui est remplacé par le colonel Théodore Lespieau. Il fait ensuite le service de tranchée devant le fort d'Issy et c'est dans ses cantonnements de Vanves qu'il apprend, le 29 janvier, la signature de l'armistice.

1871 à 1914 Après l'armistice franco-allemand, le d'infanterie de ligne est désigné pour faire partie de la seule division d'infanterie qui devait conserver ses armes et concourut avec le , du au , pour le service de garde de l'Hôtel de ville.

Sorti de Paris le 18 mars 1871, à du soir pour rejoindre l'armée versaillaise, il y revient le 22 mai et participe à la Semaine sanglante.

Première Guerre mondiale En 1914 le régiment est en garnison à Chaumont en Haute-Marne.

Unités d'Appartenance : 08/1914 : Brigade d'Infanterie - Division d'Infanterie - Corps d'Armée 12/1916 : Infanterie Divisionnaire 13/ Division d'Infanterie.

1914 août : Vosges, couverture, combats de Plaine, Champenay, Schirmeck, Wisches (batailles des Chênes) septembre : retraite vallée de la Plaine, Thiaville-sur-Meurthe, combats de Fagnoux, - : Bataille du col de la Chipotte transport sur la Marne, Bataille de la Marne, vallée du puits, Ferme des Esserts, Sompuis, Bussy-le-Château, Somme-Suippe, Champagne, Perthe-les-Hurlus, Souain. octobre - décembre : Artois, bataille d'Artois, secteur de la Bassée d'Artois, combats du Rutoire, Vermelles, Aix-Noulette, Souchez, Notre-Dame-de-Lorette, vallée de la Souchez, Crête de Givenchy-en-Gohelle.

1915 janvier - octobre : Artois (Notre Dame de Lorette en avril et mai), Souchez, Aix-Noulette, Givenchy. novembre - décembre : repos Houchin - le bois en Hache, bois de Givenchy - repos Humières.

1916 janvier - février : camp de Saint-Riquier, instruction - Revigny, Verdun. mars : Verdun, secteur bois de la Caillette, est Douaumont. mars - avril : repos région de Bar-le-Duc. avril - juillet : Champagne, Tahure, le Mont Muret. Repos Châlons-sur-Marne. août - décembre : la bataille de la Somme, Soyécourt, Deniécourt, Ablaincourt. Déplacement de la Somme à Vesoul.

1917 janvier - février : région de Dannemarie, février - mars : Mollans, Genevreuille, Pomoy, instruction. Travaux secteur Haute-Alsace. avril - mai : déplacement sur Dormans, mai - juin : Mercin-et-Vaux, en réserve. juin - août : chemin des Dames, secteur de Laffaux. août - octobre : forêt de Villers-Cotterêts, repos et instruction. octobre : bataille de la Malmaison, ferme Vaurains, vallée de l'Ailette novembre- décembre : région de Meaux, repos. décembre : frontière suisse, Delle, Grandvillars, travaux.

1918

janvier - mai : Vosges, vallée de la Lauch, le Sudelkopf mai - juin : de l'Aisne, défense de la Vesle, Fismes, combat de Saint-Gilles, Dormans. juin - août : Champagne, bataille défensive de Champagne, Souain. août - septembre : repos Saint-Germain-la-Ville, Cheppy… septembre : offensive de Champagne, la Dormoise, le mont Muret, ravin d'Aure, crête d'Orfeuil, octobre : repos région d'Épense. octobre - novembre : offensive de Champagne, Saint-Germainmont, Hundingstellung, Saint-Fergeux. novembre : Ardennes, Hauteville, bois d'Avaux, Beaumont-en-Aviotte, forêt de Signy, Dommery.

Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale

Régiment de réserve de série A à la mobilisation, il est mis sur pied le par le centre mobilisateur d'infanterie (Besançon). Commandé par le lieutenant-colonel Marchand, il est rattaché à la d'infanterie.Pour son action lors de la campagne de 1940, le d'infanterie est cité à l'ordre de l'Armée par le général WeygandCitation à l’ordre de l’Armée du RI – N° 106/C du 30/07/1940 – Homologuée JO du 11/08/1941 page 472 – Signé : Weygand..

Personnalités ayant servi au Avant 1914 David Bélonie membre de la bande à Bonnot[www.archinoe.fr/cg19/visu_affiche.php?PHPSID=3b3900f4e7047a641e6b04c7c0e38b67&param=visu&page=1# Registres matricules du recrutement militaire, Brive-la-Gaillarde 1905, 555/710, matricule 1392].

1914-1918 Pierre Bernheim, résistant.

Valdo BarbeyIncorporé au en 1914, il se trouve dans le secteur d'Aix-Noulette où il est blessé le . Après d'hôpital il est réformé en . En 1917, il publie sous un pseudonyme, Patrice Dongot, son Journal intitulé Soixante jours de guerre, ouvrage qualifié par Jean Norton Cru de « pur joyau. C'est la perfection même obtenue par l'extrême simplicité » dans son essai Témoins. peintre-décorateur. André Claudot Dossier militaire d'André Claudot, archives départementales de la Côte-d’Or. https://archives.cotedor.fr/v2/site/AD21/Rechercher/Archives_en_ligne peintre.

1939-1940 Pierre-Élie Jacquot, général

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , :

Feldkirch 1799