Génial Olivier, ou anciennement M. Rectitude et Génial Olivier, est une série de bande dessinée humoristique franco-belge créée par l'auteur Jacques Devos pour l'hebdomadaire Spirou. Elle est apparue dans le du , sous forme de mini-récit. Éditée par Dupuis, elle a été publiée en albums à partir de .
Descriptions Synopsis
L'élève Olivier Delabranche est un génie de l'électronique et de la cybernétique, inventeur d'un androïde à son image et d'une machine à remonter le temps. Il a aussi donné naissance à un chien-robot nommé Oméga. Mais comme c'est un véritable cancre en français, en histoire et en géographie, il se sert de ses gadgets électroniques pour tricher aux contrôles.
Personnages
Olivier Delabranche, le génial Olivier, personnage principal de la série. Flafla, meilleur ami d'Olivier, véritable tombeur, accompagne assez souvent son ami lors de ses punitions ! Arsène Rectitude, ou M. Rectitude par politesse, instituteur pédagogue au verbe haut, tentant en vain de mettre dans le droit chemin ce fieffé tricheur d'Olivier. À la fois admiratif et sincèrement inquiet pour ce dernier. Son intelligence et son sens de la déduction font qu'il arrive généralement à découvrir les astuces ou bricolages du jeune inventeur et même parfois à les retourner à son avantage. Berthe, jeune fille dont Olivier est amoureux. Elle-même ne semble pas insensible à son charme. Elle essaie parfois de bénéficier des inventions d'Olivier, ce qui provoque des catastrophes. Absalon, ennemi juré d'Olivier et son contraire, puisque Absalon préfère la force brute à la matière grise. Il est assez souvent la cible des inventions farfelues d'Olivier. Casimir-Sigismond de la Tour-Penchée, surnommé Bille-de-Clown par ses camarades, est un marquis au physique ingrat. Le Directeur, personnage autoritaire de l'établissement scolaire dans lequel est Olivier, attend fébrilement chaque visite de l'inspecteur scolaire en espérant que le jeune inventeur ne se fasse pas trop remarquer par ce dernier. Le Proviseur, personnage au rôle semblable à celui du directeur. Le concierge, ancien lancier, aujourd'hui concierge de l'établissement scolaire, son pire ennemi est… le seau d'eau qui, d'une manière ou d'une autre, a la fâcheuse tendance à toujours se verser sur sa tête — parfois avec un peu d'aide de la part d'Olivier. M. Delabranche, père d'Olivier, ne s'intéresse pas du tout aux inventions de son fils, mais il lui arrive de l'aider.
La série Création
Après avoir réalisé Whamoka avec Salvé, Jacques Devos crée en 1963 un personnage blond aux lunettes noires baptisé Olivier Delabranche pour Spirou, dont la première aventure paraît dans le du dans un format de livret de trente-quatre planches, montées à partir des quatre pages centrales de l'hebdomadaire, dans la collection des mini-séries Mini-Bibliothèque Spirou sous le titre Génial Olivier. Au bout de trois ans, à partir du , le personnage devient récurrent dans les pages normales.
Constatant le succès des aventures du personnage, l'éditeur Dupuis décide d'en faire une collection d'albums souples, sous le titre générique de M. Rectitude et Génial Olivier. Le premier album, publié en , s'intitule : L'École en folie.
Presque toutes les histoires ont été écrites et dessinées par l'auteur, bien qu'un gag, que l'on pouvait apercevoir dans Spirou du , eût été réalisé par Frédéric Jannin et Karen.
En 1988, Jacques Devos prit sa retraite avant de mourir quatre ans plus tard, le .
Œuvre posthume
Après la mort de l'auteur, son fils Jean-Jacques Devos décida de sortir en 2007 un portfolio de considérables ex-libris à cinquante exemplaires dessinés par d’anciens collègues, amis du défunt, Roger Leloup, Christian Darasse, Raoul Cauvin, André Geerts, André Benn, Olivier Saive, Al Severin, Malik et cetera. Dans la même année, un recueil d'histoires inédites de Génial Olivier Le Génie grand D était publié par le fils, éditeur de la maison Bague à Tel.
Postérité Influence
Les auteurs américains Alan Moore et Kevin Nowlan se sont sans doute inspirés du personnage Olivier Delabranche pour la création de Jack B. Quick pour le magazine Tomorrow Stories en 1999, dont la ressemblance est frappante : blondeur, lunettes rondes et inventions farfelues.
Publications en français Revues Spirou Années 1960
1963-1969 Le premier récit complet du Génial Olivier paraissait dans le du sous le titre 177 : Génial Olivier. L'année suivante voyait paraître un autre récit : 237 : Le Retour de Génial Olivier, dans le du . À nouveau, deux ans plus tard, un récit 344 : Olivier baby–sitter, se plaçait dans le du . Un premier gag, titré Qui peut le plus peut le moins, apparaissait dans le du , puis un récit complet de trois pages L’Embarras du choix dans le du .
Années 1970
1970 Années sans titre pour le magazine du dans lequel on trouvait un gag, ainsi que le du et le du , sauf que, la semaine suivante, les lecteurs pouvaient lire un récit de deux pages dans le du , avant de retrouver un gag dans le du .
1971 Au printemps brillaient un gag dans le du , un récit de quatre pages Vanité des illusions dans le du , un autre de quatre pages dans le du , un gag dans le du . En été ensoleillaient un récit de quatre pages Qui cherche schtroumpfe dans le du , encore un récit de deux pages dans le du . En automne, c'est la rentrée d'un gag dans le du et un récit de quatre pages Olivier prend la pile dans le du .
1972 Un récit de quatre pages À quelque chose, malheur est parfois bon ! dans le du , de même que dans le du avec pour titre Tout Toutou, mais pas celui–là et dans le du avec Du tac au tac, avant de retrouver un gag dans le prochain du . Huit semaines plus tard, se trouvent un récit de six pages Le Bébé–robot dans le du et un autre de trois pages dans le du . Apparaissait un gag dans le du , avant un récit de quatre pages dans le du , un autre de trois pages Un Sapin… ça peine parfois dans le du et de quatre pages dans du .
1973 Un gag dans le du , un récit de quatre pages dans le du , un autre de cinq pages dans le prochain du , un gag dans le du , un récit de six pages dans le du , un autre de cinq pages dans le du , un gag dans le du , des gags apparaissaient dès le du jusqu'au du , un récit de cinq pages dans le du , des gags dans trois numéros suivant du au , un récit dans le du , trois gags dans les du , du et du , un récit de sept pages dans le du et un gag dans le du .
1974 Ajoutait trois gags dans le du , du et du , puis un récit de six pages dans le du . À nouveau deux gags dans les du et du avant que cinq récits de cinq pages n'aient apparu Ah ! Le fat bêta ! dans le du , Tout finit par des électrons dans le du , La Guerre de sécession dans le du , Ça gaze… Ça gaze dans le du , Ne marchez pas sur le blason ! dans le du et Un Coup… karaté dans le du . Trois gags chacun s'ajoutaient à partir du du jusqu'au du , puis un récit de cinq pages Les Jeunes Ânées dans le du , un gag dans le du , un récit de cinq pages Farce reste à la loi dans le du , un autre de six pages Rien ne se perd, rien ne se crée dans le du .
1975 300px|thumb|right|Logo apparu dans Spirou dans les années 1970-1980.
Le lendemain du nouvel an paraissait un récit de six pages Robot pour être vrai dans le du , puis cinq pages Réaction en chaîne dans du . Après un gag dans le du , on retrouvait un récit de six pages Aphorismes et proverbes dans le du et un autre de cinq pages La Mer amère dans le du . Des gags se ralentissaient dans les du , du , du et du , mais progressaient mieux avec des récits dont six pages dans le du , encore six pages L’Essai en tout est un défaut dans le du et sept pages De latude à l’étude dans le du . Un gag passait au du , puis arrivent séparément deux récits de six pages dont Gym–notes au du et C’est le fond qui manque le moins au du . Noël approchaient avec un gag dans le du et un récit de deux pages dans le du .
1976 Après trois gags dans les du , du et du , deux récits de six pages apparaissaient dans les du avec pour titre Je vous ai apporté des bons bonds et du Boomerang. Un gag dans le du en attendant les deux récits de six pages dans le du sous le titre Un Répétiteur à répétitions et le du sans titre. Encore un gag au du , puis un récit de six pages au du et, à nouveau, deux gags suivant dans les du et du . Apparaissaient ensuite des récits dans les du (six pages), du sous le titre Chaque chose en son temps (six pages) et du (sept pages). À nouveau deux gags sur les pages du du et du , un récit se complétait en six pages dans le du . Après un gag au du , le magazine commençait à se décorer Noël présentant un récit de sept pages Sur des roulettes dans le du et un autre de cinq pages Mécompte de Noël dans le du , puis laissant deux gags aux du et du .
1977 Un gag dans le du avant un récit de sept pages Vox Populi dans le du pour retrouver des gags dans les du , du , du , du et du . Après un récit de quatre pages dans le du et un gag dans le du , on découvrit pour la première fois un long récit d'à suivre Le Passé recomposé du du au du . Cinq semaines plus tard, se retrouvaient un récit de deux pages dans le du et un autre d'une seule page Présentation des séries dans le du .
1978 Deux récits de six pages dans les du et du , puis un gag dans le du . Se prolongent les récits de huit pages dans les pour Quarante–haine, du pour Skateboard et du pour La "Coupe" de l’année. Dans le du se trouve un gag titré Skateboard–supplys. Parviennent ensuite un récit de deux pages Skateboard’s Fantasy dans le du et un gag dans le du .
1979 Un récit de cinq pages dans le du , puis deux gags dans les du et du . Encore deux récits de huit pages dans les du et du , puis un autre de six pages Vacances Touristiques dans le du . Enfin un deuxième long récit dà suivre L’Électron et le blason du du au du , puis un récit de deux pages dans le du pour bien finir l'année.
Années 1980
1980 Commençait un récit de six pages dans le du , puis deux gags dans les du et le suivant du . Après sept mois de silence, on retomba sur un récit de huit pages dans le du et finalement un autre de six pages Surprises d’une nuit dans le du .
1981 Un récit d'à suivre dans le du jusqu'au prochain du . De nombreux récits apparaissaient dans les du (cinq pages), du (deux pages), numéro Spirou-festival du (Le Muscle est roi !, six pages), du (six pages), du (Qu’est–ce qu’on fait’y ?, six pages), du (six pages), encore numéro Spécial 81-82 du (Folâtreries, huit pages) et du (quatre pages).
1982 Paraissaient quatre récits de six pages dans les du , du sous le titre Le Fameux Remontant, numéro Album+ 1 du , du avec Langue verte et savon noir, puis deux gags dans les du et du . Encore un numéro spécial Album+ 2 du dans lequel se présenta un récit de six pages Les Nerfs en bulle avant les récits de six pages ne se reprirent dans les du , du et du ainsi que, pour se satisfaire son jour férié de l'Armistice 1918, un gag dans le du .
1983 Un récit de six pages dans le du avant qu'un gag n'apparût, plus tard, pour la troisième fois, dans le numéro spécial Album+ 5 du . Deux semaines passées, on retomba sur un récit de trois pages Poisse et mesures dans le du , puis, une semaine suivante, un gag dans le du . Encore deux gags dans les du et du , puis une apparition du dessin dans le du avant qu'on ne retrouvât un gag dans le du . Un récit de six pages dans le du , un gag dans le du , puis un récit de six pages Intermède dans le du .
1984 Génial Olivier sortit du silence, six mois après, dans un récit de deux pages Neige hâtive dans du et encore deux pages Réflexion ou rêve laid ?, du . Deux gags séparés dans les du et du , puis un récit d'une page Caisse à dire dans le du . De nombreux gags apparaissaient jusqu'à la fin de l'année : du , du , du jusqu'au du , du jusqu'au du , du , jusqu'au du dont dans le du participa Frédéric Jannin et Karen.
1985