Le d'infanterie légère ( léger) est un régiment d'infanterie légère de l'armée française créé sous la Révolution à partir du bataillon de chasseurs royaux de Provence, un régiment français d'Ancien Régime lui-même issu du régiment Royal-Italien créé en 1671. En 1855, il est transformé et prend le nom de 76e régiment d'infanterie.

Création et différentes dénominations : formation des chasseurs royaux de Provence à partir du du régiment Royal-Italien 1791 : renommé de chasseurs. 1795 : devient la demi-brigade légère de première formation 1796 : transformé en légère de deuxième formation 1803 : renommée d'infanterie légère. : pendant la Première Restauration le régiment prend la dénomination de régiment léger du Roi : pendant les Cent-Jours il reprend le nom de d'infanterie légère : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion des Ardennes. 1820 : renommée d'infanterie légère. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne.

Colonels/chef de brigade : lieutenant-colonel Jean-Baptiste Chauvet d'Allons 1791 : lieutenant-colonel de Comeyras de Pendemar : Lieutenant-colonel Gaspard Vincent Félix Giacomoni 1792 : lieutenant-colonel Jean Joseph Aubry 1793 : lieutenant-colonel Antoine Chazault 1795 : chef de brigade Delpuech 1796 : chef de brigade François Chavardès 1796 : chef de brigade Antoine François Lepreux 1797 : chef de brigade Joseph Yves Manigault-Gaulois 1803 : colonel Charles-François Bourgeois 1812 : colonel Louis Marie Pillet 1814 : colonel Beurnonville 1815 : colonel Amédée Louis Despans-Cubières 1816 : colonel d'Eu de Marson 1820 : colonel de Revel 1826 : colonel d'Eu de Marson 1830 : colonel Achille Baraguey d'Hilliers 1833 : colonel de Joly 1841 : colonel Sauvan 1848 : colonel de Julius Richardson de Marguenat 1854 : colonel Béchon de Caussade

Historique des garnisons, combats et batailles du léger Une ordonnance du donna lieu à la création de 12 bataillons de chasseurs à pied. Le but primitif de ces corps était d'être attachés aux chasseurs à cheval mais cette première organisation ne subsista que quatre ans. En 1788 on en forma des corps spéciaux qui devaient agir et s'administrer séparément.

Chasseurs royaux de Provence (1788-1791) Le bataillon de chasseurs royaux de Provence, également appelé Royal Provence et chasseurs de Provence, est formé et organisé le à partir du du régiment Royal-Italien.

Les chasseurs de Provence étaient en garnison à Antibes dans le Var, avec les chasseurs des Ardennes, sous le commandement supérieur du lieutenant général de Coincy lorsque, le , par décret de la Constituante, ils perdirent leur nom pour s'appeler simplement de chasseurs.

de Chasseurs (1791-1795) Guerres de la Révolution et de l'Empire Le bataillon qui était encore à Antibes, sous les ordres du maréchal de camp du Muy, dédoubla ses compagnies et se réorganisa à 8 compagnies.

Le , le de chasseurs est envoyé d'Antibes à Monaco.

Le , il quitte Monaco et arrive le à Collioure qu'il quitte au début de la guerre de la première coalition et arrive à Huningue début août. Le , le régiment se trouve à la prise de Spire[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b69483437/f1.item.zoom Prise de la ville de Spire : le 29 septembre 1792, ou 7 vendémiaire an Ier de la République : estampe.. Après s'être repositionné sur la Queich le régiment participe aux siège de Mayence et au combat de Limbourg puis il cantonne dans le Palatinat. Il est ensuite envoyé à l'armée des Pyrénées et rejoint Collioure.

En , le bataillon composé de 19 officiers et 188 hommes, est envoyé à Saint-Gaudens où il resta durant 7 mois. Le son effectif était de 436 hommes et en juillet il était de 22 officiers et 600 hommes. Il est alors envoyé dans le Val d'Aran pour renforcer la brigade du général Sahuguet et prit part, dans la nuit du 3 au à un combat victorieux contre les avant-postes espagnols. En octobre, la misère était devenue si grande qu'avec un effectif de 29 officiers et 650 hommes, il ne put fournir que 3 officiers et 52 hommes en état pour faire une expédition contre Esterri d'Àneu et Llavorsí puis de rentrer au Val d'Aran pour y mettre en sureté les prises faites sur les Espagnols.

Le bataillon, qui compte alors 10 officiers et 700 hommes, qui appartenait à la brigade Beauclair séjourna à Viella jusqu'au pour rejoindre l'armée des Pyrénées Orientales. Le bataillon arrive à Elne le avec un effectif de 17 officiers et 352 hommes puis rejoint le camp de l'Union et faisait partie de la brigade Guillot (division Sauret). Le , il se trouve à la bataille de Montesquiou. Le lendemain, après la victoire du Boulou, le bataillon partant d'Argelès vient se positionner pour assiéger fort Saint-Elme. Après avoir repoussé une sortie des défenseurs, et tenté un assaut le les chasseurs sont les premiers à occuper le fort le permettant la capitulation de Collioure . Le bataillon reste à la garde du fort Saint-Elme jusqu'au date à laquelle il rejoint le gros de l'armée de Dugommier à La Jonquère en se positionnant défensivement à Cantallops pour couvrir le siège du fort de Bellegarde. Le le bataillon repousse une colonne de Espagnols accompagnés de 100 voitures chargés d'approvisionner le fort. Du 17 au le bataillon participe à la bataille de la Montagne Noire

(1795-1796) La est formée le avec les : de chasseurs (ci-devant Royal de Provence) de volontaires de la Gironde des Vengeurs levé dans le Midi

En 1795, affectée à l'armée des Pyrénées orientales, la demi-brigade participe aux batailles de La Fluvià.

(1796-1803) La est formée le avec la : légère de première formation ( de chasseurs, de tirailleurs et Bataillon de chasseurs de Mont Cassel)

En 1795, l'unité, affectée à l'armée d'Italie, se trouve à la bataille de Loano et au combat de Bardinetto.

En 1796, la demi-brigade quitte l'Italie et passe en 1797 dans l'armée du Nord avant de rejoindre en 1799-1800 les armées du Danube et du Rhin. Durant cette période elle participe aux batailles de Zurich, de Stockach, de Moesskirch et au combat de Brégence puis avec l'armée des Grisons il se trouve au passage du Splügen, et au mont Tonale.

(1803-1815) Le , lors de la réorganisation des corps d'infanterie, le d'infanterie légère est formé, à 3 bataillons, avec la légère de deuxième formation.

De 1803 à 1805, le régiment est affecté à l'armée des côtes de l'Océan puis il rejoint en 1807 l'armée de Naples et en 1808 l'armée d'Italie.

De 1808 à 1813, l'unité, à l'exception du , rejoint les armées d'Espagne et de Catalogne et participe au siège de Valence et de Tarragone. Durant cette même période, le resté à l'armée d'Italie, est affecté à la Grande Armée et combat, en 1809 durant la campagne d'Allemagne et d'Autriche, à Raab et, en 1813 pendant la campagne d'Allemagne, à Bautzen.

En 1814, pendant la campagne de France, le régiment, affecté à l'armée de Lyon, particpe au combats et batailles de Saint-Georges et de Saint-Romans1814, La bataille de Saint-Georges et l'invasion du Beaujolais

Après l'exil de à l'île d'Elbe, l'ordonnance royale du qui réorganise les corps de l'armée française le prend la dénomination de régiment léger du Roi. Formé à 3 bataillons, il incorpore le d'infanterie légère, le 2e bataillon du 14e régiment de tirailleurs (jeune Garde), du d'infanterie légère et des détachements des et d'infanterie légère.

À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le régiment participe à la campagne de Belgique ou ils sont engagés lors des bataille des Quatre Bras et Bataille de Waterloo. A Waterloo ils se battent dans le secteur d'Hougoumont ou leur colonel est blessé. Le régiment était constitué de trois bataillions de dont 64 officiers et .

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion des Ardennes (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion des Ardennes, qui deviendra le en 1820, est créée.

(1820-1854) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le est formé, à Besançon, avec les bataillons de la légion des Ardennes.

Une ordonnance du créé le du légerHistoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 150.

Par décret impérial en date du le 1er régiment d'infanterie légère prend le numéro 76 et devient le 76e régiment d'infanterie de ligne.

Personnages célèbres ayant servi au léger Alfred de Chastellux (1789-1856), haut fonctionnaire et homme politique français du : capitaine du d'infanterie légère () Général Marie Théodule Leschères (1836-1906), alors capitaineMarie Théodule Leschères sur military-photos.com

Sources et bibliographies Un régiment à travers l'histoire, le , ex- léger Par Henri Victor Dollin du Fresnel Adrien Pascal : Histoire de l'armée et de tous les régiments volume 4 Émile Ferdinand Mugnot de Lyden : Nos 144 Régiments de Ligne Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) Paul Fesch : La guerre en sabots : 1792-1796 Les liens externes cités ci-dessous

Notes et références

Liens externes French Light Infantry Regiments and the Colonels who Led Them: 1791 to 1815 Les Demi-brigades, régiments d'infanterie de ligne et légers sur empire.histofig.com

Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Fondation en 1791