L'Athlético Marseille, plus couramment abrégé en Consolat, est un ancien club français de football fondé en 1964 à Marseille sous le nom de Groupe sportif Consolat et disparu en 2022.

Le club tirait son nom de la cité Consolat située dans le quartier marseillais de la Calade, au nord de la ville.

Créé en 1964 par des habitants de la cité de Consolat, quartier du nord de Marseille, le club est présidé de 1984 à 2018 par Jean-Luc Mingallon. Il permet à l'équipe fanion de gravir les échelons au fil des décennies malgré le contexte économique peu favorable dans lequel baigne l'institution depuis sa création. Cela se traduit par la progression du club depuis la Promotion de première division dans les années 1980 jusqu'à la montée en National en 2014.

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Histoire Repères historiques La cité Consolat doit son nom à Maximin Dominique Consolat, maire de Marseille de 1832 à 1843. Ce dernier est notamment à l'origine de la création du Canal de Marseille permettant à la ville de bénéficier des eaux de la Durance.

Pour comprendre l'origine de la création du club, il faut remonter à l'époque des Trente Glorieuses. Les activités industrielles connaissent alors une croissance florissante : la réparation navale, les dockers, les usines ou encore les sociétés de transport sont autant de secteurs qui embauchent à tout va. Parallèlement à ce boom économique, la ville connaît des arrivées massives de populations issues des guerres de décolonisation. De nombreux logements sortent alors du sol comme des champignons pour accueillir une nouvelle population qui va être amenée à construire son propre tissu social. À l'époque, près de sont dénombrés, ce qui représente un bassin de population d'environ . Ainsi, afin de créer une dynamique collective qui puisse assurer la cohésion des habitants de la cité, la solution qui est adoptée est la création d'activités sportives. En est alors inauguré le stade Jean Lhote, figure emblématique du quartier, aujourd'hui dénommé stade José Anigo, en plein cœur de la cité Consolatienne.

L'ère Manigand (1964-1970) Le Groupe sportif Consolat est fondé le par Claude Michel, un ecclésiastique, Maurice Boussuges, un chef de gare SNCF et Jean Manigand, un brigadier-chef des gardiens de la paix qui en sera le premier président.. Cette fondation intervient peu de temps après la construction de la cité Consolat dans les quartiers nord de Marseille.. Consolat est alors implanté dans un quartier multiculturel, plutôt défavorisé, qui connait des problèmes de chômage et de violence.. À la suite de la création de l'association Groupe Sportif Consolat, le premier président fondateur du club, Jean Manigand entouré de Claude Michel, André Salot et Gabriel Guérin, inscrit alors la nouvelle entité au District de Provence. La volonté des premiers dirigeants du club marseillais est la transmission des valeurs humaines de partage, d'effort et de fidélité par le biais du football avec comme objectif d'améliorer la vie quotidienne de la cité. Manigand anticipe les futurs problèmes de délinquance que vont rencontrer les habitants de la cité : il transmet des règles de vie commune et une certaine discipline aux différents jeunes joueurs des équipes du GS Consolat. Par son intermédiaire, la police réussit à nouer un vrai lien avec la population et faisait partie intégrante de la vie quotidienne de la cité.

Le club commence l'aventure en deuxième division de district de Provence lors de la saison 1964-1965. À cette époque, une myriade de clubs amateurs marseillais est déjà implantée autour de Consolat : le SO Cité Saint-Louis, l’AS Kuhlmann, l’UMS Estaque Plage, le FC Saint-Henri, l’AS Saint-Antoine, la JSA Saint-Antoine, la Campagne Lévêque, les Aygalades ou encore le FC Saint-André. Le club remporte son premier trophée en 1965 : la Coupe Louis Crouzet, après avoir battu en demi-finale l'Olympique de Marseille de Rolland Courbis et battu en finale le CO Berre-l'Étang (4-1) à Aix-en-Provence.

Les années Delouche puis Riquelme (1970-1978) En 1970, c'est Alfred Delouche qui prend la présidence du club. Ce dernier va être à l'origine de plusieurs avancées pour le GS Consolat : la rénovation du stade Jean Lhote et l'achat d'une camionnette qui va permettre de répondre aux difficultés de déplacements rencontrées par les différentes équipes du club.

Le club change à nouveau de président en 1972 : c'est Joseph Riquelme, un retraité cheminot, qui prend la place d'Alfred Delouche. Le club doit faire face à un contexte économique compliqué lié à la crise pétrolière pour ses joueurs qui travaillent en majorité dans le secteur secondaire. Il connait alors plusieurs années de transition. Pour autant, le président Riquelme, surnommé Coco, parvient à consolider les structures du club et à entretenir le stade Jean-Lhote.

L'époque Ortega (1978-1983) En 1978, il passe le relais à François Ortega, un véritable passionné du club surnommé Tchoua. En 1979, le club termine champion de Division 1 de district et accède à la Promotion d'Honneur B (PHB) de la Ligue de la Méditerranée de football.. À l'époque où le club évolue en PHB, les entraînements se faisaient deux fois par semaine dans la mesure où les joueurs étaient entièrement amateurs, et avaient un travail en dehors du football.. Des dissensions au sein de l'équipe dirigeante ont émaillé la fin du règne Ortega.

Une transition agitée sous Tramutola (1983-1984) Antoine Tramutola débarque à la présidence accompagné de son dauphin, Jean-Luc Mingallon. Le club est en perte de vitesse en même temps que les habitants du quartier voient arriver le chômage de masse. À la suite d'une troisième mi-temps trop alcoolisée à la buvette du club, un client de la buvette tire à vue deux coups de feu en direction d'un autre client. Ce dernier s'en va déposer ses bijoux au club avant d'en découdre. Aucun mort n'est à déplorer. Par la suite, la police découvre les bijoux au club et pense alors qu'il s'agit d'un règlement de comptes. Le président du club Antoine Tramutola est emmené en garde à vue avant d'être remis, à juste titre, en liberté. Tramutola convoque alors une assemblée extraordinaire pour signifier sa démission de la présidence du GS Consolat.

Après une saison sportive catastrophique pour toutes les sections du club, Tramutola quitte le club et est remplacé par le jeune Jean-Luc Mingallon.

Une nouvelle dynamique avec l'arrivée de Mingallon (1984-1999) En 1984, Jean-Luc Mingallon récupère un club en lambeaux : le terrain du stade Jean Lhote est en mauvais état, les jeux de maillots sont hors d'usage et les caisses du club sont presque réduites à néant. La dynamique sportive est également à l'arrêt. L'objectif de Mingallon est de changer l'image du club des quartiers nord de Marseille : il affirme par ailleurs : . Consolat évolue alors en Promotion de Première Division, le plus bas échelon de district. Pour son premier match en tant que président du club, le GS Consolat qui compte dans ses rangs Marc De Costanzi, l'un des plus anciens joueurs du club, affronte l'AS Mazargues pour le compte du championnat de Promotion de Première Division, le plus bas échelon du football amateur sénior.

Pour pallier le manque de moyens financiers, Mingallon et ses associés (Kamel Iklef, Youssef et Fathi Ben Moussa et Marc De Costanzi) doivent faire preuve d'une grande polyvalence en étant à la fois dirigeants, joueurs, entraîneurs du club. Mais le club manque indiscutablement de structures à l'inverse de ses rivaux historiques comme l'AS Saint-Henri, la JSA Saint-Antoine ou encore l'AS Kuhlmann. Mingallon se rend compte de la tâche qu'il reste encore à fournir, mais un homme, Constantin Brau, président du club de l'AS Kuhlmann depuis alors 40 ans, va lui venir en aide. Mingallon va apprendre de son homologue son savoir-faire et son savoir-être dans le football amateur afin de les transposer au modèle de gestion du GS Consolat. Un autre homme va apporter sa pierre à l'édifice consolatien : Eric Lab, le gérant d'un magasin de sport situé rue de la République à Marseille. Sensible au discours des jeunes dirigeants du GS Consolat, ce dernier va leur faire crédit de nombreux équipements (shorts, chaussettes, maillots, ballons) payables en plusieurs fois et sans intérêt. L'équipe première évolue cinq niveaux en dessous du club rival de la JSA Saint-Antoine alors en Division d'Honneur. La Jeunesse Sportive Arménienne (JSA) est, à l'époque, le club phare des quartiers nord de Marseille. Le stade Jean Lhote ne convenant pas pour recevoir les équipes adverses dans de bonnes conditions, en 1986, la ville permet au club d'utiliser le stade La Rive Verte, localisé au-dessus de la cité Consolat.

En 1996, le club accède à la Division d'Honneur Régionale.. Selon certains, le tournant du championnat pour Consolat s'est déroulé en , lors de la victoire 2-0 sur le leader de l'époque, l'US Trets.. Pour sa première saison à ce niveau, dans un groupe où elle côtoie de nombreuses réserves, l'équipe termine neuvième sur douze.. La saison 1997-1998 est nettement plus intéressante, avec une troisième place à l'issue de la saison.

Du plus haut niveau régional au plus haut niveau amateur (1999-2011) À l'issue de la saison 1998-1999, disputée en Division d'Honneur Régionale, dont Consolat termine champion., l'équipe première monte en Division d'Honneur Méditerranée. La Ligue de la Méditerranée de football, l'instance responsable des équipes de DHR et de DH en Méditerranée, impose aux dirigeants de Consolat de disposer d'un stade garantissant les normes de sécurité qui s'imposent pour disputer les matchs séniors à ce niveau. Or, le club n'a pas les ressources financières pour construire un nouveau stade aux normes demandées. La solution trouvée alors est d'utiliser le stade de la JSA Saint-Antoine, le stade La Martine, qui est situé à de la cité Consolat. Ce stade ne profite plus à la JSA depuis la rétrogradation du club dans les divisions inférieures départementales. Pour sa première saison à ce niveau, où il côtoie notamment le RC Grasse, l'US Cagnes-sur-Mer et le Sporting Toulon Var., qui vient d'être rétrogradé de National 1998-1999 pour raisons financières., le GS Consolat termine huitième, avec six points d'avance sur le premier relégué.

Pour la saison 2000-2001, Consolat accroche la deuxième place du groupe, à cinq points derrière le Gap HAFC.. Pour la deuxième saison à ce niveau, le club termine à la deuxième place du groupe pour la saison 2001-2002, avec 70 points, soit dix de moins que le Sporting Toulon Var.. Durant la saison 2002-2003, le club décroche la huitième place du groupe, à 28 points du leader.. Consolat est encore à la peine en 2003-2004 en terminant à la septième place, à seize points de l'US Marignane, première du groupe.. Pour la saison 2004-2005, le club marseillais reste dans le ventre mou du groupe, terminant encore à la septième place, à sept points du deuxième, promu en CFA 2.. Au terme de la saison 2005-2006, la formation marseillaise entraînée par Hakim Malek monte en Championnat de France amateur 2 (D5) en terminant à la première place de la Division d'Honneur Méditerranée, cinq points devant l'Union athlétique valettoise..

Pour sa première saison en CFA 2, le club décroche une satisfaisante cinquième place, un point devant la réserve de l'Olympique de Marseille, mais à 25 points de la première place, qualificative pour le CFA.. Durant la saison 2007-2008, la formation phocéenne termine à la dixième place, à neuf points devant le premier club relégué.. Les hommes de Franck Priou parviennent en finale de la Coupe de Provence, mais s'inclinent face au FC Rousset cinq tirs au but à quatre, après un match nul (4-4).