Le combat de Blanche-Lande a lieu en septembre 1795, pendant la Chouannerie. Il s'achève par la victoire des chouans qui repoussent une colonne républicaine.

Prélude Le déroulement de ce combat est rapporté par l'officier chouan Toussaint du Breil de Pontbriand, dans ses mémoires . Celui-ci le place vers fin ...

Ce combat n'est pas mentionné par les rapports républicains, cependant un exposé du procureur-syndic du district de Fougères adressé le au Comité de salut public fait mention d'une attaque le , sans donner de détails : ...

Selon le récit de Pontbriand, vers la fin du mois de , à Fougères, le commandant républicain Joré est informé que le chef chouan Aimé Picquet du Boisguy se trouve à Coglès avec un petit nombre de ses hommes. Il décide alors de tenter une expédition de nuit afin de le surprendre.

Forces en présence Selon Pontbriand, Joré commande 300 carabiniers à pied et 100 grenadiers et chasseurs à pied de l'ancien régiment d'Armagnac — devenu depuis le d'infanterie de ligne. Côté royaliste, Aimé Picquet du Boisguy est initialement à la tête de 200 hommes de la colonne du Centre de la division de Fougères.

Déroulement Selon le récit de Pontbriand, les républicains sortent de Fougères et se portent prestement sur Coglès. Boisguy est cependant informé à temps de cette marche. Il dresse alors une embuscade près du bois de Blanche-Lande et envoie des messagers aux paroisses des alentours pour demander des renforts.

La colonne républicaine marche sans éclaireurs à cause de la nuit et est surprise par l'attaque des chouans. Les deux camps engagent une vive fusillade pendant une heure et demie, mais se battent dans l'obscurité, sans connaître la force de leur adversaires et .

Le combat change de tournure à la pointe du jour, lorsque le capitaine François Poirier dit Sans–Chagrin fait son apparition avec la compagnie de Parigné et quelques hommes des paroisses voisines. Boisguy se met la tête des renforts et mène une brusque attaque qui déconcerte les républicains. Certains commencent à prendre la fuite, mais Joré prend la tête d'une centaine de carabiniers et repousse le premier assaut. Les chouans prennent alors position dans une fossé, depuis lequel ils peuvent tirer avec sûreté. Joré est repoussé à son tour et se replie sur un autre fossé, de l'autre côté du champ. Boisguy entraîne alors ses hommes qui marchent de front sur les carabiniers, tandis que Sans-Chagrin les attaque sur leur flanc.

Alors que les républicains commencent à battre en retraite, Boisguy est renversé par une balle qui le touche à l'épaule. Ses hommes le croient grièvement blessé et cessent aussitôt le combat pour emporter leur chef. Joré ne tente pas de rallier ses hommes, en partie dispersés, et se replie sur Fougères sans être poursuivi.

Pertes Selon Toussaint du Breil de Pontbriand, les chouans n'ont que huit blessés, dont du Boisguy, légèrement touché à l'épaule, tandis que les pertes des Républicains sont de 23 morts.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

Catégorie:Bataille de la Chouannerie Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution française en Normandie Catégorie:Manche à l'époque moderne Catégorie:Bataille de 1795 Catégorie:Septembre 1795