Ainay-le-Vieil est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher, le Chadet et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « coteaux, bois et marais calcaires de la Champagne Berrichonne » sont une zone spéciale de conservation présentant trois éléments notables : les ensembles de milieux secs des coteaux et plateaux calcaires, les rares zones de marais, mais aussi les végétations liées à la vallée du Cher et des zones alluvionnaires.

Ainay-le-Vieil est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1911. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château, une des forteresses féodales du les mieux conservées, construit vers 1330-1340 pour Jean de Sully, puis agrandi aux , puis au , est classé en 1968. Les jardins et parc sont inscrits en 1993 et les deux pavillons d'entrée du jardin, la pêcherie, le potager, les chartreuses et le portail d'entrée de la ferme le sont en 1998. L’église Saint-Martin, avec une nef du , un choeur refait aux et un clocher à base du , est classée en 1912. Le pont-canal de La Croix, un ouvrage-d'art du permettant de franchir le canal de Berry, est inscrit en 2009 (pont-canal et écluse).

Géographie La commune dAinay-le-Vieil est située dans le sud du département du Cher, en bordure de l'Allier sur la limite du Berry et du duché de Bourbon aux abords du canal de Berry, dans l'ancien lit du Cher.

Ainay-le-Vieil est située à au sud de Bourges et à de Saint-Amand-Montrond.

Localisation

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orval à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Ainay-le-Vieil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,6 %), prairies (33,7 %), forêts (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), zones urbanisées (2,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. Risques majeurs Le territoire de la commune d'Ainay-le-Vieil est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher et le Chadet. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Ainay-le-Vieil. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 139 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

La commune est en outre située en aval du barrage de Rochebut, de classe A et faisant l'objet d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Toponymie Bas latin Aginacus. Nom de personne d’origine germanique Agina et faux suffixe de possession iacus.

Segaudo de Anniaco, vers 1061 (Cartulaire de l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges, charte 58, p. 127) ; De Aigennaico, 1064 (Archives départementales du Cher -4 H, abbaye Saint-Sulpice de Bourges) ; Segaudo de Ainnaco, vers 1072 (Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, charte 64, p. 138) ; De Ainnaco, 1075 (Archives départementales du Cher-4 H, abbaye Saint-Sulpice de Bourges) ; Ainai, 1198 (Archives départementales du Cher-8 H, abbaye de Noirlac) ; Aynolium, 1230 (Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Fontmorigny) ; Ynaium propre Karentonium, 1300 (Archives départementales du Cher-8 G, chapitre Saint-Étienne de Bourges) ; Aynolium Vetus, 1318 (Archives départementales du Cher-8 G, chapitre Saint-Étienne de Bourges) ; Ynay le Vieil, (Archives nationales-JJ 155, n° 233, fol. 143) ; Ynay le Vielh, 1420 (Archives départementales du Cher-E, seigneurie de Saint-Amand) ; Ygnec, 1422 (Archives Départementales du Cher-40 H, abbaye Notre-Dame de Charenton-du-Cher) ; Aynay le Viel, parroisse et grand chastel fort près le Cher de la mesme élection de Sainct Amand, 1569 (Nicolay, Description générale du Bourbonnais, p. 128, 188) ; Ayany le Viel, parroisse où est le chastel fort et lieu seigneurial dudict Aynay, 1569 (Nicolas de Nicolaÿ, Description générale du Bourbonnais, p. 133) ; Parroisse d’Esnay le Vieil, 1579 (Archives départementales du Cher-38 H, abbaye de Bussières) ; Le Bourg d’Aisnay le Vieil, 1660 (Archives départementales du Cher-8 G, chapitre Saint-Étienne de Bourges) ; Ainay le Vieil, (A.D. 18-C 1109, Élection de Saint-Amand-Montrond) ; Ainay le Vieil, s. (Carte de Cassini).

Le bas latin Viculus, diminutif du latin vicus, signifie petit village ouvert créé près de la ville forte, castrum ou castellum ; la forme latine Vetus est la traduction littérale de la forme romane Vieux incomprise.

Ce nom s'oppose à Ainay-le-Château, département de l'Allier.

Histoire

Politique et administration

Démographie

Économie

Culture locale et patrimoine vignette|Le château. Lieux et monuments Le château, .. L'église Saint-Martin, .. Le canal de Berry passe par le pont-canal de La Tranchasse., que la commune partage avec Colombiers. L'ancienne gare d'Ainay-le-Vieil (fermée) sur la ligne de Bourges à Miécaze. en service jusqu'à Montluçon.

Personnalités liées à la commune Jacques Cœur (1395/1400 - 1456), marchand français et grand argentier du roi de France par Charles VII ; Jean Valette, sculpteur français né à Ainay-le-Viel le . Une rue de la commune porte son nom, ainsi qu'un collège à Saint-Amand-Montrond. Christophe Pajot (1844-1929), homme politique né à Ainay-le-Vieil, député du Cher de 1885 à 1910 puis sénateur de 1921 à 1929.

Voir aussi

Articles détaillés Liste des communes du Cher

Liens externes

Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références

Catégorie:Commune dans le Cher Catégorie:Aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond