Le parlé-chanté est une manière d'interpréter vocalement un texte, à mi-chemin entre le chant et le langage oral courant. Dérivé du Sprechgesang, le parlé-chanté est le plus souvent utilisé au sein de chansons. Il se distinguerait du , issu des cultures afro-américaines, notamment par son caractère non compétitif et commercial.

Le parlé-chanté est utilisé dans les années 1930 par la chanteuse lorraine Marianne Oswald, puis au début des années 1970 par le chanteur Léo Ferré sur des albums comme Amour anarchie (1970), Il n'y a plus rien, Et… Basta ! (1973) ou encore Métamec (posthume, 2000). Serge Gainsbourg lui emboîte le pas dans Histoire de Melody Nelson (1971) et L'Homme à tête de chou (1976). Depuis, de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes français se sont emparés de cette façon d'oraliser leurs textes.

Chanteurs et groupes utilisant le parlé-chanté En France Gérard Ansaloni : Le Banquet, 1995 La Mort de la Vierge, 2002 Alain Bashung : Fantaisie militaire, 1998 L'Imprudence, 2002 Diabologum Encre : Flux, 2004 Fauve Léo Ferré : Amour Anarchie, 1970 La Solitude, 1971 La Chanson du mal-aimé, 1972 Il n'y a plus rien, 1973 Et... Basta !, 1973 L'Espoir, 1974 La Violence et l'Ennui, 1980 L'Imaginaire, 1982 L'Opéra du pauvre, 1983 On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans, 1986 Une saison en enfer, 1991 Métamec, 2000 Je parle à n'importe qui, 2018 Brigitte Fontaine Serge Gainsbourg : Histoire de Melody Nelson, 1971 L'Homme à tête de chou, 1976 Katerine : Les Créatures, 1999 Loïc Lantoine : Badaboum, 2004 Tout est calme, 2006 J'ai changé, 2013 Éric Lareine : Éric Lareine et leurs enfants, 2010 Embolie, 2012 L'Évidence des contrastes, 2014 Philippe Léotard : Je rêve que je dors, 1996 Colette Magny Mendelson Miossec Marianne Oswald La Chasse à l'enfant (Jacques Prévert, 1936) Anna la bonne (Jean Cocteau,1932) Renaud Papillon Paravel Arnaud Fleurent-Didier Philippe Poirier : Qui donne les coups, 1998 Programme : Mon cerveau dans ma bouche, 2000 Génération finale, 2001 L'Enfer tiède, 2002 Hubert-Félix Thiéfaine L'Agence des amants de madame Müller, 1980 Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot « coupable », 1998 Also sprach Winnie l'ourson, 2001 Christian Vander, du groupe Magma : Zëss (1979) Poezyk Jean Vasca : Rêve ou meurs, 1976 Célébrations, 1977 Un chant, 1978 Damien Saez : Peuple manifestant, 2017 Liberté, 2019 Aya Nakamura: Chimiyé, 2025

Dans le monde Bono, le chanteur du groupe U2, l'utilise beaucoup dans l'album Achtung Baby (1991), et tout particulièrement dans la chanson The Fly Mark Knopfler, du groupe Dire Straits, l'utilise dans la chanson Money for Nothing de l'album Brothers in Arms (1985) Lou Reed l'utilise régulièrement, notamment sur l'album New York (1988) Laurie Anderson Frank Zappa Sneaks

Non datés/classés Yvette Guilbert (1865-1944)Cité dans une émission de France-Culture de mai 2013. C. L. Franklin (1915-1984), le pasteur et père d'Aretha Franklin Bob Dylan est parfois désigné pour utiliser cette méthode spécifique de chant Cependant, l'héritage musical du folk singer provient plus franchement du talking blues, que d'une forme autrement appelée. Roger Waters l'utilise souvent, la plupart du temps sur ses albums solo Les groupes The Plastic People of the Universe, , DG 307 et Skryty Puvab Byrocracie, héraults de ce style particulier de musique qu'est le rock underground tchèque, utilisent cette technique John McCrea, du groupe Cake, utilise beaucoup le parlé-chanté. Fred Schneider, du groupe The B-52's , des groupes de rock français comme Noir Désir ou Luke ont utilisé intensivement ce style vocal

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Sprechgesang Spoken word

Catégorie:Chanson