René de Saint-Périer, comte de Poilloüe de Saint-Périer, est un naturaliste, archéologue et préhistorien français né le à Huisseau-sur-Cosson et mort le au château de Morigny-Champigny.
Il est également l'auteur d'une chronique sur la ville d’Étampes et le conservateur du Musée d’Étampes.
Le comte et sa femme Suzanne explorent de nombreuses grottes préhistoriques et découvrent en 1922 la Vénus de Lespugue dans la grotte des Rideaux, sur le site des grottes de la Save à Lespugue (Haute-Garonne).
Ses traits nous restent fixés par un dernier portrait dû à Émile Bouneau en ..
Biographie Il naît le au château de Biou à Huisseau-sur-Cosson entre Blois et Chambord dans le Loir-et-Cher.. Il est le fils du comte Jean Guy de Poilloüe de Saint-Périer et de Maximilienne Marie Jeanne de Kergorlay. Il a un frère, Urbain Florian Marie, né le ..
Leur père meurt en 1885 de la tuberculose, à 42 ans. Leur mère périt dans l'incendie du Bazar de la Charité. le . Leur oncle maternel, François César Marie Florian comte de Kergorlay, devient leur tuteur..
René étudie la médecine à Paris de 1898 à 1903, avec le but de se spécialiser en biologie ; mais sa vue défaillante lui interdit l'usage du microscope et il se tourne vers l'archéologie et la préhistoire.
Appelé sous les drapeaux en 1914, il est réformé à cause de ses troubles de vision mais se réengage volontairement comme médecin en 1915. Médecin-major pendant la Première Guerre mondiale, il rencontre Suzanne Raymonde François, infirmière à l'époque, qui a fait des études secondaires puis supérieures en lettres, histoire et arts. Ils se marient peu après la guerre..
Explorations vignette|250px|Pointe de sagaie, Isturitz,Muséum de Toulouse Sa première exploration est sur le site gallo-romain de Souzy-la-Briche en Seine-et-Oise ; il y trouve une très belle mosaïque qu'il donne au musée d'Étampes en 1911.
1911 est aussi l'année où il fait ses premières fouilles aux grottes de Lespugue, et en 1914 il est aux grottes de Montmaurin, . (Haute-Garonne) ; mais il y est interrompu par le début de la guerre. Le conflit terminé, il y revient avec son épouse Suzanne et le couple découvre en 1922 la « Vénus de Lespugue », conservée de nos jours au Musée de l'Homme. En 1922 ils fouillent de nouveau la « brèche à Machairodus » de la grotte Boule sur le site de Montmaurin, ..
Les Saint-Périer fouillent ensuite la grotte d'Isturitz (à partir de 1928.) et d'autres lieux en Ardèche et dans les Basses-Pyrénées.
Postes occupés Il est président de la Société des amis du musée d'Étampes dès 1914, puis conservateur de ce musée. le en remplacement de M. Girondeau, décédé. Il est aussi trésorier de la Société d'anthropologie de Paris de 1923 à 1926, Auxiliaire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres pour la carte archéologique de la Gaule romaine à partir du , et il est mort président honoraire de la Société préhistorique française.
Il est aussi membre de la Commission nationale des monuments historiques et président du conseil d’administration et du Comité de perfectionnement de l'Institut de paléontologie humaine.
Publications Voir une . Voir une . Son principal ouvrage est un livre sur les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya (Paris, Masson 1930-1952) Tome 1 : Le Magdalénien de la Salle Saint-Martin, 1930 Tome 2 : Le Magdalénien de la grande salle, 1936 Tome 3 : Les Solutréens, les Aurignaciens et les Moustériens, 1952 L’art préhistorique : Époque paléolithique, Paris, Reider, 1932 .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française
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