Géraldine Savary, née le à Bulle (originaire de Sâles, double nationale franco-suisse), est une journaliste politique et une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste. Elle est députée du canton de Vaud au Conseil national de 2003 à 2007, puis au Conseil des États jusqu'en 2019.

Biographie Double nationale franco-suisse, Géraldine Savary a obtenu une maturité gymnasiale au collège du Sud à Bulle. Elle est licenciée en sciences politiques de l'Université de Lausanne.

De 1996 à 2002, elle est responsable de l'édition de l'hebdomadaire romand Domaine public. Elle est présidente de la Commission fédérale de la Poste (PostCom) du au , puis devient rédactrice en chef du magazine Femina le , poste qu'elle quitte en .

En 2006, elle épouse une autre personnalité politique suisse, le syndic de Lausanne, Grégoire Junod. Ils ont deux filles.

Géraldine Savary se déclare catholique romaine, sans être très pratiquante.

Parcours politique Elle adhère au Parti socialiste en 1994, puis est membre du Conseil communal de Lausanne de à .

Elle occupe la présidence du Parti socialiste de Lausanne de à et la vice-présidence du Parti socialiste suisse de à .

Assemblée fédérale

Géraldine Savary siège au Conseil national de 2003 à 2007, puis au Conseil des États de 2007 à 2019, pour le canton de Vaud. Elle est membre de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) de 2003 à 2015, qu'elle préside de 2013 à 2015, de la Commission des transports et des télécommunications (CTT) de 2007 à 2019, de la Commission des affaires juridiques (CAJ) de 2007 à 2015, de la Commission parlementaire de la politique de sécurité (CPS) de 2011 à 2019 et de la Commission de gestion (CdG) de 2015 à 2019.

Aux élections fédérales de 2011, elle arrive en tête du premier tour pour le Conseil des États, mais sans obtenir la majorité absolue. Le , à l'issue du second tour, elle est réélue avec plus de 56 % des suffrages. Lors des élections fédérales de 2015, Géraldine Savary est réélue au Conseil des États, mais pas son colistier Luc Recordon.

Affaire Paulsen et démission En , elle essuie des critiques en raison de ses liens avec le milliardaire et homme d'affaires Frederik Paulsen (bénéficiant d'un forfait fiscal dans le canton de Vaud et proche de Vladimir Poutine). Celui-ci a notamment financé sa candidature de 2011 et 2015 au Conseil des États avec son colistier Luc Recordon : en 2011, il leur verse francs au premier tour, puis francs au second (ce deuxième don dépassant de francs la limite autorisée par le règlement interne du Parti socialiste et ne lui ayant pas été annoncé) ; en 2015, il finance leur campagne à hauteur de francs ( francs chacun).

Reconnaissant des « erreurs d'appréciation », elle renonce à un quatrième mandat au Conseil des États et quitte son poste de vice-présidente du Parti socialiste suisse..

Notes et références

Liens externes

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