Italo Gariboldi est un général italien né le à LodiBruno Mondadori, Il fascismo. Dizionario di storia, personaggi, cultura, economia, fonti e dibattito storiografico, Bruno Mondadori (éd.), Milano, 1998, 320, chef-lieu de la province du même nom en Lombardie (Italie), et mort à Rome (Italie) le , à l'âge de 90 ans.
Il est à la fois un témoin et un acteur remarquable de la première moitié du : adhérent très tôt au fascisme, il participe aux deux guerres mondiales, ainsi qu'à de nombreuses autres guerres de la première moitié du .
Il porte différents titres durant sa carrière militaireErnesto Sestan (dir.), Dizionario Storico Politico Italiano, 1971, G.C. Sansoni S.p.A., Firenze, : gouverneur de Addis-Abeba en 1936, vice commandant des troupes de l'Afrique orientale italienne en 1940, gouverneur de Libye, chef suprême des forces armées italiennes en 1940-1941, commandant de l'ARMIR () en 1942.
Les premières expériences de guerre La guerre italo-turque et la Première Guerre mondiale Après des études en , à Milan et à Rome, Italo Gariboldi fut nommé lieutenant d'infanterie en octobre 1898Dizionario Biografico degli Italiani, Vol. 52, 1999 : http://www.treccani.it/enciclopedia/italo- gariboldi_(Dizionario_Biografico)/. Il participa à la campagne de Libye ou guerre italo-turque (1911-1912) et à la Première Guerre mondiale (1914-1918). De novembre 1915 à octobre 1917, (commandant) puis lieutenant-colonel, il fit partie du corps d'état-major. Colonel à partir de janvier 1918, il obtint une médaille d'argent et le . Intendant d'un corps d'armée destiné à l'expédition dans le Caucase, en 1918, il fut à la tête du corps d'armée de Bologne et, en 1919, chef d'état major de la à Volosca, à FiumeDizionario Biografico degli Italiani, Vol. 52, 1999 : http://www.treccani.it/enciclopedia/italo- gariboldi_(Dizionario_Biografico)/. Au sortir de la guerre, il fut président de la commission pour la délimitation des limites yougoslaves. Promu général, il commanda l' et la . Durant la guerre d'Éthiopie (1935-1936), il fut gouverneur de Addis-Abeba et chef de S.M. de l'Afrique Orientale.
L'Abyssinie En 1935, Italo Gariboldi commanda la Division d'Infanterie sur le Front Nord durant la seconde guerre italo-éthiopienneUn volcan en Éthiopie porte le nom « Gariboldi ». Liste des volcans d'Éthiopie. Sa division fait partie du corps basé en Érythrée. Après la victoire de l'Italie en Éthiopie en 1936, l'Érythrée, l'Éthiopie et la Somalie italienne se regroupèrent pour former la colonie de l'Afrique orientale italienneFabienne Le Houérou, L’épopée des soldats de Mussolini en Abyssinie, 1936-1938, L’Harmattan, 1994.
L'Afrique du Nord De 1939 à 1941, Italo Gariboldi fut un commandant de l'armée de l'air « Suprême Commandement - Afrique du Nord » d'Italo Balbo. Quand l'Italie déclara la guerre, Gariboldi commanda la Armée italienne qui était à la frontière avec la Tunisie française. Il commanda deux armées localisées en LibyeVidéo : « General Rommel and General Gariboldi near Tobruk LIBYA 1941 » https://www.youtube.com/watch?v=uxCebbRbWPM. Après la fin de la Bataille de France, la Armée devient une source d'hommes pour la Armée italienne à la frontière avec l'Égypte.
En , on lui donna finalement le commandement de la Armée.
La Seconde Guerre mondiale En 1940, après la démission de Rodolfo Graziani (1882-1955), il fut nommé Gouverneur de la Libye et du au , il fut commandant suprême des Forces armées italiennes () en Afrique.
En effet, le , les Italiens pénétrèrent sur en Égypte, prenant la bourgade de Sidi Barrani. Le ravitaillement se révélant inexistant, conforme à ses prédictions, le maréchal décida de geler le front de en établissant des campements retranchés. Face à la passivité et la désorganisation des Italiens, le général Wavell à la tête de troupes extrêmement mobiles et biens équipées contre-attaqua. En janvier 1941, les Anglais prirent Bardia, Tobrouk, Derna et Benghazi, parcourant , ils firent halte à El-Alheila (Cyrénaïque), le , après avoir capturé hommes, dont 22 généraux, 850 canons et 380 chars. Graziani fut relevé de son commandement et remplacé par le général GariboldiJournal : The Milwaukee Sentinel, 26 mars 1941 : https://news.google.com/newspapers?nid=1368&dat=19410326&id=EgwaAAAAIBAJ&sjid=TQ0EAAAAIBAJ &pg=6531,30268.
Quand arrivèrent en Libye les troupes allemandes du , Gariboldi fut remplacé par le général Ettore Bastico (1876-1972) à cause de désaccords continus avec le général allemand Erwin Rommel (1891-1944)Vidéo : Il Generale Gariboldi consegna al Generale Rommel le insegne della Commenda dell'Ordine Militare https://www.youtube.com/watch?v=f5qau3bQ0s0, qui ne partageait pas la volonté de Gariboldi de se retrancher à TripoliVincent Arbarétier, Rommel et la stratégie de l’axe en Méditerranée (février 1941-mai 1943), Economica, 2009, 55-57. Les développements de Rommel sont commentés dans des lettres écrites à son épouse : Vincent Arbarétier, Rommel et la stratégie de l’axe en Méditerranée (février 1941-mai 1943), Economica, 2009, 58. Malgré les succès obtenus, les hauts commandements de Tripoli et de Rome étaient moyennement contents des initiatives prises contre leurs directives. En témoigne l'entrevue de Rommel le avec Gariboldi qui reprocha à Rommel d'avoir désobéi aux ordres donnésErwin Rommel, La guerre sans haine, 123-124. La poursuite et l'exploitation des succès initiaux furent empêchées par la situation logistique des unités germano-italiennes. Après l'entrevue orageuse avec Gariboldi, Rommel reçut cependant les félicitations de Hitler pour ce succès imprévu et de Mussolini pour le regain de prestige inespéréVincent Arbarétier, Rommel et la stratégie de l’axe en Méditerranée (février 1941-mai 1943), Economica, 2009, 59.
Le , Gariboldi fut appelé pour remplacer le général italien Giovanni Messe (1883-1968) à la tête de l'ARMIR () qui constituait la Armée italienne.. Le pessimisme de ce dernier rendait mécontent le Duce qui était convaincu que l'Italie fasciste gagnerait la guerreDominique Lormier, Les guerres de Mussolini. De la campagne d’Éthiopie à la république de Salo, Jacques Grancher éditeur, 1989, 188. Gariboldi fut alors commandant de l'armée italienne en Russie au cours de la bataille de Stalingrad ( - ), qui aboutit à une défaite, avec près de hommes mal équipés et presque sans ressources..
En 1943, Gariboldi était en Italie quand le roi Victor Emmanuel III (1869-1947) et le maréchal Pietro Badoglio (1871-1956) chassèrent le dictateur Benito Mussolini et signèrent un armistice avec les Alliés. Comme de nombreux membres de l'Armée italienne, Gariboldi fut fait prisonnier de guerre par les Allemands. En 1944, il fut condamné à mort en tant que traître..
Libéré à la fin de la guerre, il préféra retourner à sa vie privée. Il mourut à Rome, en Italie, en 1970Bruno Mondadori, Il fascismo. Dizionario di storia, personaggi, cultura, economia, fonti e dibattito storiografico, 320.
Les descendants de Italo Gariboldi Italo Gariboldi est le père du général de corps d'armée Mario Gariboldi., mort en 2004 à l'âge de 84 ans.
Mario Gariboldi avait été décoré de la Médaille d'argent de la valeur militaire sur le front de l'Est en Russie et compte parmi les principaux généraux italiens de l'OTAN..
Titres honorifiques Italiens , le , le , le http://www.quirinale.it/elementi/DettaglioOnorificenze.aspx?decorato=3314
Allemand Croix de chevalier de la Croix de fer, le .
Les guerres auxquelles participa Italo Gariboldi Guerre italo-turque, 1911-1912 Première Guerre mondiale, 1914-1918 Seconde guerre italo-éthiopienne (campagne d'Abyssinie), 1935-1936 Seconde Guerre mondiale, 1939-1945 Campagne d'Afrique du Nord ( - ) Opération Compass ( - ) Guerre du désert ( - ) Front de l'Est : bataille de Stalingrad ( - )
Documents annexes Jugement du général Gariboldi, commandant de l'ARMIR, sur le comportement des Allemands..
Notes et références
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