est un haut fonctionnaire, homme politique et dirigeant de radio français, né le à Kénitra.
Administrateur civil de 1974 à 2013, il est en poste à la ville de Paris de 1984 à 1990.
En 1974, avec notamment Yvan Blot et Jean-Yves Le Gallou, il fonde le Club de l'horloge, un cercle de réflexion dont il prend la tête en 1985 et qu'il renomme Carrefour de l'horloge en 2015. Devenu sa figure principale, il cherche à peser sur la stratégie des partis de droite.
En 2007, il est élu à la présidence de Radio Courtoisie, qu'il oriente davantage à droite. Il en est évincé en 2017.
Se réclamant du national-libéralisme, classé à l'extrême droite., il connaît également un engagement politique direct. Successivement membre de l'Union des démocrates pour la République, du Rassemblement pour la République et du Mouvement pour la France, il est conseiller municipal de Versailles de 2001 à 2014. Après avoir annoncé en 2015 sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, il multiplie les déclarations extrémistes et racistes, ce qui lui vaut une certaine notoriété et des condamnations pour provocation à la haine, injures publiques et contestation de crime contre l'humanité.
Biographie Famille
Henry Bertrand Marie Armand de Lesquen du Plessis-Casso est issu d'une ancienne famille de la noblesse bretonne. D'origine hispanique par sa grand-mère maternelle, Camille MedinaNée guatémaltèque, elle était devenue française après son mariage. , il est le fils du général de brigade Pierre de Lesquen, ancien élève de l’École polytechnique (promotion 1923), commandant du du génie à Port-Lyautey (aujourd'hui Kénitra) au Maroc sous protectorat français, de sensibilité gaulliste, descendant de Sade, et d'Anne-Marie Huon de Kermadec.« Henry de Lesquen du Plessis Casso », dans Who's Who in France, , . Ses parents habitaient Versailles et le château d'Échauffour dans l'OrneAnnuaire des anciens élèves de l’École polytechnique, , 19.Bottin mondain, , 938..
Né à Port-Lyautey le , il est le dernier d'une fratrie de huit, qui comprend notamment Marie-Aline (archiviste et généalogiste) et Louis (maire de Fierville-Bray de 1983 à 2008).
Marié le à Maud de Villèle, artiste peintre amateur et candidate du Mouvement pour la France (MPF) à plusieurs élections locales.., il s'installe avec celle-ci dans le quartier Saint-Louis à Versailles. Le couple a trois filles et deux fils : Mahaut. et Iseut, entrepreneuses, François ., ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1999) et de Sciences Po Paris., Roland, haut fonctionnaire et ancien conseiller du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti., et Clélie, avocate, connue pour avoir fait condamner la SNCF pour discrimination envers 848 chibanis, et avec qui Lesquen aurait rompu après qu'elle eut épousé un juif..
Il est .
Formation Henry de Lesquen fait ses études à l'école Saint-Jean-de-Béthune de Versailles, aux cours Sainte-Marie de Hann et lycée Van-Vollenhoven de Dakar , et enfin, en classe préparatoire, à l'école Sainte-Geneviève (à nouveau à Versailles).
Il intègre l'École polytechnique ( ex æquo). dans la promotion 1968Annuaire des anciens élèves de l’École polytechnique, , ..
Après avoir obtenu une licence en sciences économiques en 1971 et avoir envisagé de faire de la recherche en mathématiques, il choisit d'intégrer l'École nationale d'administration (ENA) du fait de sa .. Étant classé dans le tiers de tête de sa promotion, il est reçu à l'ENA sur une des deux places réservées aux polytechniciens dans la promotion Simone-Weil de 1974..
Carrière professionnelle Premiers pas Affecté au corps des administrateurs civils., Henry de Lesquen est chargé du bureau de la programmation des autoroutes au ministère de l'Équipement (1974-1978)http://www.histoire-dac.developpement-durable.gouv.fr/structure/pdf/1976.pdf., puis titulaire du budget de l'industrie (1978-1979).
Il est ensuite affecté à la direction du budget, au ministère des Finances, en tant que chef du bureau des énergies, des matières premières et de la chimie (1979-1983).
En parallèle à ces activités, il est, de 1978 à 1987, maître de conférences en économie à l'Institut d'études politiques de ParisEn dépit de l'intitulé de son poste, le maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris n'est pas enseignant-chercheur mais enseignant vacataire..
À la ville de Paris En 1984, il est détaché auprès de la ville de Paris, où il devient sous-directeur des finances. En , il est présent à ce titre à la séance du Conseil de Paris consécutive à la mort de Malik Oussekine ; il refuse de participer à la minute de silence proposée par le président de séance, Jean Tiberi, et sort.
En 1987, il est nommé par Jacques Chirac, alors maire de la ville, au poste de secrétaire général de l'Office public d'aménagement et de construction de Paris (OPAC), auprès du directeur général Georges Pérol.. Il occupe cette fonction jusqu'en 1990. Il est alors accusé d'avoir mis en place une politique de quota dans l'attribution des HLM en défaveur des individus immigrés..
Retour dans les ministères En 1991, il est nommé membre de la mission de contrôle des organismes agricoles du service du contrôle d'État au ministère des Finances.
Il passe en 1996 à la mission de contrôle économique et financier auprès des organismes d'intervention de l'agriculture et de la pêchehttps://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000795318..
Il est affecté en 2003 à la mission de contrôle économique et financier Sécurité sociale, action sociale, santé.
Il intègre en 2009 deux missions (Santé et Financement de la Sécurité sociale et cohésion sociale) au ministère de l’Économie, des Finances et de l'Industriehttps://www.economie.gouv.fr/files/directions_services/sircom/boac/2010/boac10_3t.pdf..
Il rejoint en 2012 la mission Couverture des risques sociaux, cohésion sociale et sécurité sanitairehttp://www.economie.gouv.fr/files/BO_49_novembre-decembre_2012.pdf..
Le , il est admis à la retraite.
Engagement public et politique Activités associatives Club puis Carrefour de l'horloge vignette|Yvan Blot, cofondateur du Club de l'horloge.
Henry de Lesquen commence par suivre la Semaine de la pensée libérale, qui est organisée chaque année entre 1968 et 1974.
Il dit s'être lié en avec Jean-Yves Le Gallou, camarade de promotion de l'ENA, en discutant de la peine de mort lors d'un séjour à Font-Romeu., en présence de Xavier Ousset.. Selon leur camarade Jean-Claude Lesourd, bien qu'il professe des idées de droite, il n'apparaît à cette époque . Il forme avec Le Gallou le projet du Club de l'horloge vers 1972-1973.
Le Club est fondé le à l'occasion d'une réunion au domicile d'Yvan Blot.. Regrettant l'emploi d'un mot anglais, il propose le nom de , mais qui n'est pas retenu ; il est présenté comme l'un des six membres fondateurs, avec cinq autres anciens élèves de l'ENA : Jean-Paul Antoine, Didier Maupas, Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou et Bernard Mazin (ces trois derniers étant anciens membres du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne). Les statuts ne sont officiellement déposés à la préfecture de police de Paris que le , par Lesquen et Didier Maupas.
Les membres du Club souhaitent se démarquer du GRECE, dont ils critiquent le projet , en recherchant des résultats plus immédiats et en promouvant l'entrisme au sein des partis politiques tels que le Rassemblement pour la République (RPR) et l'Union pour la démocratie française (UDF).. Selon Pierre-André Taguieff, .. Selon Matthieu Laurent, les fondateurs du club partagent .
L'ouvrage La Politique du vivant, publié en 1979 sous la direction d'Henry de Lesquen, s'appuie ainsi, selon Tom McCulloch, sur les thèses développées par le GRECE dans les années 1970 en matière de sociobiologie, de déterminisme génétique et de darwinisme social, en . Le Club adopte , préférant à la troisième voie prônée par le GRECE .. Selon Alexandre Reynes, si ses fondateurs rompent , le Club de l'horloge . Selon Fiammetta Venner, le club est .. Jim Wolfreys ajoute que le cercle fait ainsi preuve d'une plus grande conscience tactique que le GRECE, en prenant ses distances à l'égard de ce dernier.. Lesquen déclarera en 2010 que cette campagne de presse eut selon lui , évoquant .
Cette même année 1979, dans le cadre de cette campagne de presse, il participe, aux côtés notamment d'Alain de Benoist à une émission dApostrophes consacrée à ., où il représente le Club de l'horloge et présente La Politique du vivant. Devant une remarque de Georges Hourdin au sujet de l'Ordre nouveau, il doit ; sa prestation est jugée défavorablement tant par Rivarol que par Claude Sarraute dans Le Monde..
Il se charge d'examiner les candidatures à la qualité de membre du Club de l'horloge jusqu'en 1985 (date à laquelle il est remplacé par Jean-Antoine Giansily) ; il est alors le , selon l'expression de Germaine Dupont. Il préside ses commissions Sciences de la vie, puis République. D'abord vice-président du club, il en devient président le .. Dans cette période, selon Tom McCulloch, les distances prises avec le GRECE au sujet du néo-libéralisme s'estompent, le club dénonçant, sous la plume d'Henry de Lesquen, le dans lequel le gouvernement socialiste dissoudrait la nation et partageant avec le GRECE la défense de l'identité nationale contre les menaces insidieuses du matérialisme et de l'islamLettre d'information du Club de l'horloge, 39, 1989, , cité par Tom McCulloch..
En 1987, il signe dans Le Monde une tribune en défense du référendum d'initiative populaire, théorisé en France dans les rangs du Club de l'horloge ; Maurice Duverger lui donne la réplique, en lui reprochant de vouloir ..
En 1991, il polémique avec Alain de Benoist dans les colonnes d'''Éléments : ce dernier reproche notamment au Club de l'horloge d'avoir renoncé à faire référence à l'économiste antilibéral François Perroux, et de lui préférer Friedrich Hayek, et d'entretenir diverses contradictions (entre le et le , la et ) ; Lesquen lui répond en jugeant ses propos , et en considérant que les positions du Club de l'horloge (ouvrage de 1977). Cette polémique marque, selon Philippe Lamy, la véritable rupture entre le Club de l'horloge et le GRECE ; Jean-Claude Bardet tentera de réconcilier les deux personnages, mais en vain.
À la fin des années 1990, c'est à son initiative qu'est arrêtée la liste définitive des « maîtres à penser » du Club de l'horloge : Philippe Lamy relève qu'elle comprend des (Edmund Burke et Hippolyte Taine), des (Julien Freund, Arnold Gehlen, Gustave Le Bon, Konrad Lorenz, Jacques Monod, Vilfredo Pareto, Carl Schmitt), et des (Friedrich Hayek, Ludwig von Mises)Auxquels il faut ajouter Jules Monnerot, qui appartint au Club..
En 1999, paraît sous sa férule Penser l'antiracisme, issu d'un colloque du Club tenu onze ans plus tôt ; c'est l'occasion de voir resurgir les des années 1970, et de mettre à l'ordre du jour une dénonciation du , nouvelle expression idéologique de la gauche, selon Lesquen, après l'effondrement du communisme, qui met en branle . Le dernier ouvrage du Club, publié en 2004 sous sa direction, Le Club de l'horloge : trente ans de combat pour les idées politiques, 1974-2004, dresse une rétrospective de ses activités depuis l'origine.
En , à l'occasion de l'université d'été annuelle du Club, il développe ses thèses sur la superclasse mondiale, qu'il définit comme , et qui, s'appuyant sur le cosmopolitisme, veulent imposer , l'argent. Ce thème, s'inscrivant pour Philippe Lamy dans le , : Marine Le Pen le reprend dans son discours d'investiture à la présidence du FN lors du congrès de Tours de 2011, tandis que le discours de Lesquen est reproduit sur François Desouche et Novopress. Selon Lesquen, le projet de la superclasse mondiale s'exprime notamment à travers le .
À l'automne 2015, le Club de l'horloge est rebaptisé , et fusionne avec Voix des Français, SOS Identité et le Mouvement associatif pour l'union de la droite..
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