La Panzerdivision était une division blindée de la Wehrmacht de la Seconde Guerre mondiale, créée en .
Elle combat ainsi en Pologne en 1939, participe à la campagne de l'Ouest en 1940 et à celle des Balkans au , puis à l'invasion de l'URSS. Elle est engagée dans l'offensive contre Moscou et dans les combats défensifs qui suivent et demeure dans la région centrale du front de l'Est (saillant de Rjev) jusqu'à la fin du . Elle prend part sur la pince nord à l'offensive contre Koursk puis aux combats défensifs au centre puis en Ukraine jusqu'en . Elle gagne alors le Nord de la France pour reconstituer ses forces et se trouve ainsi employée en contre le débarquement allié en Normandie ; après la retraite elle participe à la fin de l'année à l'offensive des Ardennes puis combat défensivement sur le front de l'Ouest jusqu'à la fin de la guerre.
Emblèmes divisionnaires
Histoire Création, Autriche et Tchécoslovaquie La est créée le à Wurtzbourg, dans le , sous le commandement de Heinz Guderian. Le la division participe à l’ ; elle parcourt en sans combats mais accusant la perte d'un tiers de ses chars pour des causes mécaniques.. La division change de garnison pour Vienne (). La division prend ensuite part à l'annexion des Sudètes puis en à l'invasion du reste de la Tchécoslovaquie.
Campagne de Pologne En , elle participe à l'invasion de la Pologne en étant rattachée au corps d'armée (, Groupe d'armées Sud). Elle subit de lourdes pertes comparativement aux autres divisions blindées et au début de l', elle part se reconstituer dans l'Eifel..
Campagne de l'Ouest
Dans le plan d'offensive à l'Ouest, la blindée fait partie avec les 1 et blindées du (Guderian). Ce corps est placé en premier échelon de la qui doit percer les fortifications de la frontière belgo-luxembourgeoise et ensuite le front français à Sedan en traversant la Meuse le . Pour des raisons de camouflage, la blindée est déployée depuis le mois de mars dans la région de Daun à une soixantaine de kilomètres du Luxembourg ; pendant le printemps, la division s'exerce pour la mission qu'elle aura à accomplir (franchissements, etc.)..
+ Nombre de blindés de la division le . :
Total blindés légers
Total chars moyens et lourds Total
22 55 8 85 29 16 45 130
23 60 8 91 29 16 45 136 Total pour la division 45 115 16 176 58 32 90 266
Au cours de la bataille de France à partir de mai 1940, la division participe à l'encerclement des forces franco-britanniques dans la poche de Dunkerque. Ce sont des éléments de la PzD qui atteignent en premier la Manche le . Au moment de l'armistice, elle est aux portes de la Suisse.
De retour en Pologne fin 1940 pour des missions de maintien de l’ordre, elle est rééquipée et restructurée en perdant le Panzer-Regiment 4 au profit de la nouvelle .
Campagne des Balkans En avril 1941, lors de l’opération Marita, elle participe à la campagne des Balkans pour venir au secours de l'armée italienne. Elle est déplacée vers la Roumanie, d'où elle s'empare d'Athènes et de la Croatie.
En plus des effets de la campagne dans les Balkans, la division subit de lourdes pertes matérielles lors de son transfert depuis la Grèce vers l'Italie. Le , les navires de transport allemands Marburg et Kybfels sont coulés entre Patras et Tarente par des mines alliées mouillées peu auparavant, et l'unité perd une grande partie de son équipement lourd. La PzD ne peut donc pas participer aux premiers combats de l'opération Barbarossa, l'invasion allemande de l'Union soviétique, et doit se reconstituer. Elle est finalement envoyée en Russie, arrivant au front en .
Front de l'Est Dès son déploiement, la division prend part à la bataille de Moscou au sein du . PanzerKorps du Panzergruppe 4 (du groupe d'armées centre). Elle est alors l'unité qui arrive le plus loin dans les faubourgs situés au plus proche de la capitale, après avoir combattu à Roslav et à Vyazma. Par la suite, elle subit la contre-offensive russe pendant l'hiver 1941-1942 et bat en retraite.
Pendant l'année 1942, elle prend part à divers combats défensifs avec le groupe d'armées centre au sein du . et . PanzerKorps des 3. Panzerarmee et dans les régions de Karmanowo, du saillant de Rjev et de Byeloye.
Au printemps 1943, la division est mise en réserve dans la région de Smolensk avant de participer en juillet à l'opération Zitadelle au sein du de la du général Model du groupe d'armées centre. La Panzerdivision participe à la bataille de Koursk, mais est rapidement stoppée par les forces russes après n'avoir progressé que d'une vingtaine de kilomètres. Après la contre-attaque soviétique à Koursk, elle est durement éprouvée dans une succession de batailles dans la région de Kiev et sur le Dniepr. Elle finit l'année dans la région de Gomel où elle est mise en réserve de la . Armée.
Front de l'Ouest Au début de l'année 1944, le corps blindé est retiré du front et se retrouve dans la région d'Amiens pour se reconstituer, puis est mise en réserve en AquitaineDominique Lormier, La Libération de la France : Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées, Éditions Lucien Sourny, , jusqu'au début juin. À la suite du débarquement allié en Normandie, la division est envoyée en Normandie, rattachée au . Panzerkorps du Panzergruppe West (groupe d'armées B). Elle met une semaine pour atteindre le front. Subissant des pertes dans la région de Villers-Bocage, elle prend part à une attaque offensive avortée à Mortain avec la 2e division SS Das Reich mené par le général Heinz Lammerding responsable du Massacre de Tulle et du Massacre d'Oradour-sur-Glane par son commandant Adolf Diekmann et des subordonnés Otto-Erich Kahn et Heinz Barth et elle finit par être piégée dans la poche de Falaise où elle est décimée avant de s'en extraire.
Bataille des Ardennes En septembre, elle est renvoyée en Allemagne à Wittlich dans l'Eifel pour se reconstituer et se rééquiper. Rattachée au . Armeekorps de la . Panzerarmee du groupe d'armées B, elle participe en décembre à la contre offensive des Ardennes où elle occupe une position en pointe, manquant de peu d'atteindre la Meuse tout en subissant de lourdes pertes, notamment du fait des attaques aériennes.
Après l'échec de l'offensive des Ardennes, en mars 1945, elle est rattachée au de la . Armee et se replie avec seulement 4 chars et 200 hommes sur la région de la Moselle, puis sur les bords du Rhin et de Fulda avant de se rendre aux forces américaines à Plauen en mai.
Crimes de guerre Au cours de la campagne de Pologne, en septembre 1939, des soldats de la division ont pris part à des atrocités contre les ressortissants polonais. Le , près du village de Toporzysko-Bystra, un soldat polonais séparé de son unité se rend, mais des soldats de la Panzerdivision lui ordonnent de courir, puis l'abattent sous prétexte de « tentative d'évasion »Zbrodnie Wehrmachtu na jeńcach wojennych w II Wojnie Światowej Szymon Datner, Varsovie, 1961..
Commandants Début Fin Grade Nom Heinz Guderian Rudolf Veiel Hans-Karl Freiherr von Esebeck Arno von Lenski , puis Vollrath Lübbe Heinrich von Lüttwitz Franz Westhoven Heinrich von Lüttwitz Gustaf-Adolf von Nostitz-Wallwitz , puis Henning Schonfeld , puis Meinrad von Lauchert Oskar Munzel Carl Stollbrock
Ordres de bataille Composition en octobre 1935
Composition en août 1939
Composition pendant la campagne de l'Ouest de 1940 Source :
(nom depuis le , anciennement )
Composition en septembre 1940 Schützen-Brigade 2 Schützen-Regiment 2 Schützen-Regiment 304 Kradschützen-Bataillon 2 Panzer-Regiment 3 Panzer-Abteilung I Panzer-Abteilung II Panzerjäger-Abteilung 38 Pionier-Abteilung 38 Artillerie-Regiment 74 Artillerie-Abteilung I Artillerie-Abteilung II Artillerie-Abteilung III Naschr-Abteilung 38 Versorgungsdienste 82
Composition en août 1943 Panzer-Grenadier-Regiment 2 Panzer-Grenadier-Regiment 304 Panzer-Regiment 3 Panzer-Abteilung II Panzer-Aufklärung Abteilung 2 Panzerjäger-Abteilung 38 Pionier-Abteilung 38 Artillerie-Regiment 74 Artillerie-Abteilung I Artillerie-Abteilung II Artillerie-Abteilung III Flak-Artillerie-Abteilung 273 Naschr-Abteilung 38 Feldersatz-Abteilung 82 Versorgungsdienste 82
Théâtres d'opérations
Anschluss
Campagne de Pologne
Campagne de France Bataille de Dunkerque 1941 Campagne des Balkans Bataille de Grèce Front de l'Est Bataille de Moscou 1942-1943 Front de l'Est Rjev, Bieloïe, Smolensk, bataille de Koursk, Kiev, Dniepr 1944 Bataille de Normandie, poche de Falaise Bataille des Ardennes 1945 Bord du Rhin, Allemagne
Récompenses 31 membres de la Panzerdivision sont faits chevaliers de la Croix de fer. 1 membre reçoit la croix de Chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne. 1 membre est fait chevalier de la Croix du Mérite de guerre.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Frédéric Deprun, 2.Panzer-Division en Normandie, Reformation et combats, Janvier-,Heimdal, 2019, 350 p. . . Georges Bernage, L'échec des Panzers: 2- au : Villers-Bocage, Tilly/Seulles, l'Odon, Cote 112, Caen, Pont-Hébert, hors série Historica , Magazine 39-45, 1999. François de Lannoy, L'invasion de la Grèce : Marita - , hors série Historica , Magazine 39-45, 1999. François de Lannoy, Koursk 5- : La plus grande bataille de chars de l'histoire, hors série Historica , Magazine 39-45, 1998. Francois de Lannoy, Josef Charita, Panzertruppen : Les troupes blindées allemandes / German Armored Troops 1935-1945, éditions Heimdal, 2001 .
Articles connexes Liste des divisions allemandes de la Seconde Guerre mondiale Ordre de bataille lors de la bataille de Grèce Ordre de bataille lors de la bataille de Moscou
Liens externes . .
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