Le Régiment de Chasseurs à Cheval est une unité de cavalerie légère de l'armée française, créée en 1793, pendant la Révolution française.
" Le général Colbert a fait faire par le Régiment de Chasseurs à Cheval une charge sur un régiment de uhlans dont 500 ont été pris"Bulletin de la Grande Armée, 1809..
« Le Régiment de Chasseurs enleva une batterie au pas de chargePrince Murat, 1812. ».
« Corps d'élite, courageux, mordant, animé du plus bel esprit de sacrifice et de disciplineGénéral Passaga, 1918. ».
Filiation et différentes appellations 1793 : Régiment de Chasseurs à Cheval, formé avec la cavalerie de la Légion du Centre (ou de Luckner). 1814 : Licencié le . 1816 : Régiment de Chasseurs du Var (), formé à Blois, le . 1825 : Reprend le nom de Régiment de Chasseurs à Cheval. 1826 : Dissous, transformé en Régiment de Dragons, le . 1873 : Régiment de Chasseurs à Cheval, formé à Rambouillet, le avec un escadron des 3, 10, Régiments de chasseurs et du Régiment de Hussards. 1919 : Dissous.
Colonels/chef-de-brigade 1792 : Colonel Claude-Sylvestre Colaud 1793 : Rolland 1793 : Murat-Sestrières 1793 : Bonneserre 1795 : colonel Jean Laurent Juslin de Lacoste-Duvivier (**) 1799 : Marigny 1806 : Colonel Marigni 1806 : Colonel Bertrand Pierre Castex 1809 : Colonel Jean-Baptiste Alexandre Cavrois 1809 : Colonel Colbert 1810 : lieutenant-colonel de Verigny 1812 : Colonel de La Grange 1813 : Curely 1813 : puis colonel Sourd 1907 : de Luppe 1914 : Clemencon † 1915 : de Lagger 1918 : de Corny
Historique des combats et batailles du de chasseurs à cheval
Campagnes : Armées du Nord et des Ardennes 1793-1794. Armée de Sambre et Meuse 1794. Armée de Rhin et Moselle 1795-1797. Armées du Rhin et du Danube 1799-1800. Grande Armée 1805-1807 : Bataille d'Iéna, Bataille d'Eylau. Allemagne 1809 : Bataille de Wagram. Espagne et Portugal 1810-1812. Russie 1812. Allemagne 1813 : Bataille de Leipzig. France 1814. Espagne 1823.
Guerres de la Révolution et de l'Empire Le de chasseurs à cheval trouve son origine dans la Légion de Luckner. Celle-ci fut créée par le décret du , qui ordonnait au Maréchal de Luckner de lever une légion franche composée de 26 compagnies, dont 18 d’infanterie composant deux bataillons, et 8 de cavalerie formant deux escadrons. Peu après cette légion prit le nom de Légion du Centre. En juin 1793, la cavalerie de la légion fut formée en régiment de chasseurs à cheval, qui prit le numéro 13, comme étant le premier des corps de nouvelle formation, mais un autre régiment avait pris le même numéro ; une décision ministérielle trancha en faveur de celui-ci, et c’est le numéro 20 qui échut aux cavaliers de l’ex-Légion du Centre. An VI Armée de Rhin-et-Moselle
Il se distingue pendant la Révolution et le Consulat à Hohenlinden et Neumarkt. Au début de l'Empire il est stationné en Hollande.
En août 1806, il rejoint le corps du maréchal Augereau. Le colonel Marigni est tué durant la Bataille d'Iéna.
1807 : Le 8 février, il charge avec fougue à la Bataille d'Eylau, puis participe aux combats de Königsberg (), Guttstadt et Heilsberg. Le brigadier Henri, faisant partie du peloton d'escorte de Murat ce jour-là, le cheval de Murat est abattu et c'est Henri qui lui donne le sien. Murat demandera la Croix pour ce cavalier.
1808 : le régiment est cantonné en Prusse, brigade de cavalerie légère du Corps d'Armée du Maréchal Oudinot. Le est versé dans un régiment provisoire destiné à combattre en Espagne.
1809 : Il participe aux opérations en Allemagne et en Autriche : Bataille d'Essling, Raab, Wagram, Amstetten et Znaïm. Le colonel Castex promu général est remplacé par le colonel Cavrois. Le régiment rentre en France et à l'honneur de servir d'escorte à l'impératrice Marie-Louise d'Autriche pour le mariage de l'Empereur.
De 1810 à 1813, les et sont en Espagne sous les ordres du lieutenant-colonel de Verigny.
En mai 1811, ils seront à la bataille de Fuentes de Onoro à la brigade du général Fournier Sarloveze et enfonceront un carré anglais. À Guarda, Parquin et Soufflot enlèveront chacun un drapeau aux Portugais. Le rejoint l'Espagne avec le commandant Curely.
En 1812, le régiment est à la Grande Armée avec le colonel de La Grange au Corps du Maréchal Oudinot. On se souviendra du passage du gué de Studienka. C'est un régiment de cavalerie qui la retraite accomplie peut présenter encore 100 cavaliers montés et armés.
En 1813 lors de la campagne d'Allemagne commandé par Curely le régiment est au Corps de Cavalerie du général Sebastiani. Il combat à La Katzbach, à Dresde (où le colonel Sourd prend son commandement), à Wachau, du 16 au 19 octobre à Leipzig puis Hanau.
Les débris du régiment combattent encore pendant la campagne de France en 1814 aux batailles de Montmirail, de Vauchamps (14 février 1814) et de Montereau
1815 à 1826 Expédition d'Espagne : Combat de Campillo de Arenas
1873 à 1914 Re-créé en 1873, il est en garnison à Rambouillet puis à Vendôme au quartier Rochambeau, il n'est pas engagé dans des opérations de guerre avant 1914 et reste en métropole durant toute cette période.
Première Guerre mondiale
Journal de marche du régiment durant la Première Guerre mondiale Fiche 14-18 Affectations En garnison à Vendôme, de cavalerie légère, à la de cavalerie d' à et de à . 1914 Fresnes-en-Woëvre, Audun-le-Roman, Spincourt, Etain, Apremont, Léouville, Artois, Flandres, Neuve-Chapelle, Richebourg-l'Avoué, Bataille de l'Yser, Staden, Forêt d'Houthulst, Hooglede, Poelkapelle Régiment de chasseurs à cheval, Journaux des marches et des opérations, cote S.H.D : 26N893 : Reconnaissance dans le secteur de Loupmont (secteur de Saint-Mihiel). : défense de Lille (le régiment est détruit à 80 % en ).
1915 Reconstitution du régiment à partir de Artois Champagne
1916 Verdun Somme
1917 Bataille de l'Aisne (avril-mai) Verdun.
1918 Secteur de Lorraine
Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, de son étendard les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Hohenlinden 1800 Iéna 1806 Wagram 1809 Fuentes de Onoro 1811 Champagne 1915 Verdun 1916-1917 400px
Décorations sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918, avec une étoile de vermeil.
Personnalités ayant servi au Lieutenant-colonel Louis Le Beschu de Champsavin - mort pour la France en 1916.
Bertrand Pierre Castex (1771 – 1842), vicomte, baron de l’Empire, général-major des grenadiers à cheval de la Garde impériale, Général de division, Député, Grand-Officier de la Légion d'honneur. Major du de chasseurs à cheval, le , il fut nommé colonel sur le champ de bataille d'Iéna, en octobre 1806, après une charge brillante exécutée à la tête du et sous les yeux de l'Empereur. Il commanda le de 1806 à 1809. À la bataille de Wagram il enleva un carré d'infanterie, et pour ce fait d'armes fut nommé général de brigade en 1809, puis baron avec une dotation.
Claude Sylvestre Colaud nommé capitaine en 1792, Kellermann, qui appréciait déjà ses brillantes dispositions pour la carrière des armes, le prit auprès de lui comme aide-de-camp. Son premier exploit dans cette campagne lui valut le grade de colonel du Régiment de Chasseurs à Cheval.
En 1878, le futur Maréchal Lyautey fait son stage au Chasseurs à Rambouillet. Promu lieutenant en , Lyautey est affecté au de chasseurs à cheval puis muté sur sa demande à Châteaudun.
Maurin Antoine, Lieutenant général, Baron de l’Empire (1771-1830), né le , à Montpellier (Hérault), entré au service comme chasseur dans le de chasseurs à cheval le .
Denis-Charles Parquin (1786-1845), bonapartiste, il est engagé volontaire à seize ans au de chasseurs à cheval. Il prit part aux batailles de Iéna et Eylau avant d'être fait prisonnier à Königsberg le . Libéré par la paix de Tilsit, il rejoint son régiment en Prusse, puis en opération en Allemagne et en Autriche. Sous-lieutenant en 1809, il combat à Amstetten, Wagram et Znaïm. En 1810, il part pour l'Espagne, où il reste deux ans. Lieutenant en 1813, il est ensuite capitaine de la Garde impériale, commandant puis lieutenant-colonel, ex-officier de la Légion d'honneur, il meurt incarcéré en la citadelle de Doullens (Somme)Procès du prince Napoléon-Louis et de ses co-accusés Par Edme Théodore Bourg Saint-Edme, 1840, Paris .
Annexes Sources et Bibliographie
Lien externe
journal de marche 1914-1918
Notes et références
Article connexe Régiment de cavalerie français
Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918