Max Roustan, né le à Saint-Julien-les-Rosiers (Gard), est un homme politique français. Député de la quatrième circonscription du Gard de 1993 à 1997 et de 2002 à 2012, il a été maire d'Alès de 1995 à 2025.
Biographie Origines et formation
Né le à Saint-Julien-les-Rosiers, Max Roustan perd sa mère a l'âge de 2 ans. Il reste avec son père mineur et est adopté et éduqué, avec ses deux frères, par sa tante et son oncle.
Carrière professionnelle Jusqu'en 1993, il est enseignant d'auto-école au lycée privé de La Salle, à Alès. Il est en même temps apiculteur..
Parcours politique En 1989, après diverses candidatures infructueuses, il est élu troisième adjoint au maire d'Alès, dans le cadre d'une union avec la gauche non communiste, l'UDF, le RPR et quelques personnalités de la société civile.
Élu député du Gard en 1993, contre le maire d'Alès en exercice Alain Fabre (DVG), en battant au second tour le député sortant communiste et ancien maire d'Alès de 1985 à 1989, Gilbert Millet. Il crée de ces élections. Son suppléant est le maire de Sainte-Anastasie, Claude Vian.
Mis au ban de la majorité municipale de l'époque, il prend son indépendance avec une partie du groupe majoritaire et annonce son intention de briguer en le fauteuil de maire d'Alès avec une liste apolitique décidée à en finir avec le marasme de l'après mine.
Le , il devient maire d'Alès au prix d'une triangulaire avec 37 % des voix et à peine 177 d'avance sur la liste de l'ancien communiste Gilbert Millet et 1207 voix d'avance sur celle du maire sortant Alain Fabre, ce qui fut un vrai séisme dans cette ville à fort passé ouvrier et minier gérée par la gauche et les communistes pendant des décennies.
En , à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par Jacques Chirac, il perd son siège de député au profit du maire PC de La Grand-Combe, Patrick Malavieille.
Aux élections régionales de 1998, il conduit la liste d'union de la droite, l'Union pour la Région, dans le Gard. Il est alors élu conseiller régional, vice-président de la Région.
En mars 2001, il est réélu maire d'Alès dès le premier tour avec un score de près de 60 %.
Il est à nouveau réélu dès le premier tour en 2008 avec 54 % des suffrages.
Il retrouve son siège de député le , pour la législature (2002-2007), dans la quatrième circonscription du Gard, en même temps que Yvan Lachaud, Étienne Mourrut et Jean-Marc Roubaud dans le reste du Gard. Il fait partie du groupe UMP. Son suppléant est Bertrand Drouot, ancien maire UMP de Saint-Chaptes.
Candidat à sa réélection en 2007, pour la législature (2007-2012) dans la du Gard, il est réélu avec 53,15 % des suffrages.
Candidat investi par l'UMP aux élections sénatoriales dans le Gard en , il n'est pas élu (3 sièges étaient à pourvoir, il arrive ).
En 2012, il perd son siège de député de la 4e circonscription au second tour avec 47,90 % des voix contre 52,10 % des voix pour le candidat socialiste Fabrice Verdier.
Lors des élections municipales de 2014, il est réélu maire d'Alès dès le premier tour face à 4 candidats : Jean-Michel Suau (PC), Benjamin Mathéaud (PS), Nathalie Challier (FN) et Brahim Aber (SE) ; il qualifie son score de .
En , l'association L214 diffuse une vidéo filmée dans l'abattoir municipal d'Alès .. Les images poussent le maire, Max Roustan, à fermer l'abattoir à titre conservatoire et le parquet à ouvrir une enquête pour cruauté envers les animaux. Plus tard, en , Max Roustan, déclare ..
Lors des élections régionales de 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, il est candidat en sur la liste conduite par Dominique Reynié.
Lors des élections sénatoriales de , Max Roustan est élu sénateur pour un mandat de six ans. Il démissionne cependant dès le pour privilégier son mandat local, en application de la loi du 14 février 2014 sur le non-cumul des mandats en France... Pascale Bories, qui le suivait sur la liste, le remplace.
Lors des élections municipales 2020, il est réélu maire d'Alès dès le premier tour avec un score de 56,80 %, face à 6 autres listes. Il devient alors le seul maire d'Occitanie d'une commune de plus de 15 000 habitants à avoir été élu 4 fois d'affilée au premier tour et pour un mandat en cours, le dernier affirme-t-il, préparant déjà l'avenir et sa succession avec son plus ancien collaborateur Christophe Rivenq, qui devient adjoint à la ville d'Alès le après la mise en place du Conseil municipal.
Dans la même ligne, il le propose à sa succession à la présidence d'Alès Agglomération, lui laissant alors son fauteuil le , lors de l'installation du Conseil communautaire (88 voix sur 111) et devenant vice-président.
Vie privée Marié à Monique Balcaen, ils ont ensemble une fille.
Détail des mandats et fonctions - : adjoint au maire d'Alès (Gard) - et - : député de la quatrième circonscription du Gard - : maire d'Alès - : vice-président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon Président de la Communauté d'agglomération du Grand Alès jusqu'au - : président de la Communauté d'agglomération Alès Agglomération 2004-2020 : président du Pays Cévennes Vice-président de l'Association des maires du Gard
Notes et références
Liens externes
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