La française est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant les Première et la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations : création du détachement d'armée Maud'huy : renommée Armée

Commandement Les chefs de la Armée - : général Maud'Huy - : général d'Urbal - : général Micheler - : général Duchêne - : général Maistre - : général Mangin

: général Altmayer

Chefs d'état-major - : colonel des Vallières - : lieutenant-colonel Dufieux - : colonel Brion - : colonel Hergault - : colonel Cornut de la Fontaine

Première Guerre mondiale Composition Composition: voir source en référence

Historique 1914 - : constitution du détachement d'armée Maud'huy, au cours de la d'Artois, dans la région Amiens, Arras. Résistance à la poussée allemande sur le front Boiry-Saint-Martin (), Boisleux-Saint-Marc, Mercatel, Athies, Farbus, Vimy, prolongé à partir du jusqu'à Loos-en-Gohelle et le jusqu'à la région de Lille et la vallée de la Lys. Violents combats sur tout le front, en particulier à l'est d'Arras et vers Aix-Noulette. Puis stabilisation. : transformation du détachement d'armée de Maud'huy en . Liaison avec la vers Berles-au-Bois. : réduction du front à gauche jusqu'à La Bassée en liaison avec l'armée britannique et le réduction à droite jusqu'à la Scarpe, vers Blangy (). 22 - : violentes attaques allemandes vers La Bassée. : extension du front à droite jusque vers Berles-au-Bois (). - : opérations offensives locales, notamment dans la région de Souchez. Prise de Saint-Laurent-Blangy.

1915 - : engagée dans la de l'Artois, offensive en liaison avec l'armée britannique sur le front : Arras, Notre-Dame-de-Lorette ; prise de Neuville-Saint-Vaast, du Labyrinthe, de la Targette, de Carency, d'Ablain-Saint-Nazaire, du plateau de Notre-Dame-de-Lorette. Puis organisation du terrain conquis. Limite gauche ramenée le vers le Rutoire, puis le au sud de Grenay (relève par l'armée britannique). : extension du front à droite jusqu'à Hébuterne (). - : des éléments britanniques s'intercalent entre les puis et la et se relient avec cette dernière à Hébuterne, puis à partir du à Berles-au-Bois. - : engagée dans la troisième bataille de l'Artois en liaison avec l'armée britannique, offensive sur tout le front de l'armée et légère progression. : extension du front à gauche jusqu'à Loos-en-Gohelle.

1916 : limite gauche ramenée au sud-est de Grenay (armée britannique). - : la est relevée par l'armée britannique. : occupation d'un secteur entre Pernant () et Armancourt (). : limite gauche ( portée jusqu'à la voie ferrée reliant Amiens à Chaulnes. : limite droite ramenée au bois des Loges inclus (liaison avec la , introduite sur le front). : limite gauche portée à la route reliant Lihons à Rosières-en-Santerre (). : limite gauche () portée à mètres au nord de Belloy-en-Santerre. - : limite gauche () portée au nord de Barleux. - : engagée dans la bataille de la Somme. : prise de Chilly et de Soyécourt. : prise de Berny-en-Santerre et de Vermandovillers. : prise de Deniécourt. 10 - : attaques françaises sur Ablaincourt et le bois de Chaulnes. : la a, à sa droite, la qui remplace la . : prise de Pressoir et d'Ablaincourt. : limite gauche portée jusqu'à la Somme (). : violente attaque allemande sur Ablaincourt. À cette date, limite droite ramenée à Maucourt par suite de l'introduction de la sur le front. : limite gauche portée à Bouchavesnes en liaison avec l'armée britannique par suite du retrait de la .

1917 - : relève progressive par l'armée britannique. : limite droite () ramenée Génermont. - : retrait du front. Instruction et organisation des unités destinées à être affectées ultérieurement à la pour les opérations projetées. - : constitution entre la Vesle et la Marne de la en armée de manœuvre. 16 - : tenue prête, sur la Vesle, à intervenir dans l'offensive en cours. - : engagée dans la bataille du Chemin des Dames sur le front l'Aisne (), ferme d'Hurtebise () ; progression lente vers le Chemin des Dames. 4 - : prise de Craonne et du plateau de Vauclerc. 8 - : à partir de cette date, arrêt de l'offensive, organisation et défense des positions conquises. : limite droite ramenée à la Miette (). : extension du secteur à gauche, jusqu'à Braye-en-Laonnois (). : attaque et progression sur le plateau de Craonne. - : retrait du front et transport par V.F. en Italie. Occupation d'un secteur vers le monte Tomba et le Piave. : prise du monte Tomba.

1918 14 - : occupation par une partie de la ( d'armée) d'un secteur sur le plateau d'Asiago. À partir du , relève par les troupes italiennes des éléments en secteur dans la région vallée du Piave, monte Tomba. - : transport en France par V.F. vers Beauvais, puis concentration du 9 au , à l'ouest d'Amiens. 13 - : concentration dans la région de Doullens où la , stationne jusqu'au , en soutien des troupes britanniques, aux ordres directs du général Foch. - : transport par V.F. vers la région sud de Compiègne. 2 - : engagé dans la troisième bataille de l'Aisne sur le front Faverolles (), Missy-aux-Bois, Pernant, Moulin-sous-Touvent (). Devant l'offensive allemande, repli entre l'Aisne et la forêt de Villers-Cotterêts sur la ligne Longpont, Ambleny. À partir du , stabilisation dans la région : lisière est de la forêt de Villers-Cotterêts, Ambleny, Moulin-sous-Touvent. : limite gauche l'Oise (). : action offensive allemande entre l'Aisne et la forêt de Villers-Cotterêts ; léger repli. - : actions locales fréquentes et préparatifs d'offensive, avance à l'est et au nord de la forêt de Villers-Cotterêts. - : engagé dans la bataille de la Marne (bataille du Soissonnais) ; attaque entre l'Ourcq et l'Aisne, progression sur Le Plessier-Huleu, Tigny, Berzy-le-Sec, puis sur Grand-Rozoy. Le , prise de Villemontoire, d'Oulchy-la-Ville, d'Oulchy-le-Château ; combats sur le plateau d'Ambrief. 2 - : repli allemand sur la Vesle et l'Aisne ; prise de Soissons, puis organisation de la droite de l'armée sur la ligne Osly-Courtil - Limé () et préparatifs d'offensive. : limite droite ramenée vers Braine (). - : reprise de l'offensive. Engagée dans la deuxième bataille de Noyon (troisième bataille de Picardie), attaque française entre l'Oise et l'Aisne, en direction de Champs, de Quierzy et Pontoise-lès-Noyon. À partir du , engagée dans la poussée vers la position Hindenburg combat vers le plateau de Laffaux et vers Vauxaillon (bataille de Vauxaillon les 14 et ). Progression jusqu'à la ligne Vailly-sur-Aisne, Allemant, Barisis-aux-Bois et organisation de cette ligne. : limite droite (, vers Presles-et-Boves, par suite du retrait de la . : la remplace à la gauche de la , la retirée du front, limite région de Barisis-aux-Bois. 20 - : violentes attaques allemandes. - : repli allemand, poursuite au-delà de l'Ailette ; progression par la forêt de Saint-Gobain et la région de Laon (), jusque vers Sissonne (), Barenton-Cel, Crécy-sur-Serre () : opération de liaison entre la bataille de Champagne et d'Argonne et la bataille de Saint-Quentin. - : offensive sur les deux rives de la Serre, progression au nord-ouest de Sissonne et dans la région de la Souche : bataille de la Serre. - : retrait du front, mouvement vers la région de Nancy et préparatifs de l'offensive projetée en direction de la Sarre ; front de départ : Port-sur-Seille, Bezange-la-Grande.

Seconde Guerre mondiale Une première est démembrée les 7 et avec, d'une part, l'encerclement du à Saint-Valery-en-Caux et, d'autre part, le rattachement des et à l'Armée de Paris.

Après la rupture du front de la Somme, les 5 et , la dernière phase de la bataille de France s'engage. Pour les Alliés, il devient essentiel de se rétablir sur la Seine pour tenter d'arrêter les Allemands. C’est pourquoi une nouvelle est créée de toutes pièces pour tenir le front de la Basse Seine et placée sous le commandement du général Robert Altmayer.

Ses effectifs sont disparates et ne sont pas encore tous en place alors que les Allemands se présentent dès le au nord du fleuve et le traversent dans la foulée dans le secteur de Porte-Joie, Saint-Pierre-du-Vauvray et Venables. Rapidement, la ville de Louviers, défendue par des troupes françaises et britanniques, se trouve en première ligne. La rupture définitive de la ligne Weygand sur toute son étendue entraîne un déferlement des armées allemandes sur le territoire français. Le franchissement de la Seine, dans la foulée, ne laisse augurer aucun sursis.

Le au soir, le général Altmayer, qui a installé son PC à Vaucresson, à l'ouest de Paris, reçoit l'ordre de tenir la Basse-Seine, de Vernon exclu à son embouchure. Son supérieur direct est le général Besson, commandant du d'armées. Il rejoint son armée, via Dreux, avec son état-major réduit. Le 10 à , il atteint le château de Saint-Aubin-d'Écrosville, à côté du Neubourg (Eure) où il retrouve ses trois grands subordonnés, le général Duffour, chassé de Rouen par l'arrivée des Panzer le , rejoint par les généraux de la Laurencie et Jean Léon Albert Langlois.. La comprend : les effectifs de la région militaire du général Duffour, ou corps d'armée D, regroupant : légère d'infanterie, du général Agathon Deligne. (un régiment d'infanterie et un groupe de 75) ; des restes de la légère d'infanterie du général Darde (un état-major, un régiment d'infanterie et sept canons) ; les , , et groupes francs motorisés de cavalerie; un bataillon du RI ; deux bataillons de dépôt ; un bataillon de douaniers ; deux groupes de 75 et deux groupes de 220 ; la « division » britannique (trois bataillons formés avec du personnel des services de la Highland Division - encerclée -, de la base britannique du Havre et du service des communications).

du d'armée du général de la Laurencie : la légère d'infanterie (général François, un régiment d'infanterie, deux groupes de 75, un groupe de reconnaissance de division d'infanterie (GRDI) réduit) ; la légère de cavalerie du général Petiet, venant de la Somme ; quelques pelotons de chars légers de la Armoured Division (général ), venant de la Somme ; un bataillon de pionniers venant de la première . Comme le note Altmayer :

du corps de cavalerie motorisé Langlois, à peine plus solide : légère mécanique (DLM) du général de Beauchesne ; DLM du général Gabriel Bougrain, qui ne rejoindra en fait jamais la ; DLM du général Roger TestardTestard sur data.bnf.fr. ; l'artillerie du corps d'armée. Il faut aussi ajouter des unités d'artillerie d'armée, un régiment de 155 long et un groupe de 220, sous les ordres du général Peillon. Ces DLM sont trompeuses car elles n’ont pas les effectifs des unités de même nom engagées au début de l’offensive allemande. Ce sont des unités reconstituées.

La valeur des unités vue par Altmayer :

Avec les éléments dont il dispose, le général Altmayer va devoir défendre un front d’une centaine de kilomètres, de la mer à Paris, face à trois corps d'armée (, 2 et 38), deux divisions blindées (5 et Panzer) et sept divisions d’infanterie. L’infériorité numérique française est donc complète. En outre, contrairement à ce qui avait pu se passer sur la Somme, les Français ne disposent d'aucun répit pour mettre en place une ligne défensive sur la Seine.

Le général Altmayer dicte ses ordres immédiatement à ses trois généraux :

Une position d'arrêt est placée légèrement derrière la Seine. D'ouest en est, elle passe par les hauteurs de la forêt de Brotonne, le secteur de Bourgtheroulde, le bord du plateau du Neubourg vers Louviers, les deux rives de l'Iton, et enfin l'Eure, de Heudreville à Pacy. Altmayer installe son PC à Orbec, à la limite du Calvados et de l'Eure. Il dispose ainsi ses trois corps d'armée :

le corps d'armée D : de l'embouchure de la Seine à Pont-de-l'Arche, afin de protéger Pont-l'Évêque, Lisieux et Bernay. Son PC est à Carsix, près de Bernay.