Châteaubriant (Prononciation en français de France standard actuel retranscrite phonémiquement selon la norme API.) est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Sous-préfecture, elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Châteaubriant-Ancenis, et le siège de la communauté de communes Châteaubriant-Derval.

Elle fait partie de la Bretagne historique.

Lors de la création de cinq départements bretons, Châteaubriant fait d’abord partie du département d’Ille-et-Vilaine. Le projet est remanié avant le découpage définitif au début de 1790. À la suite du rattachement de La Roche-Bernard à Vannes et de Fougeray à Rennes, Nantes reçoit en compensation Châteaubriant et dix autres paroisses qui vont constituer tout le nord-est du département..

Entourée d'un paysage à dominante rurale, elle s'est développée autour de son château qui fut le théâtre de combats liés à l'affrontement entre la Bretagne et la France. Son économie s'est longtemps articulée autour de l'agriculture et du commerce de bétail, son rôle commercial étant symbolisé par l’antique foire de Béré. L'industrie métallurgique s'est développée au , suivie à la fin du siècle suivant par la plasturgie.

Géographie Situation vignette|gauche|Situation de la commune de Châteaubriant dans le département de la Loire-Atlantique. Châteaubriant est située au nord du département de la Loire-Atlantique, à au sud de Rennes, au nord-est de Nantes, au nord d'Ancenis et au nord-ouest d'Angers..

Châteaubriant est située au cœur géographique de la communauté de communes Châteaubriant-Derval regroupant .

Relief et hydrographie vignette|280x280px|L'étang de la Torche, alimenté par la Chère et situé au pied du château. La ville de Châteaubriant s’est développée dans le fond marécageux de la vallée de la Chère (altitude variant de à ), encadré par des plateaux : au nord, le plateau de Béré, et au sud le coteau de Saint-Michel-des-Monts et les hauteurs des Briotais. Deux ruisseaux importants, le Rollard et le Choisel, rejoignent la Chère à Châteaubriant, leurs vallées morcèlent le territoire communal. Ainsi, celui-ci présente-t-il des terroirs très contrastés, à la fois dans ses reliefs, ses sols et ses expositions : des marécages et des fonds de vallées inondables, des versants aux sols relativement bien drainés, et des lanières de plateaux. Le peuplement initial, au moins à l’époque celtique ancienne, s’est implanté en haut du versant de Béré, bien exposé au sud..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Chère, la Cône, le Néant, le Pont Pirraud, le Naguais, le ruisseau du Jarrier aux Moines, le ruisseau du Rollard et divers autres petits cours d'eau..

La Chère, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Soudan et se jette dans la Vilaine à Pierric..

La Cône, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Don à Jans..

Le Néant, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Chère à Saint-Aubin-des-Châteaux..

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Choisel () et l'étang de Deil ().. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de ChâteaubriantLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Géologie Les sous-sols de la commune font partie de la Bretagne centrale ou domaine centre-armoricain. Ils sont sédimentaires et très anciens (schistes, grès...) : il s'agit de dépôts ayant eu lieu après la mise en place de la chaine cadomienne, durant une période géologique calme. Une grande faille allant d'Angers à Quimper passe au sud de la ville et de la Chère (cisaillement sud-armoricain). Elle correspond à la mise en place de la chaine hercynienne. Les dépôts ont été transformés, pliés par des déformations tectoniques liées à l'apparition de cette chaine.

La ville de Châteaubriant est située sur le résultat de ces transformations : un anticlinal (couche la plus ancienne du Briovérien, fin de l'aire Protérozoïque) entouré de deux synclinaux laissant apparaitre des couches plus récentes (Ordovicien, Silurien). Ces couches se situent au nord de la commune, sur l'axe de la entre Rougé et Noyal-sur-Brutz, et au sud-ouest, autour de Saint-Vincent-des-Landes. Des sédiments plus récents, du Pliocène, ont été déposés par la rivière sur le territoire communal ainsi que plus à l'estCarte géologique de la France.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ombrée d'Anjou à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Agriculture Le paysage est à dominante rurale propice à la culture fourragère (herbe), céréalière (blé, orge, colza, pois) sur la grande partie nord de la commune grâce à une bonne qualité des sols. La plupart de ces exploitations agricoles sont spécialisés dans l'élevage bovin et la production laitière.

Urbanisme Typologie Au , Châteaubriant est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ChâteaubriantUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteaubriant, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,3 %), terres arables (26,7 %), zones urbanisées (14,7 %), zones agricoles hétérogènes (9,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,2 %), forêts (1,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,7 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Morphologie urbaine vignette|Tram-train reliant Châteaubriant à Nantes. vignette|La rue Aristide-Briand, principale rue du centre-ville. L’implantation des hommes est très ancienne. À l’époque gauloise, le village de Béré constitue le noyau du peuplement. Un atelier monétaire de la fin du atteste de la continuité de ce peuplement à l’époque gallo-romaine.

Aux époques mérovingienne et carolingienne, Béré connaît un fort développement autour d’un sanctuaire progressivement constitué de trois églises : saint Sauveur, saint Pierre et saint Jean-Baptiste. Autour de l’an 600, un nouvel atelier monétaire frappe une monnaie portant la mention de Baiorate, première mention connue de BéréChristian Bouvet, Châteaubriant au Moyen Âge. Des origines à la fin du , 2016, ..

Après la mise en place de la seigneurie de Brient en 1050, deux bourgs se développent parallèlement : Béré et le bourg castral près de la résidence du seigneur, Castro Brienti. Le site de Béré a deux positions défensives sur des hauteurs. De même, le château de Brient est situé sur un éperon rocheux dominant les vallées de la Chère, du Rollard et du Choisel. Le marais aux pieds de l'édifice sera un souci permanent pour les habitants du bourg..

Châteaubriant se développe autour de l'axe qui va du château à Béré, et qui va devenir la Grande rue. Au centre la cohue (halle seigneuriale) et sur une hauteur la chapelle Notre-Dame (1180).

Au , ils construisent l'enceinte du château. Les remparts de la ville close apparaissent entre la fin du et le milieu du .. Ils sont pourvus de quatre portes : porte de Couéré vers Béré et Rennes, porte Saint-Michel-des-Monts vers Angers, porte de la Torche vers Soudan et Paris, porte Saint-Nicolas vers Nantes. La ville close avec ses faubourgs à chacune des quatre portes et le bourg de Béré forment la ville jusqu'au ..

En 1851, la construction de la halle-mairie entraîne la percée d'une ouverture de la muraille, deux nouvelles voies donnant des axes de développement au nord : la rue de Fercé et l'avenue du Gaz (devenue rue Jean-Jaurès). Les halles du centre sont détruites en 1865. 1867 voit la création d'un grand boulevard sur la route de Saint-Aubin (devenu boulevard de la République). En 1877, le maire Michel Grimault lance un plan d'alignement réalisé par le géomètre Pinson, mis en application entre 1879 et le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La même année a lieu l'inauguration de la gare, un quartier se développe autour. Dans les années 1880, le boulevard Saint-Luc (devenu rue Alsace-Lorraine) voit le jour.. En 1881-1882, la grande tranchée bouleverse le centre de la ville close, poursuivie jusqu'en 1885 vers le sud, donnant un nouvel itinéraire vers Angers et la création d'un nouveau quartier sud entre 1885 et 1914. En 1900 s'ouvre le marché couvert.