Charles Pascarel, né en 1936 en France, est un écrivain et peintre français.

Biographie

Charles Pascarel vit et travaille à Paris. Il est né en 1936 à Pont-l'Abbé (Finistère). Son enfance s'est passée entre les familles d'accueil et les orphelinats, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, à cause des sévices subis de la part de ses parents. Apprenti typographe aux Orphelins d'Auteuil, il commence à gagner sa vie dans les imprimeries à 18 ans. Il fréquente les marginaux du Quartier Latin et, après avoir découvert les livres de Henry Miller, ambitionne de devenir écrivain. Il se marie avec Rose-Marie Hervein, ont une fille prénommée Sylvie et divorcent. Il rencontre Monique Descamps en 1963, avec laquelle il vit une relation passionnée. Son premier roman, Massacre du printemps, est publié en 1966 par les éditions du Seuil, sur décision de Jean Cayrol, Claude Durand et Luc de Goustine. Il rencontre un grand succès critique et il est traduit en allemand sous le titre Frülingsmassaker en 1967 (et réédité en poche en 2017). Alors qu'il vit en Corrèze, il demande à mademoiselle Descamps, qui a accouché d'un garçon prénommé Nicolas, de le rejoindre pour se marier. Le , ils sont victimes d'un grave accident de la route près de Brive-la-Gaillarde. Ils restent plusieurs mois séparés, avant de se retrouver et de se marier à la mairie de Brive en 1967. Ils vivent depuis ensemble à Paris.

Après un second roman, La Grande Jouasse, il commence à peindre, encouragé par Henri Cueco et le critique et fondateur de la revue Opus, Gérald Gassiot-Talabot, qui le sélectionne pour les Mythologies quotidiennes de 1977 au Palais de Tokyo. Assez rapidement, il entre dans le groupe qu'on appellera plus tard la figuration narrative, expose et se fait connaître en pratiquant une peinture qu'il dit guidée par la discipline et la spiritualité du zen. Il rencontre le commissaire-priseur Hervé Poulain en 1970 et lie avec lui une forte amitié pendant 25 ans. Il publie un troisième roman, Maman, chez Calmann-Levy en 1980, et réalise l'affiche des 24 Heures du Mans. À l'approche du , il arrête de peindre, publie un quatrième livre, Le Paradis des singes Martin et un recueil de poèmes à l'initiative de Marc Giai-Miniet, Mythologies SDF. Il découvre l'informatique et les possibilités créatives de Photoshop. Depuis, il n'a cessé de pratiquer l'art numérique et d'écrire mais s'est replié à l'écart du monde contemporain, cherchant dans l'art, la littérature et la contemplation l'accomplissement de son existence.

Il lui a fallu 5 ans pour écrire ce qui sera peut-être son dernier livre, Manuel de survie en terrain ennemi, qui paraît en chez Jacques Flament éditions.

La Bibliothèque nationale de France a numérisé ses quatre romans publiés au (site Relire)

Œuvres Écriture 2 romans aux éditions du Seuil : Massacre du printemps en 1966 (que la critique qualifia de confession pleine de bruit, de tendresse et de fureur, peu commune par le souffle et le don poétique) et La Grande Jouasse en 1967 ; 1 chez Calmann-Lévy : Maman (1980) et 1 aux éditions Au Même Titre : Le Paradis des singes Martin (1999), ainsi qu'un recueil de poèmes : Mythologies SDF aux éditions Ça Presse. Enfin, en 2017, il publie Manuel de survie en terrain ennemi chez Jacques Flament éditions. Il est aussi l'auteur de 3 dramatiques : Caïn de nulle part (grand prix radio 1968), Monsieur Bill et La Peste blanche, diffusées sur France Culture. Il a également publié plusieurs articles, en particulier dans la revue Chronique des années de crise, dans le Questionnaire aux artistes d'Alain Jouffroy et dans Verso à propos du peintre Denis Rivière.

Caïn de nulle part a fait l'objet d'une adaptation pour le cinéma. Un film réalisé par Daniel Daert, sorti en salles en 1970, avec dans les rôles titres Bernadette Lafont, Gérard Blain, Germaine Montero et Harry Max.

Peinture De sa peinture, Gérald Gassiot-Talabot écrit dans Opus de :

Et Jean-Luc Chalumeau, dans Opus de l'hiver 1984 :

Charles Pascarel, dans le catalogue de l'exposition Mythologies quotidiennes 2 au musée d'art moderne de la Ville de Paris (avril/), présente ainsi lui-même sa recherche :

Il note aussi, à propos de son travail actuel et des raisons qui l'ont convaincu de considérer le numérique comme un art à part entière qui lui permet d'exprimer, avec des moyens nouveaux, la poursuite de cette « figuration narrative » qu'il n'a jamais abandonnée :

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