est un film japonais réalisé par Nagisa Ōshima, sorti en 1960.
C'est le second film de la trilogie de la jeunesse d'Ōshima, après Une ville d'amour et d'espoir (1959) et avant L'Enterrement du soleil (1960).
Synopsis La jeune Makoto est tirée des griffes d'un homme qui l'avait prise en stop par l'étudiant Kiyoshi, qui le frappe et le dépouille. Elle devient amoureuse du jeune homme après qu'il l'a violée. Ils vivent de rackets en répétant le scénario de leur rencontre : il suit la voiture à moto, prêt à intervenir. Il s'emploie par ailleurs comme gigolo. Makoto ignore les remontrances de sa sœur aînée, qui a eu une éducation rigoureuse. La mère est morte et le père laisse faire. Makoto vit avec Kiyoshi. Elle tombe enceinte, il faut avorter, et pour cela trouver encore de l'argent. Les hommes battus et dépouillés portent plainte : le couple est incarcéré. À la sortie de prison, des proxénètes auxquels Kiyoshi doit de l'argent le retrouvent. Makoto se fait reprendre en stop, mais avec un fort sentiment de culpabilité.
Fiche technique Titre : Contes cruels de la jeunesse Titre original : Réalisation : Nagisa Ōshima Scénario : Nagisa Ōshima Production : Tomio Ikeda Société de production : Shōchiku Musique : Riichirō Manabe Photographie : Takashi Kawamata Montage : Keiichi Uraoka Costumes : Taizō Saitō Pays de production : Langue originale : japonais Format : couleurs - 2,35:1 - 35 mm - son mono Genre : drame Durée : (métrage : sept bobines - ) Dates de sortie : Japon : . France : .
Distribution Yūsuke Kawazu : Kiyoshi Miyuki Kuwano : Makoto Yoshiko Kuga : Yuki Fumio Watanabe : Akimoto Shinji Tanaka : Yoshimi Ito
Commentaires Nagisa Ōshima, qui n'a que 28 ans au moment de la réalisation, fait un large usage de la caméra portée et du tournage en extérieur, ce qui lui vaut d'être comparé aux autres réalisateurs des Nouvelles Vagues qui émergent simultanément dans plusieurs pays. Contes cruels de la jeunesse est ainsi considéré comme l'un des premiers films de la Nouvelle vague japonaise.
L'utilisation de personnages d'adolescents criminels comme héros fut source de controverse à l'époque, ce qui n'empêcha pas le film d'être un succès commercial et d'ouvrir la voie à toute une nouvelle génération de réalisateurs parmi lesquels Shōhei Imamura, Masahiro Shinoda, Yasuzō Masumura, Susumu Hani, Hiroshi Teshigahara qui attirèrent l'attention internationale. Avec ce film, Ōshima commence à explorer les thèmes qui le rendront célèbre : la jeunesse marginale et la déconstruction critique de l'imagerie stéréotypée du cinéma japonais.
Contes cruels de la jeunesse est le premier des trois films qu'Ōshima tournera en 1960, suivront : L’Enterrement du soleil et Nuit et brouillard du Japon.
Récompenses
1960 : prix du nouveau réalisateur de la Directors Guild of Japan pour Nagisa Ōshima. 1961 : prix Blue Ribbon du meilleur nouveau réalisateur pour Nagisa Ōshima pour Contes cruels de la jeunesse, L’Enterrement du soleil et Nuit et brouillard au Japon
Notes et références
Liens externes
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