Louis de Bourbon-Vendôme (né le au château de Ham en Picardie, mort le à Paris) fut cardinal de l'Église catholique romaine. Légat a latere du Saint-Siège en Savoie, il exerça des fonctions militaires considérables sous les rois et .
Biographie
Famille
Fils benjamin de François de Bourbon comte de Vendôme et de Marie de Luxembourg, comtesse de Saint-Pol , il fut élevé en grande partie au château de La Fère, où sa mère était venue résider après son veuvage. Il eut pour parrain son oncle Louis de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon. Il est parfois nommé François-Louis, avec Vendôme latinisé en « Vendocimo ».
Il a pour frères ainés Charles, premier duc de Vendôme et François comte de Saint-Pol.
Il était l'oncle du cardinal (1548), et le grand-oncle du cardinal (1583).
Il éleva son neveu .
Carrière ecclésiastique
Il étudia au Collège de Navarre et devint docteur en théologie de la Sorbonne, dont il devait devenir proviseur sous le règne d'. Il fut ordonné prêtre à Faremoutiers par le cardinal Georges d'Amboise, légat de France.
Élu évêque de Laon le avec dispense, car il n'avait pas atteint l'âge canonique, il prononça ses vœux devant le roi le et fut élevé au rang de cardinal lors du consistoire du ; il fut nommé comme premier abbé commendataire de Saint-Denis en 1529, abbé commendataire de Saint-Corneille de Compiègne et de 1556 à 1557, abbé commendataire de Saint-Pierre de Corbie. Il exerça en outre les fonctions d'administrateur apostolique des diocèses du Mans, de Luçon, Sens et Tréguier.
Un familier de la cour de France La fratrie Bourbon à la cour L'ainé est le duc de Vendôme, le second le comte de Saint-Pol (le favori des trois auprès du roi) et enfin le cardinal. Leur force à la cour réside en partie dans leur nombre. Les Lorraine n'y comptent que deux frères (Claude de Guise et Jean, cardinal), lorsque des favoris comme Anne de Montmorency, Philippe Chabot ou Claude d’Annebault restent isolés, leurs frères, lorsqu’ils en ont, restant des personnages secondaires de la cour.
Rôle politique Il était présent au couronnement de la reine Claude de France en l’abbaye de Saint-Denis (), signa le contrat de mariage du dauphin François avec Marie d'Angleterre.
À l'annonce de la mort du pape Léon X, François Ier l'envoie, avec le cardinal de Lorraine au conclave pour l'élection du nouveau pape. Mais en chemin ils apprirent que l'élection avait eu lieu, un proche de Charles Quint, étant choisi comme nouveau pontife. Il fut cependant présent au conclave suivant de 1523 (élection de ),
En 1523, il est chargé de négocier avec les ambassadeurs de Charles Quint et ceux d’Henri VIII. Après la défaite de Pavie, il est appelé au Conseil. Il apparait malgré tout comme assez effacé dans ces Conseils, se concentrant sur le gouvernement de l’Île-de-France, en l’absence de son frère Saint-Pol. Il dit de lui-même, lors d'un discours au Parlement, être davantage fait pour le conseil que pour l’exécution.
En il est présent, au côté de ses frères et du roi notamment, à la rencontre d'Amiens avec la délégation anglaise, menée par le Cardinal Wolsey, qui aboutit au traité d'Amiens.
Il présida à la ratification du traité de Cambrai dit Paix des Dames. Par la suite, son activité politique s’accélère, surtout à partir de la décennie 1530. Il est alors occasionnellement l’interlocuteur des ambassadeurs, participe régulièrement au Conseil et multiplie les commissions financières.
Il baptisa le prince Henri (Fontainebleau, ), célébra le mariage de Madeleine de France (1520-1537) avec (Notre-Dame de Paris, ). Il célébra les funérailles de Louise de Savoie () et du roi en l’abbaye de Saint-Denis le . Il couronna les reines Éléonore d'Autriche () et Catherine de Médicis (abbaye de Saint-Denis, ).
Il est au conclave de 1534 (élection de ), 1549-1550 (élection de ).
Il prit part au conseil de guerre du où se décida la reprise des hostilités avec Charles Quint.
À la mort de son frère le duc de Vendôme en , Louis fut nommé curateur de son neveu Antoine de Bourbon, percevant en son nom, dans un premier temps, la pension de 24 000 £.t. échue au feu duc son père.
Il présida l'Assemblée du Clergé à Melun en 1548. En 1551, le nomma gouverneur militaire de Picardie, puis en 1552 de Paris et de l’Île-de-France.
Le bâtisseur Il entreprend la reconstruction du logis abbatial de Saint-Denis dont il est l'abbé. Au cours des années 1530 il reconstruit le château de Condé, héritage maternel, et se lance dans la construction d'une aile au palais archiépiscopal de Sens et refait le château de Brienon-sur-Armançon (il récupère l'archevêché de Sens à la mort de Duprat). Il fit également reconstruire le château d’Anizy.
Fin de vie et mort
À la fin de sa vie il célébra le baptême de Henri de Bourbon (1554), fils de son neveu le duc de Vendôme. On le retrouve aux deux conclaves de 1555 qui voient l'élection de , puis de .
Décédé le 13 mars 1557 à Paris, il est inhumé dans le chœur de la Cathédrale Notre-Dame de Laon. Adrien Gemeau prononça son oraison funèbre.
Ascendance
Bibliographie Sources publiées . Ouvrages . . . .
.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Naissance à Ham (Somme) Catégorie:Abbé de Corbie Catégorie:Abbé de Saint-Denis Catégorie:Évêque de Laon Catégorie:Évêque de Luçon Catégorie:Évêque du Mans Catégorie:Évêque de Tréguier Catégorie:Archevêque de Sens Catégorie:Cardinal français créé au XVIe siècle Catégorie:Cardinal créé par Léon X Louis Catégorie:Personnalité de la Renaissance Catégorie:Personnalité liée à Saint-Valery-sur-Somme Catégorie:Naissance en janvier 1493 Catégorie:Décès en mars 1557 Catégorie:Décès à 64 ans