Le Forum métropolitain du Grand Paris, anciennement dénommé Paris Métropole, est un syndicat mixte d’études, créé en ., qui repose sur une démarche de coopération entre plus de 200 collectivités d’Île-de-France de différents échelons : communes, intercommunalités (dont Établissements Publics Territoriaux et Métropole du Grand Paris), départements, région et autres établissements publics locaux comme les grands syndicats urbains. L’adhésion est ouverte aux collectivités qui appartiennent à l'unité urbaine de Paris au sens de l'INSEE. Le syndicat compte également des membres dits associés comme l'Association des maires d'Île-de-France.
Le Forum métropolitain du Grand Paris est une structure de coordination et de réflexion, qui permet aux élus des collectivités membres de travailler sur les enjeux métropolitains. Il ne dispose pas de compétences opérationnelles.
Le Forum métropolitain du Grand Paris travaille en partenariat avec les autres acteurs du Grand Paris (acteurs socio-économiques, universitaire...) ; il est assisté dans la réalisation de ses études par l'IAU Île-de-France et l'APUR. Il a été membre actif de l'AIGP et disposait auparavant d'un comité des partenaires.
Les travaux de ce syndicat ont participé au projet gouvernemental dénommé Grand Paris (ou Région Capitale) mené par Christian Blanc, secrétaire d'État chargé du Développement de la région capitale jusqu'au (démission du gouvernement) puis par Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, qui comprend : un réseau de transport et des pôles économiques majeurs autour de ParisVoir le projet de loi relatif au Grand Paris (dossier sur le site de l'Assemblée nationale). (voir Grand Paris Express). la Société du Grand Paris qui est un établissement public chargé de construire ce nouveau métro automatique dans la banlieue parisienne (voir Grand Paris). une structure institutionnelle englobant la fusion de Paris et des départements de la petite couronne, dont la création est recommandée par plusieurs rapports (Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Édouard Balladur remis en , et le rapport du sénateur Philippe Dallier, vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation). À la suite d'amendements déposés au Sénat, le syndicat a été consulté par la Société du Grand Paris pour l'aménagement du métro. Cette reconnaissance des pouvoirs publics pourraient lui donner un rôle accru dans l'élaboration du Grand Paris et une plus grande représentativité grâce à l'adhésion des communes UMP de l'ouest parisien fort peu représentées jusqu'à présent. On peut dire que Paris Métropole est le syndicat du Grand Paris.
Le syndicat a co-présidé avec le préfet la mission de la préfiguration de la Métropole du Grand Paris.
Fin 2021, la Forum métropolitain se dissout.
Les relations Paris-banlieue Extensions successives
Le territoire parisien est le résultat d'extensions successives depuis l'antique Lutèce : enceintes de Philippe Auguste puis de Charles V jusqu'aux limites actuelles issues de la réforme du préfet Haussmann en 1860. Paris a englobé à cette date, en partie ou en totalité, plus de vingt communes de sa périphérie. Des villes telles que Montmartre, Belleville, La Villette et Passy ont disparu entièrement tandis que d'autres voyaient leur territoire réduit : c'est le cas de Montrouge, Vanves, Neuilly-sur-Seine, Le Pré-Saint-Gervais et Saint-Mandé.
Au cours du , la capitale a été accusée d'« exporter » vers ses voisins des nuisances de toutes sortes : cimetières, cités HLM, infrastructures de transport (voies ferrées, circulation automobile).
Historiquement et sociologiquement, Paris et sa banlieue ont évolué de façon antagoniste. Hormis lors de l'existence du département de la Seine (1790-1966) et lors de l'élaboration du schéma directeur de l'agglomération parisienne par Paul Delouvrier, celle-ci n'a jamais été administrée d'un seul tenant.
Paris n'est pas dotée d'une structure administrative concernant une part importante de l'agglomération, contrairement à certaines grandes métropoles européennes : l'exemple le plus cité est celui de la Greater London Authority à Londres, la situation étant plus contrastée pour les autres métropolesVoir notamment une étude de Christian Lefèvre réalisée pour la mairie de Paris..
Trop à l'étroit dans ses , la capitale ne peut aujourd'hui assumer seule efficacement le développement économique et la politique de l'habitat.
En 2001 cependant, la nouvelle majorité municipale de Bertrand Delanoë crée une délégation à la coopération avec les collectivités territoriales d'Île-de-France. Elle est confiée à Pierre Mansat. Une étude des relations Paris-banlieue aux sHistoire des relations Paris-banlieue aux s séminaire de formation en histoire contemporaine sur l'histoire des relations Paris-banlieue. a enfin été créé par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l'EHESS.
Les aménagements contemporains portés par le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF) vont dans le sens d'une amélioration de la continuité du tissu urbain entre Paris et sa banlieue (couvertures du boulevard périphérique, quartiers intercommunaux) et des transports de banlieue à banlieue : ligne T1 (en cours de prolongement) du tramway d'Île-de-France, futures lignes de métro du Grand Paris Express Schéma directeur de la région Île-de-France, approuvé par le décret du 27 décembre 2013, Propositions pour la mise en œuvre /Annexe, voir notamment page 22..
Protocoles d'accord thumb|Couverture du périphérique à la porte des Lilas.|right Depuis, de nombreux protocoles d'accord entre Paris et les collectivités territoriales de son agglomération ont été signés. Seine-Saint-Denis : Montreuil-sous-Bois (), Pantin (), Saint-Ouen, (), communauté d'agglomération Plaine Commune (), Clichy-sous-Bois (une première puisque la collectivité n'est pas limitrophe de la capitale), Bobigny (), conférence interdépartementale avec la Seine-Saint-Denis. Hauts-de-Seine : Vanves (), Issy-les-Moulineaux (), Clichy (), Malakoff (), Boulogne-Billancourt. Val-de-Marne : syndicat mixte de la Bièvre (), Nogent-sur-Marne, Joinville-le-Pont (), conférence interdépartementale avec le Val-de-Marne (), Gentilly, Saint-Mandé, Vincennes, Ivry-sur-Seine ().
D'autres sont prévus : Bagnolet et Fontenay-aux-Roses.
Les protocoles d'accord coordonnent l'action publique locale de la capitale et de chaque collectivité limitrophe : mise en commun de moyens d'expertise, techniques, d'informations, logement, emploi, politique culturelle, environnement. Des aménagements, enfin, matérialisent les nouvelles relations entre Paris et sa banlieue, effaçant la rupture urbaine introduite par le boulevard périphérique : passerelles et nouveaux modes de circulation douce, couvertures du périphérique (porte des Lilas, porte de Vanves, quartiers intercommunaux).
Historique Conférence métropolitaine La conférence métropolitaine de l'agglomération parisienneConférence métropolitaine de l'agglomération parisienne. a été mise en place en et s'est réunie à propos des déplacements urbains en . Elle s'est réunie cinq fois depuis pour débattre principalement des questions d'habitat et de transport.
Elle regroupait 63 communes de la zone dense de l'agglomération.
Elle représentait un lieu de concertation entre la capitale et son agglomération. Sans institution pérenne dotée d'un statut ou d'un budget, elle s'inspirait des pays et de leurs conseils de développement ou encore des formes de coopération intercommunale associative comme l'association des collectivités territoriales de l'Est parisien (ACTEP).
Initiative de Plaine Commune
Le , Patrick Braouezec, Président de la communauté d'agglomération Plaine Commune, saisit son instance de démocratie participative, le Conseil de développement de la Communauté d'agglomération, en sollicitant sa contribution sur « l’avenir de la métropole francilienne ». Le , le conseil de développement de Plaine Commune présente sa contribution au bureau communautaire. La contribution sur le « Grand Paris » et l'avenir de la métropole francilienne est publique sur le site internet de Plaine Commune. Soucieux de la légitimité démocratique du projet retenu, le conseil de développement de Plaine Commune invite tous les acteurs concernés à construire un projet partagé avec la population francilienne. Pour sa part, il invite les 8 Conseils de développement d'Île-de-France à se saisir de la question.
Assises de la métropole Elles se sont tenues le aux Docks de Saint Ouen en présence d'élus municipaux, des conseils généraux et régionaux ainsi que de représentants de l'état et d'experts. Il a été décidé la création d'un syndicat mixte ouvert. Ce syndicat fonctionne selon des groupes de travail thématiques. Le les statuts de cette nouvelle structure ont été approuvés et celle-ci a vu officiellement le jour le .
Syndicat mixte d'études alt=Ancien logotype de Paris Métropole|vignette|Ancien logotype de Paris Métropole Paris Métropole a été créé en sous la forme d'un syndicat mixte ouvert d'études qui regroupait fondateurs : 54 communes, 15 EPCI, 5 conseils généraux et le Conseil régional d'Île-de-France..
Lors de la séance d'installation du , Paris Métropole comptait : 67 communes, 19 EPCI, 6 conseils généraux et le Conseil régional d'Île-de-France .. Le territoire des communes et EPCI adhérentes au couvrait pour une population de (lors du recensement de 2006) . ..
Lors de la séance d'installation du , Jean-Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan, a été élu président du syndicat mixte ouvert d'études Paris Métropole pour un an..
Lors de la séance plénière du ., Paris Métropole accueille quarante nouveaux membres, parmi lesquels les départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine, jusqu'ici réticents à intégrer le syndicat mixte métropolitain. En , 19 nouvelles collectivités adhèrent au syndicat mixte d'études..
Lors de sa séance du , Paris Métropole est devenu le Forum métropolitain du Grand Paris, afin notamment d'éviter les confusions avec la Métropole du Grand Paris. Les statuts du syndicat ont également évolué pour permettre plus de flexibilité dans son fonctionnement...
Territoire syndical
Au , le Forum métropolitain du Grand Paris regroupe plus de 200 collectivités franciliennes parmi lesquelles : Conseil régional d'Île-de-France 4 conseils départementaux : Hauts-de-Seine Paris Seine-Saint-Denis Val-de-Marne
Les conseils départementaux de grande couronne (Essonne., Seine-et-Marne, Val d'Oise. et Yvelines) en ont fait partie mais l'ont depuis quitté.
La Métropole du Grand Paris et la Ville de Paris. 11 établissements publics de coopération intercommunale : CA Cœur d'Essonne Agglomération CA de Marne et Gondoire CA du Val d'Europe CA Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart CA Plaine Vallée EPT 11 - Grand Paris Sud Est Avenir EPT 12 - Grand-Orly Seine Bièvre EPT 3 - Grand Paris Seine Ouest EPT 4 - Paris Ouest La Défense EPT 6 - Plaine Commune EPT 2 - Vallée Sud Grand Paris 141 communes au : Alfortville Andrésy Antony Arcueil Asnières-sur-Seine Aubervilliers Aulnay-sous-Bois Bagneux Bagnolet Bailly-Romainvilliers Ballainvilliers Bièvres Bobigny Bondy Bonneuil-sur-Marne Bougival Boulogne-Billancourt Bourg-la-Reine Bry-sur-Marne Bures-sur-Yvette Bussy-Saint-Georges Cachan Carrières-sous-Poissy Champigny-sur-Marne Charenton-le-Pont Châtillon Chaville Chelles Chennevières-sur-Marne Chevilly-Larue Chilly-Mazarin Choisy-le-Roi Clamart Clichy Clichy-sous-Bois Colombes Coubron Courbevoie Créteil Dugny Enghien-les-Bains Épinay-sur-Seine Fontenay-aux-Roses Fontenay-sous-Bois Fourqueux Fresnes Gagny Garches Gennevilliers Gentilly Gonesse Guyancourt Houilles Issy-les-Moulineaux Ivry-sur-Seine Joinville-le-Pont Juvisy-sur-Orge L'Étang-la-Ville L'Île-Saint-Denis La Celle Saint-Cloud La Courneuve La Garenne-Colombes La Queue-en-Brie Le Blanc-Mesnil