Montmorillon est une commune du Centre-Ouest de la France, sous-préfecture du département de la Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont nommés les Montmorillonnaises et MontmorillonnaisGentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008. et sont parfois surnommés les Macarons en référence au petit gâteau produit localement depuis le .

Géographie Localisation À vol d'oiseau, la ville se situe à de Poitiers, de Châtellerault, de Limoges, d'Angoulême, de Niort, de Tours, de Bordeaux et de Paris.

Géologie et relief La région de Montmorillon présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de vallées et de bocages.

Le territoire est marqué aussi par la présence de la ville. La commune est traversée par la rivière Gartempe. Le terroir se compose de terres de brandes pour 66 % et d'argile à silex peu profonde pour 8 % sur les plateaux du seuil du Poitou, de groies dolomitiques pour 5 % sur les plaines calcaires, de terrasses alluviales pour 11 % et de vallées étroites et encaissées pour 3 %. L'agglomération occupe 6 % de ce terroirChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007.

La ville de Montmorillon a donné son nom à la montmorillonite, un constituant de certaines variétés d'argile. Cette substance est utilisée contre la gastro-entérite.

Hydrographie Le territoire de la commune est parcouru par de cours d'eau, avec comme rivière principale la Gartempe sur une longueur de .

Voies de communication et de transports Elle est desservie par la ligne de Poitiers à Limoges, passant par la gare de Montmorillon.

L'enclavement de Montmorillon en matière de transport peut expliquer en partie son retard de croissance et sa difficulté à se rendre attractif pour les entreprises comme pour les résidents. Dans une société où la gestion du temps est un enjeu de plus en plus central, l'éloignement, non pas tant spatial que temporel, du territoire montmorillonnais par rapport au cœur dynamique du département et de son offre de services (administratifs, de santé, culturels, économiques, etc.) est un handicap majeurÉtude de KPMG pour le Conseil général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009..

Climat Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs..

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

Moyenne annuelle de température : Nombre de jours avec une température inférieure à : 2,6 j Nombre de jours avec une température supérieure à : 6,5 j Amplitude thermique annuelleL'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux. : Cumuls annuels de précipitation : Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat. complétée par des études régionales. prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1990 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques.. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Urbanisme Typologie Au , Montmorillon est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MontmorillonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montmorillon, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (26,2 %), terres arables (25,6 %), zones agricoles hétérogènes (20,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,6 %), forêts (8,5 %), zones urbanisées (8,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), mines, décharges et chantiers (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Montmorillon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque nucléaire.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Gartempe. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1995, 1999, 2009, 2010 et 2024, chapitre Risque inondation.. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) « Montmorillon », approuvé le , pour ce qui concerne les débordements de la Vienne, et par le PPRI « Gartempe-Montmorillon », prescrit le , pour ce qui concerne les crues de la Gartempe..

Montmorillon est exposée au risque de feu de forêt. En 2014, le deuxième plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2015-2024.. Les obligations légales de débroussaillement dans le département sont définies dans un arrêté préfectoral du Le brûlage des déchets verts à l’air libre ou à l’aide d’incinérateurs individuels est interdit toute l’année et sur l’ensemble du département de la Vienne.., celles relatives à l'emploi du feu et au brûlage des déchets verts le sont dans un arrêté permanent du ., chapitre Feux de forêts..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Montmorillon. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 50 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1993, 1996, 2011, 2016, 2017, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1989, 1999 et 2010.

Risque technologique La commune étant située dans le périmètre du plan particulier d'intervention (PPI) de autour de la centrale nucléaire de Civaux, elle est exposée au risque nucléaire. En cas d'accident nucléaire, une alerte est donnée par différents médias (sirène, sms, radio, véhicules). Dès l'alerte, les personnes habitant dans le périmètre de se mettent à l'abriLe périmètre de correspond au périmètre de mise à l'abri réflexe. Alertés par les sirènes et/ou par un appel automatique sur le téléphone du domicile, les habitants concernés doivent se mettre à l’abri dès l’alerte et suivre les consignes.. Les personnes habitant dans le périmètre de peuvent être amenées, sur ordre du préfet, à évacuer et ingérer des comprimés d’iode stableLes comprimés d’iode stable protègent efficacement la thyroïde contre les effets des rejets d’iode radioactif qui pourraient survenir en cas d’accident nucléaire.., chapitre Risque nucléaire..

Histoire

Préhistoire Entre 1968 et 1982, plusieurs campagnes de fouilles sont organisées et dirigées par Pierre Marcel sur le gisement de "La Piscine", site préhistorique situé à proximité du Centre aquatique de Montmorillon. L'archéologie a permis de mettre au jour des vestiges variés, témoignage de la présence d'occupations humaines durant la phase magdalénienne (entre -15 500 et -12 000).

Antiquité De cette période, Montmorillon ne conserve que peu de traces.Toutefois, le territoire semble avoir été occupé par de grands ensembles agricoles, artisanaux ou religieux (Sanctuaire gallo-romain de Mazamas à Saint-Léomer).

Moyen Âge