La ligne de Libourne au Buisson, est une ligne de chemin de fer française en service. Longue d'environ , voie unique à écartement normal, elle relie les gares de Libourne dans le département de la Gironde à celle du Buisson dans le département de la Dordogne.
Elle constitue la ligne du Réseau ferré national.
Avec la ligne de Siorac-en-Périgord à Cazoulès elle constitue une ligne transversale qui reliait Bordeaux à Aurillac, mais qui se termine aujourd'hui à Sarlat.
Histoire
Chronologie Le 14 juin 1861, déclaration d'utilité publique de Libourne à Bergerac.. Le , adjudication de la concession à M. Denis-Jean-Edmond de Rougemont de Lowenberg. Le , autorisation de la société Compagnie du chemin de fer de Libourne à Bergerac. Le , rétrocession à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Le 28 janvier 1869, ouverture de la section de Libourne à CastillonÉdouard Feret, Statistique générale: Partie topographique, scientifique, agricole, industrielle, commerciale, et administrative, Féret et fils, 1878 945 extrait (consulté le 30 novembre 2011).. Le , ouverture de la section de Castillon à Port-Sainte-Foy. Le , ouverture de la section de Port-Sainte-Foy à Bergerac. Le , ouverture de la section de Bergerac au Buisson. Le a lieu l'accident de Port-Sainte-Foy, accident de passage à niveau le plus meurtrier de France.
Origine
De Libourne à Bergerac vignette|La gare de Bergerac. Les et est signée une convention entre le ministre des Travaux publics et les administrateurs de la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France. Elle concède à titre éventuel à la compagnie « un embranchement sur Bergerac ».. Cette convention est approuvée par décret impérial le ..
Le chemin de fer de Libourne à Bergerac est déclaré d'utilité publique par décret impérial le .. Ce chemin de fer est l'une des réalisations autorisées par la loi relative aux chemins de fer du . L'autorisation d'ouvrir une procédure d'adjudication sur le crédit prévu pour 1863 est effective avec la publication du décret du .
Le banquier Denis-Jean-Edmond de Rougemont de Lowenberg dépose une soumission pour cette ligne le , qui lui est adjugée le même jour par le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics. il devient définitivement concessionnaire par le décret du , qui précise qu'il n'y aura pas de subvention de l'État et que sa durée est de 99 ans à partir de la date fixée pour l'achèvement des travaux. Le le décret impérial autorise la société anonyme dénommée « Compagnie du chemin de fer de Libourne à Bergerac » qui bénéficie de l'apport de la concession soumise par M. de Rougemont..
Cette compagnie qui a eu des difficultés pour se constituer, notamment du fait que la concession a été emportée en renonçant à la totalité de la subvention de , ouvre le chantier de la ligne. Mais ses problèmes financiers la font poursuivre par ses créanciers et elle est déclarée en faillite le , ce qui provoque la suspension de l'ensemble des travaux en cours..
La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans obtient en 1869France. Commission des Annales des mines, Annales des mines, partie administrative, ou Recueil de lois, décrets, arrêtés et autres actes concernant les mines et usines, Carilian-Goeury et Vor Dalmont, 1870, 23 intégral (consulté le 23 juillet 2011). la concession définitive de la ligne de Libourne à Bergerac. Il s'agit d'une rétrocession de la concession initialement concédée à la Compagnie du chemin de fer de Libourne à Bergerac, reprise par l'État à la suite de la faillite de cette compagnie. Les éléments de ces transactions sont officialisés par un décret impérial le J.B. Duvergier, Collection Complète des Lois, Décrets, Ordonnances, Règlements et Avis du Conseil d'État, 1869, 1 (consulté le 23 juillet 2011)..
De Bergerac au Buisson vignette|La gare du Buisson. Une convention signée entre le ministre des Travaux publics avec la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) le prévoit la concession à titre éventuel de la section de Bergerac au Buisson. Cette convention est approuvée par décret impérial à la même date.. L'établissement d'un chemin de fer de Bergerac à la ligne de Périgueux à Agen, près « du Buisson de Cabans »En 1868 cela voulait dire : près du village du Buisson sur la commune de Cabans, Le Buisson et Cabans deviennent ensuite des communes indépendantes qui sont, depuis 1974, réunies dans la commune du Buisson-de-Cadouin, le tracé doit passer par ou près de Mouleydier, Lalinde, la presqu'île de Trémolat et celle d'« Alès » (devenu Alles-sur-Dordogne) est déclarée d'utilité publique et concédée à titre définitif par une loi le ..
La ligne au Jusqu'en 1980 il existait, dans chaque sens, deux autorails directs (un seul en hiver) Bordeaux-Aurillac par Bergerac, Sarlat et Saint-Denis-près-Martel où ils rejoignaient la ligne de Brive à Aurillac, service assuré, la dernière décennie par les confortables rames à grand parcours (RGP). Cette liaison a été supprimée pour cause de déficit et le tronçon de Sarlat à Saint-Denis-près-Martel a été transféré sur route.
Le , la ligne a été le théâtre du plus grave accident survenu à un passage à niveau en France sur la commune de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt : la collision entre un train TER et un camion-citerne chargé d'hydrocarbures a fait 13 morts et 43 blessés« 16 ans après la catastrophe de Port-Sainte-Foy (24), des passages à niveau sous surveillance », article de Sud-Ouest du 9 septembre 2013, consulté le 23 octobre 2014.. Ambulant postal vignette|.
Un service d'ambulant postal a fonctionné sur cette ligne avant la Première Guerre mondiale. Les lettres étaient déposées dans les gares et, dans le train, un employé oblitérait le courrier avec un timbre à date rond à créneaux, typique des cachets d'ambulants postaux français du début du .
La ligne au Systra, société mandataire de RFF, a présenté en un plan de rénovation de la ligne de Bergerac à SarlatSéverine Lamarque, Ces nouveaux rails qui vont booster les TER, Sud Ouest du 29 avril 2010. Ce segment en impasse, desservi par des TER, était vétuste, et la vitesse des trains limitée à . La ligne menaçait d'être fermée lorsque son état ne permettrait plus une circulation en toute sécurité. Mais elle est finalement rénovée au cours de l'année 2011, avec notamment la pose de longs rails soudés. Ces travaux, assurés sous maîtrise d'œuvre SetecPrésentation Modernisation Bergerac-Sarlat, Comité de ligne 18/05/2011, RFF, Conseil régional d'Aquitaine, pérennisent la ligne et permettent de relever la vitesse des trains à .
En 2019, du au , la section entre Libourne et Lalinde est totalement fermée pour cause de rénovation (tronçon Libourne-Bergerac) et de maintenance (tronçon Bergerac-Lalinde)Grégoire Morizet, « Quelle alternative au TER ? », Sud Ouest édition Dordogne, 2 octobre 2018, .. Transitoirement, une ligne ferroviaire directe est établie entre Sarlat et Périgueux, permettant de relier Bordeaux. Les travaux s'élèvent à près de d'euros ( d'euros par la région Nouvelle-Aquitaine, par l'État, par SNCF Réseau et par les collectivités locales)Daniel Bozec, « Lundi matin, le retour du train », Sud Ouest édition Dordogne, 28 septembre 2019, .. Ils consistent à remplacer de voies (soit de rails et de ballast), une dizaine d'aiguillages, à rénover cinq gares et trois ponts et à remplacer le pont ferroviaire de Pineuilh Grégoire Morizet, « Le casse-tête des passages à niveau », Sud Ouest édition Dordogne, 14 décembre 2018, .. Ce tronçon concerne à niveau dont la fermeture lors du chantier a entraîné ponctuellement de nombreuses déviations.
Caractéristiques
Tracé
Vitesse limite Parcours Vitesse limite autorails Libourne - Bergerac 120 Bergerac - Le Buisson 90 Le Buisson - Siorac 100
Exploitation
Galerie de photos
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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