Le diocèse de Grenoble-Vienne (en latin : ) est un diocèse français suffragant de Lyon.

Érigé au , le diocèse de Grenoble est un diocèse historique du Dauphiné. Depuis 1801, il couvre le département de l'Isère. En 2006, le titre d'évêque de l'ancien archidiocèse de Vienne est joint à celui de l'évêque du diocèse de Grenoble, désormais dénommé diocèse de Grenoble-Vienne.

Depuis le , Jean-Marc Eychenne en est l'évêque nommé, installé le .

Géographie

Les du diocèse ont été regroupées en 1999 en nouvelles.. Le site diocésien présente chacune d'elles sur son site à travers une « Carte du diocèse »., ainsi qu'une « Carte des paroisses et curés » « Carte des paroisses et curés » (lire en ligne)..

En 2010, sont incardinés dans le diocèse.

Histoire

Le diocèse de Grenoble a été fondé vers 380.., par la décision de l'empereur Gratien, sous la probable influence d'Ambroise de Milan et du pape Damase.. L'empereur donne son nom à l’antique , « » (Grenoble). Son territoire est issu en partie de l'ancien diocèse romain de Vienne devenu un archidiocèse de Vienne.

Le diocèse de Vienne serait quant à lui le premier évêché fondé en Gaule, par saint Crescent, compagnon de saint Paul, vers 160. Il s'étendait sur l'essentiel du Viennois (Romans, La Tour-du-Pin) mais aussi sur le nord du Vivarais, sur la rive droite du Rhône (Condrieu, Annonay). Les archevêques étaient comtes de Vienne. Le diocèse a été supprimé en 1790. La titulature archiépiscopale a été relevée à la Restauration par l'archevêque de Lyon.

Le premier évêque connu de Grenoble est Saint Domnin, attesté vers 380. Les évêques étaient princes de Grenoble. Le territoire du diocèse s'étendait sur une grande partie du Haut-Dauphiné, mais une partie de la Combe de Savoie ( autour de Chambéry) en relevait également jusqu'au début du . Était soumis à la juridiction de l'archevêque de Vienne les diocèses de Grenoble, Valence, Die, Viviers, Tarentaise, Genève et Maurienne.

Le siège épiscopal de Grenoble est retenu en 1791 pour l'établissement d'un diocèse correspondant au département de l'Isère. Sont ainsi placées sous la juridiction de l'évêque de Grenoble des territoires relevant jusqu'alors des diocèses de Vienne (Nord-Isère), mais aussi de Die (Trièves) et de Gap (région de Corps). Douze paroisses de l'archiprêtré de Villeurbanne en sont détachées en 1955 pour rejoindre le diocèse de Lyon.

En 2006, le diocèse devient celui de Grenoble-Vienne-les-Allobroges (), plus communément appelé diocèse de Grenoble-Vienne..

Actuellement, le diocèse compte .

Édifice religieux vignette|220px|La cathédrale Saint-Maurice de Vienne.

Cathédrale Notre-Dame de Grenoble La cathédrale Notre-Dame de l'Assomption est une des rares à avoir conservé un groupe cathédral complet (cathédrale - s, église Saint-Hugues, Palais épiscopal, baptistère du , cloître et maisons canoniales).

Ancienne primatiale Saint-Maurice de Vienne

Églises remarquables

Sanctuaires mariaux & pèlerinages vignette|205px|La sanctuaire de Notre-Dame de La Salette. Le sanctuaire marial de La Salette est le lieu de pèlerinage le plus important du diocèse et le second plus grand pèlerinage français (après Lourdes), depuis l'apparition de la Sainte-Vierge le à deux jeunes bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, sur l'alpage de la Salette, au-dessus de Corps (diocèse de Gap jusqu'en 1790). L'apparition est reconnue en 1851 par Philibert de Bruillard, qui fonde l'année suivante les Missionnaires de Notre-Dame de la Salette. Pèlerinages toute l'année, notamment le et le ( pèlerins par an). De nombreuses statues ou chapelles dédiées à Notre-Dame de la Salette existent dans tout le diocèse (une des premières statues fut celle élevée par De Bruillard à Montfleury).

Notre-Dame-de-l'Osier, sur les contreforts des Chambarans, par Vinay, est un lieu de pèlerinage depuis l'apparition de la Sainte-Vierge à Pierre Port-Combet, protestant, le jour de l'Annonciation 1649. Basilique édifiée par Alfred Berruyer, architecte diocésain, vers 1858. Pèlerinages le , le dimanche autour du et le .

Notre-Dame d'Esparron, patronne du Trièves, au Percy (ancien diocèse de Die). L'origine du pèlerinage remonte à une apparition de la Vierge à des muletiers au . Plusieurs communautés monastiques s'établirent à l'ermitage tout au long du .

Notre-Dame de Milin à Burcin, par Virieu, est le plus ancien pèlerinage marial du Dauphiné. La Sainte-Vierge y était déjà vénérée en 1111. Sa fondation remonte à un vœu fait par trois croisés français revenant de Terre Sainte, et qui furent assaillis en pleine mer par une violente tempête. Pèlerinage annuel aux environs du .

Saint-Bruno à la Grande Chartreuse : maison-mère de l'ordre des Chartreux, fondé par Bruno en 1084.

Saint-Antoine à Saint-Antoine-l'Abbaye, un des grands pèlerinages français du Moyen Âge : les reliques de saint Antoine, père des Moines, sont rapportées de Terre Sainte par un seigneur de la région en 1070. Étape sur le chemin de Compostelle.

Notre-Dame de Vouise au-dessus de Voiron, édifiée en 1864, réplique de la statue Notre-Dame de France du Puy.

La Mure, ville natale de saint Pierre-Julien Eymard, fondateur de la Congrégation du Saint-Sacrement en 1856.

Notre-Dame de Parménie, à l'extrémité du plateau des Chambarans, au-dessus de Tullins. Refuge au des évêques de Grenoble et de Vienne chassés par les Sarrasins. Chapelle édifiée au , dédiée à la Sainte-Croix et déjà lieu de pèlerinage, très fréquenté après les inondations de Grenoble en 1219 par les habitants de la région, pour remercier le Christ et la Vierge de les avoir épargnés. Ancienne chartreuse de femmes. Aujourd'hui lieu de retraites animé par les lasalliens.

La Vierge Noire, sur les contreforts du mont Esson à La Tronche, par Grenoble, très ancien lieu de pèlerinage. Au cimetière ancien de La Tronche, petite chapelle (construite au s. en remplacement d'une autre du ) dédiée à saint Ferjus, évêque de Grenoble au , non loin du lieu de son martyre, et où son corps fut déposé.

Saint-Chef, abbaye fondée au en Bas-Dauphiné par saint Theudère.

Communautés religieuses (actives)

L'ordre des Chartreux a été fondé en 1084 par saint Bruno, venu s'installer avec l'aide de saint Hugues, évêque de Grenoble, dans le désert de la Grande Chartreuse. Monastère de la Grande Chartreuse (Saint-Pierre-de-Chartreuse) maison-mère de l'ordre des Chartreux Monastère de l'Assomption-Notre-Dame (frères) et Monastère Notre-Dame-du-Buisson-Ardent (moniales) dans les bâtiments de l'ancienne chartreuse de Currière (Saint-Laurent-du-Pont) : Famille monastique de Bethléem Ancienne chartreuse de Parménie (Beaucroissant), occupée aujourd'hui par les lasalliens L'ordre des Prêcheurs Abbaye Notre-Dame de Chalais (Voreppe) : moniales dominicaines L'ordre des Frères mineurs Monastère des Clarisses (Voreppe) : moniales L'ordre cistercien de la Stricte Observance Trappe de Notre-Dame de Chambarand (Roybon), trappistines : fondée en 1931 L'ordre du Carmel Carmel de Surieu, fondé en 1984 : carmélites L'ordre de la Visitation Monastère de la Visitation de Voiron, fondé en 1834 Les Petites Sœurs des pauvres Couvent de La Tronche

Possessions des évêques de Grenoble et de Vienne Liste non exhaustive des possessions historiquement tenues en nom propre ou en fief par les évêques de Grenoble et de Vienne : Château de Bressieux, à Bressieux. Château d'Herbeys, à Herbeys.

Personnalités du diocèse Les évêques de Grenoble et de Vienne

En 1161, l'évêque Geoffroy est fait « prince de Grenoble » par l'Empereur ()., Acte (lire en ligne).. Le titre est conservé par ses successeurs jusqu'à la Révolution française.

Le siège épiscopal a été occupé sur de longues périodes par des familles nobles dauphinoises, donnant lieu à des dynasties épiscopales. Ainsi les Guigonides, dont sont issus les comtes d'Albon, placent quatre évêques entre la fin du et la fin du siècle suivant..

Peu de temps après et pendant près d'un siècle, du début du au début du siècle suivant, ce sont les Chartreux qui occupe le siège épiscopal. : Hugues II (1132 — 1148) ; Noël (1148 — 1150) ; Othmar (1150 — 1151) ; Geoffroy (1151 — ap. 1163) ; Jean (1164 — 1220) et Guillaume (1220). Bernard Bligny qualifie cette période d'influence de la Grande Chartreuse d'union de « la bure et la mitre ». Parmi eux deux membres de la famille de Sassenage, auxquels s'ajoute un troisième, Guillaume de Sassenage (1266 — 1281).

À partir de 1337, et pendant près d'un siècle, ce sont cinq membres de la famille de Chissé qui siègent., avant de laisser la place à quatre membres de la famille Alleman, entre 1450 et 1561..

Depuis 2006, le titre d'évêque de Vienne est relevé par l'évêque de Grenoble, portant désormais le titre de Grenoble-Vienne.

Les saints du diocèse

Le site du diocèse présente une liste des « grandes figures du diocèse de Grenoble et Vienne ».

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . (présentation partielle en ligne, sur books.google.fr). (volumes présents sur gallica.bnf.fr, présentation en ligne). . . Valérie Huss, "Abel Gabert, prêtre musicien né à Longechenal (1861-1929) : Un singulier parcours jusqu’à Washington", in Les Chroniques. Revue d’histoire en Dauphiné, , , pp. 30–34 (première partie) et , , (deuxième partie).

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Liens externes