Les salauds vont en enfer est un film français réalisé par Robert Hossein et sorti en 1955.
Synopsis Dans un pénitencier du Midi de la France, les détenus ne parviennent pas à découvrir qui, de Pierre Macquart et de Lucien Rudel, deux d'entre eux qui partagent la même cellule, est le mouchard qui a dénoncé à la police son complice Gauvin qu'on vient de guillotiner. Lors des promenades dans la cour, un groupe mené par Fred inflige des humiliations à Macquart et Rudel afin d'obtenir leurs aveux. Craignant de finir comme victimes d'un règlement de comptes, Macquart et Rudel, à la faveur d'une messe donnée dans l'enceinte de la prison, s'évadent après avoir tué deux gardiens. Ils se réfugient dans un coin isolé de Camargue où ils découvrent la cabane d’un jeune couple, un peintre et son modèle, et abattent le compagnon de la séduisante Éva qui tentait de leur résister. Celle-ci va alors user de tous ses charmes pour mener les meurtriers à leur perte.
Notes sur le scénario Le film s'ouvre par l'avertissement suivant
L'histoire se déroule en trois temps : une première partie dans le pénitencier, la seconde en cavale, et la troisième en Camargue, mais la violence est omniprésenteVoir « Note 1 ».. Dans la prison, agressions et morts s'additionnent. Il y a le suicide de Georges Bagot incarné par Jacques Duby qui déploie d'abord ses talents comiques (son imitation de Mistinguett, et son « bebop'strip-tease »), puis tragiques face à sa femme Germaine (Marthe Mercadier) venue faire sa demande de divorceÀ l'époque du tournage, Jacques Duby et Marthe Mercadier sont déjà des têtes d'affiche au théâtre. Ils se retrouveront sur les planches 18 ans plus tard dans la pièce Les Quatre Vérités de Marcel Aymé (1973).. Ensuite, étranglement du gardien Jérôme (Robert Dalban) par Macquart et Rudel, matraquages, fusillades… Cavale avec agression envers le pompiste (Charles Blavette) à la station-service et abattage de son chien. Troisième partie, où les trois protagonistes, Éva, Macquart et Rudel s'affrontent dans un torride huis closRappelant que le film est l'adaptation d'une pièce de théâtre., un bout du rivage de Camargue. L'architecte-décorateur Serge Pimenoff a conçu, au milieu des dunes photogéniques, une étrange cabane d'où la caméra de Robert Hossein ne s'éloigne guère. La jeune Éva, comme Marina Vlady le souligne dans sa biographie, utilise de ses 17 ans afin d'exacerber les désirs des évadés jusqu'à ce qu'ils se dressent l'un contre l'autre avant d'aller périr dans l'enfer des sables.
Fiche technique Titre original : Les salauds vont en enfer Réalisation : Robert Hossein, assisté de Jean Valère Superviseur réalisation : Georges Lampin Scénario : Robert Hossein et René Wheeler d’après la pièce de théâtre éponyme de Frédéric Dard de 1954Mise en scène de Robert Hossein, avec Robert Berri, Roger Hanin et Luce Aubertin, pièce créée au théâtre du Grand-Guignol, Paris (source : catalogue général de la BnF). Pièce et film ont fait l'objet d'une novélisation éditée en 1956 par Fleuve noir . Décors : Serge Pimenoff, assisté par Pierre Duquesne Photographie : Michel Kelber Cadrage : Louis Stein Son : Lucien Lacharmoise Montage : Charles Bretoneiche Musique : André Hossein (orchestre dirigné par Jean Medinger) Producteur : Jules Borkon Directeur de production : Jean Perdrix Société de production : Champs-Élysées Productions (France) Sociétés de distribution : Discifilm (France), Gaumont (France), Télédis (vente à l'étranger)Unifrance.org. Pays de production : Langue originale : français Format : 35 mm — noir et blanc — 1.33:1 — son monophonique Genre : drame Durée : 91 minutes Date de la première présentation publique (PPP) : France : Unifrance - Mentions techniquesIMDb Informations sur la sortie Classification et visa CNC : tous publicsLe CNC n'émet aucun avertissement, pourtant les scènes violentes se succèdent du début jusqu'à la fin et peuvent heurter un public jeune ou sensible : humiliations, bagarres sanglantes, étranglement, matraquages, fusillades, abattage d'animal, tentative de noyade, agression sexuelle, etc., visa d'exploitation délivré le Affiche : Jean Mascii (France)
Distribution Marina Vlady : Éva Henri Vidal : Pierre Macquart Serge Reggiani : Lucien Rudel Jacques Duby : Georges Bagot Robert Dalban : JérômeLa plupart des bases de données lui attribuent par erreur le prénom « Clément ». Quand ils commencent à songer à leur évasion et à leur gardien, Rudel dit à Macquart : . Ce qu'ils font un peu plus tard en l'étranglant., le gardien de Macquart et Rudel Robert Hossein : Fred, le meneur des détenus Lucien Raimbourg : le gardien-chef Charles Blavette : le pompiste de la station-service Purfina Bachir Touré : le détenu noir Jean Clarieux : le gardien assommé par Macquart Guy Kerner : l'artiste peintre, amant d'Éva Marthe Mercadier : Germaine, la femme de Georges Bagot Serge Sauvion : un détenu
Chanson du film Que ton cœur soit ma maison, blues interprété par Bachir Touré.
Production Tournage Année de prises de vue : 1955 Intérieurs : studios Marcel Pagnol (Marseille) Extérieurs dans le Gard : Camargue côté Grau-du-Roi, Lézan
Distribution Roger Hanin est crédité par erreur dans la distribution par certaines bases de données, sans doute une confusion due au fait qu'il était l'un des protagonistes de la pièce de théâtre lors de sa création en 1954Les salauds vont en enfer sur le site Archives du spectacle.
Accueil Marina VladyExtrait de ses mémoires, 24 images / seconde, Éditions Fayard, Paris, 2005 . :
Notes et références Notes
Références Liens externes
Catégorie:Film français sorti en 1955 Catégorie:Film dramatique français Catégorie:Film sur la prison Catégorie:Adaptation d'une pièce de théâtre française au cinéma Catégorie:Film français en noir et blanc Catégorie:Film tourné en Camargue Catégorie:Film tourné dans le Gard Catégorie:Film tourné à Marseille Catégorie:Film se déroulant en région Occitanie Catégorie:Film tiré d'une œuvre de Frédéric Dard Catégorie:Film réalisé par Robert Hossein Catégorie:Film avec une musique composée par André Hossein