Yi Xing (), né Zhang Sui (), un astronome, mathématicien, ingénieur et moine bouddhiste chinois ayant vécu durant la Dynastie Tang. il met au point la première horloge à échappement chinoise en 725, en combinant une clepsydre et une roue à aubes, pour alimenter une sphère armillaire rotative.
Science et technologie
Observations terrestres et astronomiques Au début du , la Cour Impériale des Tang donne à Yi Xing la charge de procéder à des observations terrestres et astronomiquesHsu, 98.. Ces observations ont de nombreuses finalités, car il doit : obtenir de nouvelles données astronomiques qui doivent aider à prévoir les éclipses solaires ; corriger les failles du calendrier lunaire utilisé à l'époque, afin qu'un nouveau calendrier mis à jour soit utilisé à la place ; déterminer la mesure de la longueur de l'arc de méridien, pour mettre fin aux confusions créées par la pratique alors en vigueur qui consistait à utiliser la différence entre les longueurs de deux ombres observées en même temps à deux endroits différents pour déterminer la distance au sol entre eux Concernant la mesure de l'arc de méridien, il convient de noter que la méthode avec les ombres est la même que celle utilisée par le savant grec Ératosthène (276-).
Pour mener à bien sa mission, Yi Xing dispose de treize sites d'essai établis dans tout l'Empire, et s'étendant de Jiaozhou en Annam, à la latitude 17°N, jusqu'à la région située immédiatement au sud du lac Baïkal, à la latitude 50°NHsu, 99.. On procède à trois observations sur chaque site : une pour la hauteur de Polaris, une pour les longueurs d'ombre en été et une pour les longueurs d'ombre de l'hiver. Les latitudes ont été calculées à partir de ces données, tandis que celui de la longueur d'un degré de méridien était assez précis par rapport aux calculs modernes. Yi Xing a compris les variations dans la longueur d'un degré de méridien, et a critiqué les chercheurs précédents qui prenaient une estimation pour les longueurs d'ombre et l'utilisaient durant toute l'année, hiver comme été.
Grâce à la sphère armillaire qu'il a construite, il calcule les coordonnées de corps célestes et trouve la distance polaire de 28 étoiles du Zodiaque. Et en comparant ses résultats aux résultats de prédécesseurs et aux sources notoires il déduit que certaines étoiles de la constellation du Sagittaire avaient modifié leur position. Il émet alors l’hypothèse d’un mouvement propre aux étoiles, mouvement qui ne sera découvert que plus d'un millénaire après sa mort.
Horloge à échappement et sphère armillaire De son vivant, Yi Xing était déjà célèbre pour son génie; un de ses exploits mathématiques étant d'avoir calculé le nombre de positions possibles sur un plateau de jeu de Go, malgré les difficultés qu'il a rencontrées parce qu’il n'avait pas de symbole a sa disposition pour représenter le chiffre zéro. Avec son associé Liang Lingzan, un fonctionnaire de la Cour Impériale, il est surtout connu pour avoir créé la plus ancienne horloge à échappement chinoise connue, pour faire se mouvoir une sphère armillaire rotative grâce à un mécanisme alimenté par l'eau. Cependant, il ne faut pas oublier qu'Yi Xing s’appuie sur les découvertes et les réalisations des ingénieurs mécaniciens chinois précédents pour développer ses propres créations. Parmi ceux dont les travaux ont inspiré Xing, on trouve l'homme d'État et spécialiste des engrenages Zhang Heng (78 – 139) de la dynastie Han, le tout aussi brillant ingénieur Ma Jun (200 – 265) de la période des trois royaumes, et le taoïste Li Lan (c. 450) de la période des Dynasties du Nord et du Sud.
Zhang Heng a été le premier à utiliser un système hydraulique, impliquant une roue à aubes et une clepsydre, pour actionner mécaniquement une sphère armillaire rotative. Dans ce mécanisme, l'eau qui s'écoule lentement de la clepsydre fait tourner la roue à aubes, qui elle-même met en mouvement une patte qui fait tourner des engrenages dentés implantés sur un axe polaireNeedham, Volume 4, 532.. Grâce à ce mouvement lent et calculé, la sphère armillaire tourne en fonction des mouvements des planètes et des étoiles, tels qu'ils avaient été observé à l'époque. Ma Jun, lui, a intégré des vérins horizontaux dans ses mécanismes et crée divers jouets mécaniques activés par des roues hydrauliques. Enfin, le taoïste Li Lan était un expert dans l'usage des clepsydres et a créé des systèmes de balance pour peser l'eau qui est utilisée dans le réservoir de la clepsydre. Toutes ces expériences des siècles précédents furent une source d'inspiration pour Xing. C'est donc comme ses prédécesseurs, et comme certains de ses successeurs, (C.F la tour horloge de Su Song), qu'Yi Xing s'est tourné vers la puissance hydraulique pour faire fonctionner et tourner sa sphère armillaireNeedham, Volume 4, 470.. Voici ce que dit, en anglais, l'historien Joseph NeedhamConcernant l'orthographe utilisé dans cet extrait des œuvres de Needham, il faut se rappeler qu'il utilisait toujours la méthode de Romanisation Wade-Giles, même si la méthode Hanyu pinyin était devenue en 1976 le système de romanisation du mandarin promu officiellement par la République populaire de Chine :
En ce qui concerne l'usage du mercure au lieu de l'eau, le premier à utiliser du mercure liquide pour actionner une sphère armillaire est Zhang Sixun, en l'an 979. Il a l'idée de procéder à ce changement, car, contrairement à l'eau, le mercure ne gèle pas pendant l'hiverNeedham, Volume 3, 350.Needham, Volume 4, 471.. À l'époque de la dynastie Song, la période durant laquelle vit Sixun, le texte du Song Shi (960–1279) évoque Yi Xing et la raison pour laquelle sa sphère armillaire n'a pas survécu aux TangComme pour la citation précédente, ce texte utilise la Romanisation Wade-Giles:
Voici ce que disent les textes de la dynastie Tang datant du , sur le travail de Yi Xing, les instruments astronomiques du et le destin de sa sphére armillaireComme pour les citations précédentes, ces textes utilisent la Romanisation Wade-Giles:
Bouddhisme vignette|180px|Pagode commémorative du moine Yi Xing. Bien qu'appartenant à l'école Chan du nord, il a été élève du maître tantrique indien Shubhakarasimha ce qui l'a amené par la suite à écrire un commentaire sur le Maha Vairochana Sutra. Ce travail a eu une influence forte sur le moine japonais Kūkai fondateur du Bouddhisme ShingonRethinking Japan .
Il a effectué un très long pèlerinage en Inde, par la mer, en passant par l'empire de Sriwijaya, dont il a fait le récit, tout comme son presque contemporain, le moine Xuanzang. Ces récits très détaillés nous renseignent ainsi sur la vie et les monuments bouddhistes visibles au .
Hommage L'astéroïde (1972) Yi Xing a été nommé ainsi en hommage à l'astronome chinois.
Au temple bouddhiste Tiantai de Guoqing, situé au mont Tiantai dans la province de Zhejiang, il y a une pagode érigée juste à l'extérieur du temple, qui est connue comme étant la pagode commémorative du moine Yi Xing. Son tombeau est également situé sur le mont Tiantai.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Hsu, Mei-ling. The Qin Maps: A Clue to Later Chinese Cartographic Development, volume 45, Imago Mundi, 1993, 90-100. Ju, Zan, "Yixing". Encyclopédie de Chine (Religion Edition), ed. Needham, Joseph (1986). Science and Civilization in China: Volume 3. Taipei: Caves Books, Ltd. Needham, Joseph (1986). Science and Civilization in China: Volume 4, Part 2. Taipei: Caves Books, Ltd. Boscaro, Adriana (2003) Rethinking Japan: Social Sciences, Ideology and Thought. Routledge. 0-904404-79-x Liens internes (1972) Yi Xing, astéroïde Liens externes Yi Xing at Chinaculture.org Yi Xing's Tomb Tiantai Mountain Yi Xing at the University of Maine
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