Henri Rillart de Verneuil, né à Faverelles (Loiret) le et mort le à Paris, est un propriétaire agricole et un homme politique français.

Biographie

Marie-Victor-Henri RillartLe nom est bien RillarT et non RillarD comme l'écrivent les sites de l'Assemblée Nationale et du Sénat de Verneuil, dit Henri, est né le au château du Puits à Faverelles dans le Loiret, propriété de la famille de sa mère où ses parents, Charles-Louis-Marie Rillart de Verneuil et Marie-Marguerite Boitel de Dienval, avaient trouvé refuge face à l'avancée prussienne.

La famille Rillart de Verneuil est une famille laonnaise, aujourd'hui éteinte, connue depuis l'an 1550, qui accéda à la noblesse par l'acquisition d'une charge de secrétaire du Roi de la Grande Chancellerie de France le A. N., V² 35 en la personne de Jacques II Rillart,(1625-1696), son fils, le chevalier Mathieu-Jacques Rillart, (1655-1732), devint seigneur de Verneuil par acquisitions successives de la succession de la famille Thuret à partir du .

Henri de Verneuil fait ses études avec son frère aîné et son frère cadet au collège Stanislas à Paris de 1880 à 1884. En 1889, il s'engage pour cinq années dans l'armée, d'abord aux chasseurs, puis aux spahis et enfin aux hussards dont il finit lieutenant de réserve au régiment. Le , il épouse civilement et religieusement en la commune de Verneuil-Courtonne, aujourd'hui Moussy-Verneuil, Marie-Louise-Félicie-Gabrielle de Berthoult de Hautecloque (château de Guimerville, à Saint-Just-en-Chaussée, 1868-1850, château de la Bôve, à Bouconville-Vauclair), veuve du comte LachaudCharles Ernest Lachaud, comte romain, (1868-1895), fille de Jean-Louis-Adrien, comte de Berthoult de Hautecloque, ancien officier de la Garde impériale, et de Berthe Le Grand.

Le , il acquiert le château de La Bôve, ancienne résidence de la duchesse de Narbonne-Lara La duchesse y reçut Mesdames de France, filles de Louis XV, pour la venue desquelles elle fit à grands frais établir une route carrossable qui prit le nom de chemin des Dames, partiellement ruiné, dont il fit modifier et agrandir l'ancien pavillon du régisseur dans un style composite tendant vers l'Art nouveau durant une campagne de construction de 1899 1901 ; il ajouta en 1907 une chapelle dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Hospitalier de Lourdes avec son épouse, il est fait commandeur de l'ordre de Saint Grégoire le Grand par bref pontifical du .

Lors de la mobilisation générale du , il rejoint en tant que lieutenant le chasseur, escadron divisionnaire, 1 division, corps d'armée, dans l'Est de la France. Son épouse s'engage comme infirmière militaire. Blessé au front par un éclat d'obus le , cinq fois cité à l'ordre du jour12 juin 1916 ; 10 août 1916 ; 24 avril 1917 ; 21 mai 1917 ; novembre 1917, chevalier de la Légion d'honneur le , il finit la guerre avec le grade de capitaine du chasseur, non sans avoir fourni les informations qui amenèrent à l'anéantissement de son château de La Bôve, où se tenait l'état-major de l'armée allemande sur le Chemin des Dames. Le château fut reconstruit après l'Armistice dans un style inspiré des folies du règne de Louis XV et la nouvelle chapelle dans le style classique fut bénie en 1932.

Carrière politique

De 1901 à 1910, il exerce la fonction de maire de Bouconville, puis celle de conseiller général du canton de Craonne jusqu'en 1940. Il est élu pour la première fois député de l'Aisne sous l'étiquette Entente républicaine démocratique, du à , deux fois sous l'étiquette Union républicaine démocratique, du à , et enfin sous l'étiquette Républicain et social du au , date à laquelle il devient sénateur, durant deux mandats jusqu'au , siégeant au sein du groupe parlementaire de la Fédération républicaine, puis de l'Action nationale républicaine et sociale.

Léon Daudet écrit : « La fougue et la présence d'esprit sont les deux qualités de l'interruption, qui n'est pas une arme négligeable. Parmi les meilleurs interrupteurs on compte MM. Rillart de Verneuil... »La chambre nationale, 16 novembre 1919.

Réélu le , il vote le , en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il ne retrouve pas de mandat parlementaire après la Libération.

Il est mort à Paris, en son appartement du 7, avenue Montaigne, le Archives départementales de Paris, 1948, Décès, 08, 8D 238..

Notes et références

Voir aussi Sources Charles-Henri de Gouzillon de Belizal, Histoire et généalogie de la Maison Rillart

Liens externes

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