Le régiment de tirailleurs sénégalais (ou RTS) est un régiment de l'Armée de terre française. Formé de tirailleurs sénégalais, il participe à la guerre du Rif et à la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations 1920 : Création, en Turquie, du régiment de tirailleurs sénégalais à partir des : bataillon de tirailleurs sénégalais bataillon de tirailleurs sénégalais bataillon de tirailleurs sénégalais 1923 : Renommé régiment de tirailleurs coloniaux 1926 : Redevient régiment de tirailleurs sénégalais 1939 : Dissolution le , recréation le 15 du mois 1940 : Dissolution 1944 : Recréation du régiment de tirailleurs sénégalais 1946 : Dissolution

Historique des garnisons, combats et batailles du RTS Entre-deux-guerres Le régiment est créé le ou le en Turquie, par fusion des , et déployés dans l'ancien empire ottoman depuis . Il participe à l'occupation de la zone neutralisée des détroits de la région de Constantinople. Il mène des opérations de gestion des camps de transit de réfugiés de la guerre civile russe à Lemnos, Gallipoli, Monib-Bey-Déré et Halki. En plus de ses tâches d'occupation, le régiment est pris dans le contexte de la guerre d'indépendance turque.

Après la signature du traité de Lausanne le qui entérine la victoire turque, le régiment quitte la Mer Égée en septembre-.

Du au , il prend le nom de de tirailleurs coloniaux.

En , le régiment quitte Marseille pour participer à la guerre du Rif au Maroc. Il y méritera l'inscription « Maroc : 1925-1926 » sur son drapeau. Le régiment défend notamment, avec sa , le poste d'Aïn-Bou-Aïssa, pris par les Rifains le après un siège commencé le . Entre son arrivée au Maroc et , pour un effectif moyen de , le déplore 57 morts, 54 blessés et 107 disparus.

Revenu en France en , le régiment stationne dans divers camps du sud de la France avant de s'implanter en 1928 à La Rochelle et Saintes. Il fait partie à la fin de l'entre-deux-guerres de la coloniale de la d'infanterie coloniale (état-major de la brigade à La Rochelle, état-major de la division à Bordeaux).

Seconde Guerre mondiale Mobilisation

Au , la compagnie de commandement du de tirailleurs sénégalais est formée à La Rochelle et Saintes, elle est constituée en grande partie de réservistes.

Le arrivée du lieutenant-colonel Perretier.

Le départ du colonel Baudin qui va prendre le commandement de l' de la ; arrive également le capitaine Chabrelie qui prend les fonctions de médecin chef en remplacement du Capitaine Breteau passé au . Perretier lieutenant-colonel, commandant le régiment: Colin capitaine, chef d'état-major Freund Paul ( - ) Capitaine. Décèdera à Beaumont en Argonne) Les lieutenants : Casaula, Guichard et Vallentin, officier d'SM Gaborit lieutenant, officier de liaison Chabrelie capitaine, médecin chef Guérit lieutenant, vétérinaire Babel capitaine, commandant la compagnie Guillet lieutenant, Pionnier Messmer sous-lieutenant, chef transmissions Cortadellas sous-lieutenant, éclaireur motos Graff Commandant, chef de bataillon

Ces officiers sont relayés par : 2 adjudants-chef, 2 adjudants, 3 sergents chef, 19 sergents, 9 caporaux-chef, 10 caporaux, 1 sergent indigène, 5 caporaux indigènes.

Le le lieutenant-colonel est promu colonelDocument remis lors de la célébration du des combats de Chartainvilliers 23/06/1990.

Le est l'un des trois régiments d'infanterie de la d'infanterie coloniale. Cette division est placée en réserve de la qui doit en premier lieu protéger la ligne Maginot d'une manœuvre tournante.

Hivernage Il passe l'hiver 1939-1940 à Marseille. Le régiment est dissout le pour former le d'infanterie coloniale mais est recréé le . Il retourne auprès de la en avril.

Bataille de France

Le RTS combat dans les Ardennes et sur la Meuse participant aux combats de Beaumont-en-Argonne, Brillon-en-Barrois, Bourmont. Entre le 18 et le , ces tirailleurs sont faits prisonniers au sud de Sion (Meurthe-et-Moselle), alors qu'ils opèrent un repli sur les Vosges.

Dans la nuit du 15 au , lors de la deuxième phase de la campagne de France, des soldats allemands, appartenant probablement à la Panzerdivision, massacrèrent dans la forêt de Brillon une cinquantaine de tirailleurs sénégalais prisonniers, dont de nombreux blessés, appartenant au de tirailleurs sénégalaisScheck, R. (2007). Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Tallandier. p.52..

Le un bataillon du RTS sous les ordres du commandant Graff doit stopper l'avancée allemande au niveau du pont du village d'Harréville-les-Chanteurs, dans la Haute-Marne. Le bataillon se battit jusqu'au bout mais fut décimé. Un monument à la mémoire des tués du bataillon rappelle ce fait d'armes.

De 1945 à nos jours Recréé le pour servir de troupe de souveraineté au Maroc, son drapeau défile cependant le à Marseille. Il est dissous le .

Ses traditions sont reprises en 1958 sous le nom de régiment d'infanterie de marine.

Drapeau Il porte l'inscription Maroc 1925-1926.

400x400px|étendard

Insigne L'insigne du régiment, créé à La Rochelle en 1937 et homologué en 1945, présente un écu aux armes de La Rochelle.

vignette|L'insigne au porc-épic, conçu pour le en 1939 et adopté par le . Un autre insigne, prévu en 1939 pour le régiment, est adopté par le d'infanterie coloniale : un porc-épic avec la devise Tocosi se gaousos (touche si tu l'oses).

Personnalités ayant servi au sein de l'unité

Dominique Parsuire, résistant, sous-lieutenant de réserve au régiment en 1924 ;

Georges Koudoukou, au de 1929 à 1931 ; Jacques Massu, lieutenant en 1934 ;

Pierre Messmer, en 1937-1939, alors sous-lieutenant ; Addi Bâ, soldat engagé volontaire au régiment en 1939, devenu adjudant et l'un des premiers résistants du massif des VosgesLe Terroriste noir de Tierno Monénembo, éditions du Seuil, 2012. ; Guy Le Coniac de La Longrays, en mai et comme aspirant, plus tard compagnon de la Libération.. Pierre Poletti (1894-1971), Compagnon de la Libération.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

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Liens externes

Les tirailleurs sénégalais en 1940 Articles connexes Liste des unités de tirailleurs sénégalais Armée française en 1940 Grades de l'Armée de terre française

TIR SEN, 012 R, 012