Salah Bouchafa, né à Harbil Kabylie en Algérie française en 1903, est un ouvrier, syndicaliste, militant communiste, indépendantiste et résistant algérien en France, mort en déportation au camp de concentration de Dachau en Allemagne le .
Biographie
Salah Bouchafa naît le à Harbil en Kabylie (département de Constantine) dans une famille de journaliers. Après avoir suivi une scolarité à l'école primaire française puis l'école arabe, il émigre en France en 1920 à l'âge de seize ans. Il travaille trois ans dans les mines du Gard avant de repartir en 1923 en Algérie pour son service militaire.
Il repart en France et travaille en tant qu'ouvrier dans une usine de Clichy. Bouchafa est militant communiste, syndicaliste et indépendantiste. Avec d'autres travailleurs algériens immigrés, il est membre fondateur de l’Étoile nord-africaine, organisation révolutionnaire et indépendantiste. Membre du Parti Communiste français, il est un temps permanent de la section coloniale du PCF. En 1930, il est le gérant du journal Le Réveil Colonial publié en arabe.En 1931, l’année même de l’exposition coloniale de Paris, Salah Bouchafa est le responsable de la section nord-africaine de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) pour les questions coloniales. Il est envoyé en formation en URSS par le PCF sous le pseudonyme de Marcel Philippe. En 1937, il préside la Ligue de Défense des musulmans nord-africains.
Antifasciste, il refuse la victoire de l’Allemagne nazie et continue à militer dans le PCF clandestin. Il est arrêté le à Clichy, puis interné au camp de Compiègne. Le , il est déporté au camp de concentration de Sachsenhausen où il reçoit le matricule 59101. Le , il est transféré au camp de concentration de Dachau où il reçoit le matricule 80233. Salah Bouchafa meurt à Dachau le lors d'un bombardement.
Il reçoit, à titre posthume, la mention « mort pour la France » en 1948 et « mort en déportation » en 1987. Après guerre, la Ville de Paris donne son nom à un foyer pour travailleurs algériens rue Lecomte dans le .
Notes et références
Références
Sources Linda Amiri, Résistants-déportés algériens, les oubliés de l'Histoire. L'Humanité du 26-12-2006 ; Archives de la Préfecture de police de Paris.
Catégorie:Résistant algérien Catégorie:Résistant communiste français Catégorie:Syndicaliste de la CGTU Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Naissance en décembre 1903 Catégorie:Personnalité morte au camp de concentration de Dachau Catégorie:Décès en avril 1945 Catégorie:Décès à 41 ans Catégorie:Déporté au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen Catégorie:Personnalité de la liste Portraits de France