Plougoumelen est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Ses habitants sont les Plougoumelenois, Plougoumelenoises ou Plougoulenistes.

Géographie Situation Plougoumelen fait partie du Parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Relief et hydrographie Relief Les altitudes les plus élevées se rencontrent dans la partie nord du finage communal, jusqu'à 51 mètres entre les hameaux de Locmaria et Cléguérec ; elles s'abaissent progressivement vers le sud-ouest, jusqu'à 11 mètres à l'ouest de Toul er Lann, et même jusqu'au niveau de la mer en allant vers l'ouest, puisque le territoire communal est riverain de la rive gauche de la Rivière du Bono (ou Sal), en fait une ria en aval du moulin de Pont Sal. Le bourg est à une altitude intermédiaire, vers 27 mètres.

vignette|La plage du Tron (Traon), sur la rive gauche du Sal, en Plougoumelen. vignette|La rive gauche du Sal (Rivière du Bono) juste en aval du Traon, en Plougoumelen. vignette|La Rivière du Bono (le Sal) vue des environs d'En Ti Nuy en Pluneret ; à l'arrière-plan le clocher de l'église paroissiale de Plougoumelen.

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Sal, le Lan, le Vincin et divers autres petits cours d'eau..

Elle est limitée à l'ouest par le Sal, un petit fleuve côtier aux méandres assez accentués et encaissés (notamment celui du moulin de Kervilio), et plus en aval par la Rivière du Bono, ria précitée. Ce cours d'eau reçoit sur sa rive gauche quelques petits affluents dont les confluences avec la ria de la Rivière du Bono forment des anses : celle de Lann Vihan émerge totalement à marée basse ; celle de l'étang de Kervilio (qui sert aussi de limite communale avec Le Bono), anciennement estuaire du tout petit fleuve côtier Len, a été transformée par l'aménagement du dit étang.

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlougoumelenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Kervilio, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Auray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports

La voie express RN 165 traverse la partie nord de la commune, laquelle est desservie par l'échangeur routier du Kénéah, lequel permet via la D 101E de relier le bourg de Plougoumelen, qui est à l'écart de ce grand axe de circulation, et une bonne partie de la commune (sa partie sud relié le bourg de Plougoumelen au Bono en passant par la digue de l'étang de Kerlivio). L'ancienne RN 165, devenue la D 765, a un tracé proche et parallèle à la voie express. La tradition rapporte que par le passé à Pont-Sal parfois « les brigands détroussaient les voyageurs des diligences »..

La D 19, de Vannes à Sainte-Anne-d'Auray longe la limite nord de la commune.

La ligne ferroviaire de Paris à Quimper traverse la commune dans sa partie nord, mais Plougoumelen n'a pas de gare, et il faut se rendre dans la gare d'Auray ou celle de Vannes pour prendre le train.

Paysages et habitat

Plougoumelen a un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en écarts constitués de hameaux et fermes isolées. Mais ce paysage traditionnel a beaucoup été transformé en raison de l'extension du bourg, la création de nombreux lotissements entraînant une importante périurbanisation autour du bourg et, à un degré moindre, autour de certains hameaux comme Lestréviau, le Hallate, Lohenven et Penvern.

Une importante zone d'activités industrielles et commerciales s'est développée à proximité de l'échangeur routier de Kénéah, tant au nord qu'au sud de la voie express.

La partie nord-est de la commune a conservé de nombreux bois, principalement au nord de la RN 165 (Lann Loperhet, Lann er Hénéah, ou encore sur la rive droite du Sal), mais aussi au sud de celle-ci (Guernen) ; les rives du Sal, en pente forte par endroits, sont aussi restées boisées en amont du moulin de Pont Sal et notamment autour du château du même nom.

Urbanisme Typologie Au , Plougoumelen est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,6 %), zones agricoles hétérogènes (26 %), forêts (19,8 %), prairies (8,5 %), zones urbanisées (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), zones humides côtières (1,8 %), eaux maritimes (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Parrochia de Cumelen en 1219 ; Ploegomelen en 1427, en 1448 et en 1536 ; Plogomelen en 1464 et en 1477 ; Plougoumelan en 1481..

Plougoumelen, en breton Plougouvelen, se décompose en Plou signifiant « paroisse » et de l'anthroponyme Konvelen remplacé par saint Melaine. Le nom Melaine semble venir de l'adjectif breton melen (jaune). Selon A. Marteville et P. Varin le nom était à l'origine « Plougou-Melenn » (« la paroisse de saint Melaine »)..

Plus tard, à une date indéterminée, saint Philibert, abbé de Noirmoutier, fut associé à saint Melaine et devint même le principal saint patron de la paroisse.

Histoire

Préhistoire Outre les menhirs et le dolmen de Men-Druec (désormais en Le Bono), signalés détruits en 1853 par A. Marteville et P. Varin, ces derniers citent « un peulven d'environ 2 mètres, jadis vertical et aujourd'hui gisant sur le sol », qui présente à son sommet une cavité en forme de carré long ; un petit dolmen de 3 mètres, situé entre Pontsal et le bourg, « supporté par huit pierres, dont quatre sont verticales et les quatre autres orientées vers le nord » et, à l'est et à l'ouest de la vallée de Pontsal deux barrows tronqués de 5 mètres d'élévation, l'un au milieu d'un taillis, l'autre au bord d'un précipice.

Antiquité

La voie romaine allant de Vannes (Darioritum) à Hennebont suit la limite entre les communes de Plougoumelen et Plescop ; une autre voie romaine de moindre importance traverse la partie sud de la commune de Plougoumelen : venant de Vannes par la route d'Auray, traversant le bourg de Baden, elle entre par le sud dans la commune de Plougoumelen, passant par les villages de Kerléan, Mané-Guen, du Mané (ou de la Montagne), de Kerbihan, pour aboutir au hameau du Bono. « Pour joindre le pont romain de la pointe de Kerisper, et compléter ainsi la communication entre Vannes et Locmariaquer, on suppose qu'un pont romain, aujourd'hui détruit, devait exister au hameau du Bono et traverser la Sal ».

Moyen-Âge

Selon Jean-Baptiste Ogée en 1400 le château de Pont-Sal, qui était la principale seigneurie de Plougoumelen, appartenait à Jacques de Pont-Sal, qui eut un fils nommé YvesYves de Pontsal, né au château de Pont-Sal à une date inconnue, évêque de Vannes entre 1444 et 1476., qui fut vice-chancelier du duc de Bretagne de 1451 à 1457 et évêque de Vannes. En 1536 la terre de Pont-Sal, petite seigneurie d'environ 800 hectares, appartenait à Henri de Launay, en 1598 à la famille Talhouët de Kerservant et par la suite aux Botherel de Quintin..

En 1430 le manoir de Ros appartenait à Jean Halsehuiche ; celui de Gorsty à Louis de Beaupré ; Kerdrech aux Chevaliers du Saint-Esprit . En 1530 Treufal appartenait à Michel Gillard ; Trevelen à Jean Lorveloux ; le Ros à Olivier de Coltedo et Kerdréan à Jean de Musuillac..

Temps modernes vignette|Carte de Cassini (paroisses de Plougoumelen et Pluneret). La confrérie du Saint-Sacrement de l'Autel, dite aussi confrérie de l'Adoration perpétuelle fut créée en 1655 ; Plougoumelen possédait aussi alors trois chapelles frairiennes : Notre-Dame de Bequerel, Saint-ThuriauCette chapelle, située dans le village de Lestréviau, est encore mentionnée en 1930, mais a disparu depuis. et Notre-Dame de LocmariaCette chapelle est encore mentionnée en 1930, mais a disparu depuis. ; en plus chaque manoir devait avoir sa chapelle domestique, mais elles ont disparu sans laisser aucune trace. Plougoumelen avait aussi huit chapellenies, réparties entre l'église paroissiale et les diverses chapelles..

En 1759 une ordonnance royale de Louis XV ordonne à la paroisse de Plogomelin [Plougoumelen] de fournir 28 hommes pour servir de garde-côtes..

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plougoumelen en 1778 :

Révolution française

Mathurin Derian, recteur de Plougoumelen depuis 1767, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé ; prêtre réfractaire, âgé, il émigra en Espagne.

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