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L'Union sportive de la médina d'Alger (en ), couramment abrégé en USMA ou encore USM Alger, est un club de football algérien basé à Alger. Fondé le , il est le premier club à avoir remporté le championnat d'Algérie de football en 1963 avec sa légende et ancien capitaine d'équipe Abdelaziz Ben Tifour.
Le club possède l'un des palmarès les plus étoffés du football algérien, remportant le championnat d'Algérie 8 fois et la coupe d'Algérie à 10 reprises étant le détenteur abolsu de nombre victoires dans cette compétition en remportant sa dixième consécration lors de l'édition 2025-2026 de la Coupe, ainsi que trois Supercoupe d'Algérie, une Coupe arabe des clubs champions, deux Coupe de la confédération et une Supercoupe de la CAF. L'IFFHS classe l'USMA à la des meilleurs clubs africains de la décennie 2001-2010.. Cinq ans plus tard, en Ligue des champions de la CAF, le club atteint pour la première fois de son histoire la Finale de la Ligue des champions de la CAF 2015 mais s'incline lourdement devant le TP Mazembe.
Après son premier titre de champion d'Algérie en 1963, l'USM Alger connaît une longue période de disette notamment marquée par sept défaites en finale de la coupe d'Algérie, dont cinq consécutives de 1969 à 1973. Le club change de nom en 1977 et devient lUnion sportive kahraba d'Alger dans le cadre d'une réforme sportive entreprise par l'État algérien. La disette de titres prend fin en 1981 quand l'USKA, alors en D2, remporte la coupe d'Algérie pour la première fois de son histoire. Sept ans plus tard, en 1988, les Rouges et Noirs sous l'appellation d'Union d'Alger, remportent à nouveau la compétition.
Le club récupère son ancien sigle d'USMA à la suite de l'abandon définitif de la réforme sportive à la fin des années 1980. De 1990 à 1995, les Usmistes végètent en deuxième division pendant cinq saisons, la plus longue période passée par l'équipe en D2 depuis l'indépendance du pays. À son retour en D1, l'USMA connaît son âge d'or durant la décennie 1995-2005 sous la présidence de Saïd Allik, remportant quatre championnats ainsi que cinq coupes d'Algérie, sans gagner la Ligue des champions de la CAF. En 2010, dans le cadre de la professionnalisation du football algérien, l'USMA change de statut pour devenir une société sportive par actions. Dans la foulée, le club est racheté par l'actionnaire majoritaire, l'homme d'affaires Ali Haddad.
En , le club est racheté par Serport, groupe algérien des services portuaires. Le Groupe Serport, est l'actuel actionnaire majoritaire du capital social de la SSPA-USMA avec 94,34% d'actions. Le rachat des parts détenues par l'ETRHB et la famille Haddad par le groupe étatique Serport, est effectué le , après une année difficile pour le club à la suite des démêlés judiciaires d'Ali Haddad. Concernant les autres actionnaires du club, le Club sportif amateur (CSA) de l'USMA, représenté par Saïd Allik et Rabah Allam possèdent environs 4% des actions du club, quant aux 1% d'actions restantes elles sont détenues par d'autres actionnaires minoritaire, entre autres par la famille du défunt Boualem Chendri. ex-president du conseil d'administration de l'USM Alger et représentant des actionnaires à l'apport minime au club en 2020, décédé en Juillet 2021.
L'USM Alger reçoit ses adversaires au stade Omar-Hamadi à Bologhine, qui est également le siège social du club. Certains matchs susceptibles de drainer une plus grande affluence se jouent au stade du 5-Juillet-1962, la plus grande enceinte de la ville d'Alger et du pays. Les Usmistes rivalisent avec les plus grands clubs d'Algérie à savoir : la JS Kabylie, l'ES Sétif, le MC Alger et le CR Belouizdad, et ce depuis des décennies.
Histoire
Premières années En , Omar Aichoun et Mustapha Kaoui, tous deux commerçants de sacs en jute, décidèrent de créer une association sportive exclusivement musulmane, dans laquelle aucun Européen ne figurerait. À cette époque, le Mouvement National, dirigé par l'Étoile nord-africaine d'émir Khaled, petit-fils de l'émir Abdelkader, s’essoufflait, tandis que la création du PPA (Parti du Peuple Algérien), père spirituel du FLN, était en préparation. Aichoun et Kaoui rejoignirent cette effervescence populaire. Ils fréquentaient les militants du mouvement national, nombreux dans le quartier de la Casbah, et entendaient parler de la nécessité de créer des clubs sportifs, considérés comme le cadre idéal pour rassembler la jeunesse algérienne. Le mouvement national, de plus en plus aguerri, encourageait la création d’associations sportives..
En 1935, ces deux hommes déterminés intensifièrent leurs contacts, avec le soutien d’Arezki Meddad, père de la future martyre Ourida Meddad. Leur choix pour diriger cette future association se porta sur Ali Zaid, dit Lahmar, futur martyr de la guerre de Libération, ainsi que sur Sid Ahmed Kemmat. Ces hommes formèrent le tout premier comité exécutif de l’USM Alger, avec Ali Zaid comme président. La présidence d’honneur fut confiée à Omar Aichoun et Arezki Meddad.
En plus de leur engagement sportif et nationaliste, Omar Aichoun et Mustapha Kaoui étaient membres actifs du Nadi Ettaraki (Cercle du Progrès), une association créée sous la loi française de 1901 sur les associations. Son siège se trouvait au 9, place du Gouvernement à Alger (aujourd’hui place des Martyrs). Le Cercle était étroitement lié au mouvement réformiste islamique (El Islah), dirigé par le cheikh Tayeb El Okbi. Il est à noter que son fils, Djamel El Okbi, deviendra plus tard gardien de but à l’USM Alger.
thumb|280x280px|right|Union sportive musulmane algéroise En 1937, Alger ne comptait que le Mouloudia, ou plutôt, la Casbah ne comptait que le Mouloudia. Le reste d’Alger appartenait à des clubs comme le Red Star, l’AS Saint Eugène, le RU Alger, l’Union Sportive d’Alger, et d'autres, majoritairement composés de colons français. Rue Salluste, derrière l’église Saint-Vincent-de-Paul (aujourd’hui Mosquée Ketchaoua), les jeunes du quartier erraient, désœuvrés par l’inactivité forcée. Les rues de la Casbah n’étaient pas encore bouclées par des barbelés : on pouvait y entrer, en sortir, jouer Et peut-être était-ce l’apparition d’un homme comme Kemmat, avec sa proposition de créer un autre club musulman à Alger, un club porteur de valeurs, qui ouvrit la voie à l’engagement futur dans la lutteHammouche, Chabane (2014), .
USM Alger et la guerre de libération nationale L'USMA est aussi une école de Nationalisme, dit M. Kemmat, au début de l’année 1955, la Révolution battait son plein. M. Ali Chérifi, alors président du club, ayant eu vent de comportements déplacés de la part de certains jeunes joueurs, convoqua les minimes, cadets et juniors pour leur donner une leçon de morale. Il leur ditHammouche, Chabane (2014), :
thumb|right|280px|Une photo de quelques joueurs de l'USM Alger dans la montagne pendant la révolution algérienne. En 1956, la direction centrale du Front de libération nationale (FLN) prit la décision stratégique de suspendre toutes les activités sportives des clubs musulmans dans le cadre de l’effort de résistance nationale. Une réunion décisive se tint au cercle de l’USM Alger, situé rue de Bône, pour discuter et décider de l’arrêt du football. Cette réunion fut présidée par Ali Chérifi, alors vice-président de l’USMA et responsable financier de la Zone autonome d'Alger (ZAA). Deux des premiers dirigeants de la ZAA étaient des membres actifs de l’USMA, illustrant encore davantage les liens étroits entre le club et le mouvement de libération. Parmi eux figurait Mohamed Hattab, plus connu sous son nom de guerre Habib Reda, figure clé du réseau de poseurs de bombes de la ZAA. Hattab, qui fut plus tard condamné à mort par les autorités coloniales, était également joueur de basketball au sein de l’USM Alger..
À la suite de la fermeture de la Casbah par les forces françaises bouclée par des barbelés et des points de contrôle stricts le cercle de l’USMA, situé au 7 rue de Bône, devint un refuge reconnu pour les combattants Fedayin. En réaction, l’administration coloniale prit pour cible cet endroit : il fut d’abord occupé par des troupes de Zouaves en , puis par des parachutistes qui le transformèrent en centre de torture. En conséquence, toutes les archives administratives et techniques de l’USM Alger furent saisies par l’armée d’occupation, marquant une perte tragique pour la mémoire historique du club et témoignant une fois de plus de son profond enracinement dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie..
Après l'indépendance
Premier champion d'Algérie +Historique des noms et des fusions thumb|L'équipe de l'USM Alger dans les années 1970.|300x300px. Après l’accession de l’Algérie à l’indépendance et le retrait des troupes françaises, les compétitions de football reprennent progressivement à l’échelle nationale. En raison de la répartition géographique inégale des clubs sur le territoire, alors structuré en trois départements hérités de l’administration coloniale, l’organisation des compétitions est confiée aux ligues départementales. Celles-ci fonctionnent de manière autonome, sous l’impulsion et l’encouragement du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Durant les premières années, les compétitions se disputent selon des critères régionaux. Les champions départementaux sont ensuite qualifiés pour des tournois de type « play-offs », destinés à désigner le Champion d'Algérie. Ce contexte sportif incite Abdelaziz Ben Tifour, ancien joueur de l'OGC Nice et de l'AS Monaco, à embrasser une double fonction d’entraîneur et de joueur. L’effectif comprend également un joueur étranger, Freddy Zemmour, pied-noir, l’un des rares footballeurs français à avoir choisi de rester en Algérie après l’indépendance...
À la fin des années 1960 et au début des années 1970, l’USM Alger s’illustre particulièrement en Coupe d’Algérie, atteignant la finale à sept reprises, dont cinq consécutives. Le club subit également trois éliminations en demi-finale, toutes face à l’ES Sétif. La première finale disputée par l’USMA remonte à 1969. Lors de cette édition, le parcours est jugé équilibré : en quart de finale puis en demi-finale, l’USM Alger s’impose lors de derbies face au RC Kouba et au NA Hussein Dey, inscrivant un but décisif à chaque tour pour accéder à la finale contre le CR Belouizdad.
En finale, l’USM Alger s’incline sur le score de 5-3 face au CR Belouizdad, champion d’Algérie en titre. Malgré cette défaite, l’USM Alger est qualifiée pour la Coupe des vainqueurs de coupe du Maghreb en tant que finaliste de la Coupe d’Algérie. Organisée au Maroc, la compétition voit l’USMA atteindre la finale, où elle est battue par le RS Settat, vainqueur de la Coupe du Trône. L’USM Alger participe de nouveau à la Coupe des vainqueurs de coupe du Maghreb la saison suivante, encore une fois en tant que vice-champion de la Coupe d’Algérie. Le club termine toutefois à la dernière place du tournoi, concédant deux défaites face au Club africain et au Wydad Casablanca.
Époque de la réforme sportive: (1977–1989) thumb|Yacef Saâdi, président du club de 1972 à 1975.|220x220px