Gérard de Berny est un homme politique né le à Amiens, ville où il est mort le en son hôtel de la Rue Victor HugoArchives de la Somme, commune d'Amiens, acte de naissance , année 1880 (avec mention marginale de décès)(consulté le 16 octobre 2014).

Biographie Issu d’une famille de négociants et de banquiers amiénois enrichie par la Révolution, dont le nom Deberny est modifié en de Berny par jugement du Tribunal civil d'Amiens en 1856, Gérard de Berny usait parfois du titre de comte. Cependant sa famille n’avait aucun principe de noblesse bien qu’elle se réclamait d’origine commune avec une famille amiénoise homonyme anoblie par charge, qui procura un maire d’Amiens en 1593, et dont elle avait relevé les armoiries. Une généalogie fantaisiste, publiée en 1881 par le généalogiste Drigon de Magny, tenta d’appuyer ses prétentions et pousse jusqu’à améliorer la généalogie de la famille en affirmant les Berny issus de la famille de BernetzPaul Rouët - Notices historiques et généalogiques sur des familles de Picardie Maritime (éd. Cercle Généalogique de Picardie, 1996)- pages 25-27 Magny - Nobiliaire Universelle, XXII AN 1881.. Philippe du Puy de Clinchamps écrit que cette famille appartient à la grande bourgeoisie de Picardie et qu'elle remonte sa filiation au Charondas, Le Cahier noir, Patrice du Puy éditeur, 2015, sans pagination..

Exploitant agricole de profession (il a hérité de 1500 ha de terres réparties en Somme et dans l'Oise), décoré de la Croix de guerre 1914-1918, maire de Ribeaucourt en 1928, dont il possède le château, conseiller d’arrondissement pour Domart-en-Ponthieu en 1931, il devient sénateur de la Somme en , et siège, au Sénat, sur les bancs des non-inscrits. Le , il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. A la Libération, il ne retrouve pas de nouveau mandat parlementaire.

Bibliophile, collectionneur passionné, d'une personnalité narcissique (il se fait, entre autres, représenter en grandeur nature sous les traits d'Antoine de Berny, maire d'Amiens en 1593 et 1600] qui au cours de son second mandat, en qualité de maïeur, présente à Henri IV les clefs de la ville) et peu enclin aux charmes de la gent féminineIl a pourtant un fils naturel, devenu par la suite médecin, qu'il refusa de reconnaître., dépourvu de parents proches, il lègue la majorité de sa fortune à des œuvres, son hôtel particulier amiénois de la rue Victor-Hugo (ancien hôtel des Trésoriers de France), ainsi que ses dépendances, mobiliers et collections à la ville d'Amiens afin de fonder un musée consacré l'histoire locale picarde. Il fait aussi don à la ville du bois de Frémontiers. La Compagnie d'arc d'Amiens possédant déjà un jeu d'arc au 15 rue de Lannoy, il leur offre un second jeu d'arc situé juste derrière le premier ; il sera par la suite reçu connétable de la compagnie...

Inhumé à Guiscard, où une fondation porte son nom, sa chapelle funéraire, de style néo-byzantin, bâtie en 1932, réalisation de l’architecte Pierre Ansart et du décorateur Gérard Ansart, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du Monuments historiques, 2000 ; N° notice : PA60000030..

Décorations en 1920.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Liens externes

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