Le régiment de cuirassiers (ou RC) est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment du Commissaire Général cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.

Création et différentes dénominations : création sous le nom de régiment d'Esclainvilliers avec trois compagnies anciennes et trois compagnies nouvelles . 1654 : renommé régiment du commissaire général cavalerie 1791 : renommé dans le cadre de la réforme militaire selon son arme et son ancienneté de cavalerie 1803 : à la recréation des unités de cuirassiers, est renommé de cuirassiers 1814 : à la Restauration, renommé de cuirassiers-Le Dauphin 1815 : aux Cent-Jours, renommé de cuirassiers 1815 : à la Seconde Restauration, dissous et absorbé par le de cuirassiers-Condé 1816 : recréation sous le nom de cuirassiers d'Angoulême Septembre 1870 : formation du : redevient de cuirassiers. 1824 : renommé cuirassiers de Bordeaux 1919 : dissolution 1940 : recréation et dissolution après la bataille de France 1952 : recréation 1964 : dissolution 1968 : recréation 1998 : ultime dissolution à ce jour

Chefs de corps thumb|alt=Colonel Lacarre|Tombe du colonel Henri de Lafutsun de Lacarre mort à Frœschwiller le lors de la charge dite de Reichshoffen.

1635 : marquis d'Esclainvilliers 1791 : Alexandre Guillaume Morin de Montcanisy, colonel 1792 : Louis Charles de La Motte-Ango de Flers, colonel 1792 : François Léger de Bellefonds, colonel 1794 : Jean-Baptiste Lefebvre, chef-de-brigade 1794 : Nicolas Sigisbert Mollard, chef-de-brigade 1798 : Jean-Baptiste Meunier, chef-de-brigade 1801 : Claude Antoine Hippolyte de Préval, chef-de-brigade, puis colonel en 1803 (*) 1806 : Jean-Louis Richter, colonel (*) 1811 : Charles Eugène de Lalaing d'Audenarde, colonel (*) 1813 : Jean-Guillaume Lacroix, colonel

En 1813, après le départ des Français, on trouva dans une armoire du château de Harthau, maintenant GroßHarthau, le cadavre d'un cuirassier.

Napoléon y eut son quartier général les 18 et . 1830 : Joseph-Nicolas Brice 1870 : Louis Lafutsun de Lacarre, tué lors de la charge de Reichshoffen 1870 : Jules Auguste Michel Despetit de La Salle 1892 : colonel Poulot 1896-1898 : colonel Geslin de Bourgogne (*) 1909 : colonel de l'Espée

1940 : lieutenant-colonel François

1962- : lieutenant-colonel Hannezo 1968-1970 : colonel George (*) 1972-1974 : lieutenant-colonel Duquesnoy (**) 1974-1976 : lieutenant-colonel Beau. 1978-1980 : lieutenant-colonel Bosch (*) 1980-1982 : colonel Bonavita(***) 1982-1984 : colonel Deconninck 1984-1986 : colonel Daeschner (*) 1986-1988 : colonel Philippe-Charles Peress (*) 1988-1990 : colonel Henri Desrousseaux de Medrano 1990-1992 : colonel Chèvre (***) 1992-1994 : colonel Toussaint 1994-1996 : colonel Kermorvant 1996-1998 : colonel Figuier

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division. (***) Officier qui devint par la suite général de corps d'armée.

Historique des garnisons, combats et batailles du RC Ancien Régime Régiment de cavalerie créé sous le règne de Louis XIV, il participe aux batailles de la monarchie d'abord sous le nom d'« Esclainvilliers cavalerie » (son premier colonel est le marquis d'Esclainvilliers), puis de « commissaire général » en 1656.

1645-1648 : Guerre de Trente Ans 1648-1653 : La Fronde 1672-1678 : Guerre de Hollande 1688-1697 : Guerre de la Ligue d'Augsbourg 1694 : Fribourg 1701-1713 : Guerre de Succession d'Espagne 1740-1748 : Guerre de Succession d'Autriche 1756-1763 : Guerre de Sept Ans

Guerres de la Révolution et de l'Empire

1792 : Combat de Quiévrain bataille de Valmy 1792 : bataille de Kaiserslautern. 1796 Armée de Rhin-et-Moselle 1800 : bataille de Marengo 1804 : garnison à Saint-Germain-en-Laye1789-1815 Armée française en 1804 1805 : 2 décembre : bataille d'Austerlitz 1806 : bataille d'Iéna 1807 : bataille d'Eylau, bataille de Friedland 1809 : bataille d'Eckmühl, bataille d'Essling, bataille de Wagram 1812 : Campagne de Russie bataille de la Moskova 1814 : Campagne de France 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps Bataille de Champaubert 1815 : Campagne de Belgique (1815) Bataille de Waterloo

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période

Officiers blessés ou tués en servant au régiment de cuirassiers entre 1808 et 1814 : Officiers tués : XX Officiers morts de leurs blessures : XX officiers blessés : XX

De 1815 à 1848 À la première restauration (1814) le régiment fut appelé le régiment de cuirassiers du dauphin. Au retour de en 1815, le régiment est appelé le des cuirassiers. Il se battit à Fleurus et Waterloo. Il fut dissous à la Restauration le . Après l'exil de l'Empereur, le régiment est licencié puis reformé sous le nom de « cuirassiers d'Angoulême ». En 1830, il redevient « régiment de cuirassiers ».

Deuxième République Second Empire 280px|vignette|Charge du de cuirassiers à Wœrth le 6 août 1870. En tête, le colonel Charles Henri de Lafutsun de Lacarre qui vient de se faire tuer et dont le cheval continue de galoper (en réalité il n'a plus de tête puisqu'il a été décapité par un éclat d'obus prussien). De 1830 à 1869, le régiment est en garnison à Lyon, Versailles, Colmar et Lunéville.

En 1870, la guerre est déclarée entre la France et la Prusse. Le régiment est alors en garnison de Lunéville. Le le régiment de cuirassiers, qui appartient à la division de Bonnemains, se porte à Haguenau puis le il participe à la seconde phase de la fameuse charge de Reichshoffen, à Frœschwiller. Il y perd 62 hommes et son chef de corps, le colonel de Lafutsun de Lacarre, décapité par un obus (sa cuirasse, légèrement abîmée au col, trône à présent au musée de la Cavalerie de Saumur). Le reste du régiment se retire en bon ordre, et arrive à Saverne, le et après un court repos, il marche pour rejoindre l'armée de Chalons-sur-Marne le . Après être passé à Floing il retraite à Sedan le , avec le reste de sa division. Le toute l’armée capitule. Le de cuirassiers n’existe plus mais l’étendard est sauvé par une astucieuse cantinière.

En à partir du dépôt du il est créé à Limoges le de marche qui est détaché à l’armée de la Loire et combat dans l’Orléanais .

De 1871 à 1914 vignette|Le de cuirassiers à Rilly-la-Montagne lors de la révolte des vignerons de la Champagne en 1911.

Le au soir, le régiment est envoyé à Paris.

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Le le de marche redevient définitivement de cuirassiers.

En 1904, la portion centrale (dépôt, administration, intendance) est à Reims et à Vouziers et le reste à VerdunAlmanach de l'Action libérale populaire.... Il appartient à la de hussards de la de cavalerie.

Première Guerre mondiale

Casernement : à Vouziers, État-major à Reims il appartient à la brigade de cuirassiers. À la D.C d' à . Rattaché au corps de cavalerie du général Conneau du 3 au .

1914

Le ,le régiment quitte Vouziers pour la Belgique et prend part à la bataille de Guise, puis en Belgique (Virton, Cambron, Petit-Morin. Le régiment repasse l'Aisne le à Pontavert , puis s'engage dans la Course à la mer :Merville, Merchtem, Zarrenlinde, Klerkenet Bataille de l'Yser.

1915 combat en Champagne, sur l'Avre,

1916 dans la Somme

1917

1918 Sur la Marne… Sa conduite lui vaut les inscriptions sur son étendard : « Belgique 1914-1918 » et « Picardie 1918 ».

1919 Le régiment de cuirassiers est dissous dans le cadre des mesures de réorganisation de l'Armée.

Entre-deux-guerres Le régiment n'existe plus.

Seconde Guerre mondiale 1940 N’étant pas utilisée dans cette nouvelle organisation, la brigade de cavalerie devient indépendante. Au cours du mois de mars, ces divisions sont renommées en division légère de cavalerie. Toujours est-il qu’aux environs de 1935, la France (sur le territoire métropolitain) avait à sa disposition environ une cinquantaine de divisions d’active dont 5 divisions de cavalerieHistoire des Divisions Légères Mécaniques..

Par la suite, des plans furent mis en place pour basculer ces différentes unités au format division légère mécanique, en commençant par la division légère de cavalerie. Cette division aurait alors pris le numéro 4 dans l’ordre des divisions légères mécaniques, et ainsi de suite…

Les unités constitutives de cette nouvelle division auraient été alors : 100px|right|thumb|insigne de la DCR division légère mécanique : brigade légère mécanique : cuirassiers cuirassiers brigade légère mécanique : cuirassiers équipé de 48 AMD Panhard. dragons portés

Les événements firent que les matériels prévus pour la formation de la division légère mécanique servirent à constituer en urgence les éléments de la cuirassée ( DCR) chef de corps le colonel de Gaulle, excepté le cuirassiers inachevé (1 escadron Somua et 1 escadron Hotchkiss) qui a été expédié à la en tant que « groupe de De Langle ». Le dragons portés a eu seulement deux bataillons et n’avait pas reçu d’escadron blindé.

Devant la situation qui allait en se dégradant, l’objectif de constitution fut encore modifié, le format division légère mécanique (DLM) fut appelé réduit, mais seules les et divisions légères de cavalerie purent être constituées sur ce format « très approximatif » puisque la division légère de cavalerie changea d’appellation le , alors que la division le fut le , avec un format très différent. Jusqu'au cessez-le-feu, le d'escadron de chars Somua le (Laon), le d'escadron de chars Hotchkiss le (Somme) du cuirassiers aux ordres du lieutenant colonel François. Le régiment se déplace sur Abbeville, le , où il résiste à la poussée de l'armée allemande, avant d'être forcé à la retraite à Beauvais. Au cours de sa retraite il combat d'arrière-garde des actions au Cormonville et de Cheverny. Les hostilités sont suspendues le cessez-le-feu et les ordres sont donnés à toutes les unités, le régiment est dissous le .

De 1945 à nos jours En 1952 : recréation du régiment à Trèves, en Allemagne de l'Ouest.

Il arrive en Algérie française en 1956, sur le port d'Oran pour prendre garnison à Sebdou (Elabed) région de Tlemcen pour garder la frontière Marocaine. En 1962 il fait route sur Sainte-Barbe du Tlelat (il prendra part aux évènements d'Oran). Avec 3 escadrons et 1 ECS. Début 1963 le reste à Sainte-Barbe du Tlelat, Les autres escadrons remontent sur la Senia (ECS et ) le deuxième rejoint Sidi-Chami. Il gardera le port de Mers-el-Kébir. Le est commandé par le lieutenant colonel Hannezo et le commandant Barthélémy, Jacques Huet en est le médecin capitaine. , tout le régiment descend à Oran, à la caserne d’Eckmuhl ; puis embarque le pour le Sissonne, via Port-Vendres pour les blindés. Équipé de char M24 Chaffee, d'automitrailleuse AMM8 et d’Half-tracks.

Le : nouvelle dissolution du régiment, son étendard est confié au centre d'instruction des blindés de Trèves.

En 1968 : le régiment est recréé et s'installe sur une ancienne base américaine à Chenevières, entre Lunéville et Baccarat comme un régiment de blindés de la brigade motorisée. Équipé d'abord de chars AMX-13, il reçoit ses AMX-30 à partir de 1973 et devient un des régiments de chars de bataille des forces de manœuvre.

Il est une des unités de division blindée lors de sa formation le .

Le régiment est réorganisé en 1992, lorsque certains régiments des forces françaises en Allemagne, sont dissous après la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide. Le régiment absorbe le du de cuirassiers et l'escadron d'éclairage divisionnaire de la division blindée, un nouvel escadron est également créé et équipé de l'AMX-30B m.