Éric Descoeudres, né le à Bienne et mort le à Yverdon, est un journaliste et pacifiste suisse.

Biographie Éric Descoeudres est né à Bienne dans une famille d’horlogers francophones, rattachés à . Il fait un apprentissage dans une banque et obtient un diplôme d’employé de commerce. Après avoir accepté ses premières obligations militaires (école de recrues et deux cours de répétition), il fait acte d’objection de conscience en : condamné trois fois avant d’être finalement exclu de l'armée, il passe au total onze mois en prison dont huit mois de pénitencier. Durant cette période, il épouse Lydia Schmid.

Un compte rendu détaillé du troisième jugement devant un tribunal militaire paraît dans La Sentinelle en février 1936 : Descoeudres a effectué consciencieusement son école de recrues avant de refuser les cours de répétition, ses mobiles sont purement religieux et il n'y aucun doute sur sa profonde sincérité, il a refusé d'effectuer un service non armé car le service sanitaire est « un des rouages nécessaires de l'armée », le réquisitoire est sévère et demande une peine d’une année de prison « pour l’exemple », la condamnation se monte finalement à huit mois d’emprisonnement, deux ans de privation des droits civiques et à l’exclusion de l'armée car l’accusé « n'est plus apte moralement à servir »..

Engagé dans le mouvement coopératif et syndical, il part en 1937 pour deux ans aux Pays-Bas, avec sa femme, et y travaille comme traducteur. De retour à Lausanne en 1939, il travaille pour la Société coopérative de consommation.

Il devient ami d'Edmond Privat, apprend l'espérantoÉric Descoeudres est mentionné dans ., se lie aux socialistes chrétiens, sans s’affilier au parti.

Avant de travailler pour Coopération, il a accumulé une expérience de journaliste avec L'Essor, Coopérateur suisse, Solidarité, Servir et Nous voici.

De 1946 à 1975, il est rédacteur en chef de Coopération (hebdomadaire du groupe Coop). Lors de son élection à ce poste, un témoignage dans Le Journal du Jura le décrit comme .. Durant cette période, il influence la future conseillère fédérale Ruth Dreifuss qui est rédactrice à Coopération de 1961 à 1964. Elle décrit Éric Descoeudres comme un pacifiste radical, soutenant les Marches de Pâques et le mouvement contre l'armement nucléaire ; elle dit aussi qu’elle dans ce journalRuth Dreifuss : Dabei kam der rigorose Pazifismus von Éric Descoeudres zum Tragen, der nicht nur die Ostermärsche, sondern auch die Bewegung gegen die atomare Aufrüstung unterstützte Coopzeitung No 52, 24 décembre 2007, consulté le Cet héritage est aussi mentionné dans le livre de Isabella Maria Fischli : Dreifuss ist unser Name. Eine Politikerin, eine Familie, ein Land, Pendo Verlag Gmbh, Zürich, 2002..

En 1980, Éric Descoeudres habite depuis 30 ans à Bâle. Il comprend le dialecte, mais le parle difficilement..

Il collabore au périodique humaniste et pacifiste L'Essor dès 1935. Il en est le rédacteur responsable de 1953 à 1985. Il est aussi président durant de nombreuses années des Amis de Danilo Dolci en SuisseMentionné comme président en 1977. ..

Éric Descoeudres est frappé par une maladie qui le condamne à l’immobilité durant de longs mois, sans toucher ses facultés intellectuelles. Il meurt le à Yverdon..

Hommages Jean-Claude Nicolet rédige la nécrologie parue dans Coopération : Éric Descoeudres , ses convictions sociales .

Pour Jeanlouis Cornuz de Domaine Public, Éric Descoeudres était . Il joua un rôle de premier plan concernant .

Robert Junod, de l’équipe de L’Essor, témoigne de l’esprit de paix qui habitait Éric Descoeudres : .

Publications

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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