Gaston Da Costa, né le à Paris et mort le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Bois-le-Roi, , vue 75/406.« Nécrologie », dans La Lumière maçonnique, . à Bois-le-Roi (Seine-et-Marne), est un pédagogue, grammairien, journaliste, libraire, militant blanquiste pendant le Second Empire puis membre de la Commune de Paris et déporté de Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Sous la Troisième République, il devient homme politique socialiste et adhère au Boulangisme.

Biographie Gaston Da Costa est le frère de Charles Da Costa et le fils d'Eugène François Da Costa (1818–1888), professeur de mathématiques, et d'Adèle-Pauline Varenne.

La Commune de Paris Étudiant blanquiste, Gaston Da Costa embrasse à la cause de la Commune de Paris. Substitut du procureur Raoul Rigault, qui assurait la direction de la police, il participe aux événements de la capitale jusqu'à la chute des insurgés.

C’est lui, accompagné d'Eugène Protot, qui fera exécuter la décision du Comité de Salut Public de destruction de l’hôtel particulier d'Adolphe Thiers.. Devant l’hostilité de la foule, et la réticence des ouvriers réquisitionnés pour procéder à cette démolition, il porte les premiers coups de pioche aux cheminées du bâtiment, quand Protot brise les vitres de la véranda. Il fallut l’arrivée d’une compagnie des Vengeurs de Flourens pour disperser la manifestation hostile et que les ouvriers se mettent au travail. Arrêté à la Varenne Saint Hilaire en , il est jugé en pour .

Le conseil de guerre le condamne à mort. Après un pourvoi en révision qui confirme le premier jugement, et un recours auprès de la commission des grâces, Da Costa voit, en , sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouvelle-Calédonie, où il est envoyé aussitôt.

Après l'amnistie : socialiste nationaliste Amnistié en 1880, il est rapatrié à bord de la Loire, qui arrive à Brest le « Le retour des derniers amnistiés », dans Le Petit Parisien, ., il s'occupe ensuite de questions scolairesIl publie en 1889 une Nouvelle méthode d'enseignement de la grammaire française, couronnée par le conseil municipal de Paris ; cet ouvrage est suivi de plusieurs manuels à l'usage des élèves des écoles primaires, dont le dernier paraît en 1906.. Proche des boulangistes de gauche en 1889, il partage ainsi les convictions d'Ernest Granger, d'Ernest Roche et d'Henri Rochefort en entrant au Comité central socialiste révolutionnaire. Lors de l'élection de 1896, il déclare:"Socialiste Nationaliste, je déclare que, fidèle au drapeau sous lequel j'ai toujours combattu, et sans m'arrêter aux conceptions seulement platoniques d'un internationalisme aujourd'hui irréalisable, je continuerai à défendre le travail national et les travailleurs français contre la concurrence de la main-d'œuvre étrangère sous toutes ses formes.". Il présente en 1904 ses souvenirs sur les évènements auxquels il a participé, en élargissant toutefois le point de vue jusqu'aux confins de l'analyse historique. Les trois tomes de La Commune vécue suscitent, trente ans après les faits, de multiples réactions dans l'opinion, de la part des opposants, mais aussi des anciens communards. Publications Nouvelle méthode d'enseignement de la grammaire française, édition revue et corrigée par Jeannin, Paris, 1894 Mémoires d'un communard : 18 mars–28 mai 1871, La Commune vécue — En ligne : ; ; . Mémoires d'un communard : 18 mars–28 mai 1871, La Commune vécue, Larousse, 2009, — Version allégée en un tome.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie La Commune, Éditions Sociales, 1970.

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