Clara Calamai, née à Prato le et morte à Rimini le , est une actrice italienne.

Biographie vignette|gauche|150px|Clara Calamai seins nus dans La Farce tragique (1942). vignette|Clara Calamai dans Adieu jeunesse ! (1940). vignette|Clara Calamai dans Michel-Ange de Caravage, le peintre maudit (1941). vignette|Clara Calamai et Amedeo Nazzari dans Michel-Ange de Caravage, le peintre maudit (1941). vignette|Clara Calamai et Massimo Girotti dans Les Amants diaboliques (1943). vignette|Clara Calamai et Andrea Checchi dans Deux Lettres anonymes (1945). vignette|Clara Calamai dans Les Frissons de l'angoisse (1975). Elle fait ses débuts en 1938 dans Pietro Micca, un film historico-épique réalisé par Aldo Vergano (dans lequel elle est créditée du pseudonyme « Clara Mais »). Elle devient rapidement populaire, jouant dans plusieurs films de la fin des années 1930 jusqu'au début des années 1950. Son apparition seins nus, qui ne dure que 18 images (0,75 seconde) dans La Farce tragique (1942), une transposition cinématographique de la de Sem Benelli réalisée par Alessandro Blasetti, a provoqué un énorme émoi dans le public et a entraîné l'interdiction du film aux moins de 16 ans. Pendant longtemps, il a été colporté que Calamai était la première actrice italienne à être apparue seins nus dans un film, alors qu'en réalité Vittoria Carpi avait déjà révélé un sein sur grand écran en 1941, dans un autre film réalisé par Alessandro Blasetti, La Couronne de fer.

Calamai avait alors une villa à Castiglioncello où elle se rendait dans les pauses entre ses tournages, bien avant que la région ne devienne le lieu de villégiature couru des des années 1960 que sont Alberto Sordi, Marcello Mastroianni ou Vittorio Gassman. Tout au long des années 1940, Calamai était l'une des actrices de cinéma italiennes les plus connues et les plus appréciées, au même titre qu'Alida Valli, Valentina Cortese, Anna Magnani, sa rivale Doris Duranti, Marina Berti, María Denis, Luisa Ferida, Isa Miranda, Elisa Cegani et Assia Noris. Polyvalente, elle a joué dans des drames, des films d'aventure, des films à caractère historique et aussi dans des comédies de téléphones blancs. Les rôles qui l'inscrivent dans l'histoire du cinéma sont ceux qu'elle a interprétés dans Les Amants diaboliques (1943) de Luchino Visconti, un précurseur du néoréalisme, tourné en pleine Seconde Guerre mondiale aux côtés de Massimo Girotti, où elle a remplacé au dernier moment Anna Magnani (indisponible en raison de sa grossesse), et dans L'adultera (1946) de Duilio Coletti, pour lequel elle a remporté le Ruban d'argent de la meilleure actrice lors de la première édition du prix, institué cette année-là.

Entre-temps, en 1945, elle avait épousé le comte et producteur de cinéma Leonardo Bonzi, dont elle eut deux filles : elle commença délibérément à négliger le cinéma et ses représentations devinrent, à partir du début des années 1950, de plus en plus sporadiques. En 1959, le mariage prend fin (avec annulation par la Sacra Rota) et Calamai se lie avec le commandant de l'armée de l'air Valerio Andreoni. En 1957, elle travaille à nouveau avec Visconti dans Nuits blanches, où elle joue le rôle d'une prostituée. En 1960, elle participe au téléfilm de la Rai (elle avait déjà travaillé pour le petit écran en 1954 dans le drame Le zitelle di via Hydar et en 1955 dans la pièce télévisée La notte di sette minuti adaptée de la nouvelle La Nuit des sept minutes de Georges Simenon).

Par la suite, ses apparitions se sont faites beaucoup plus rares. En 1975, Dario Argento l'appelle pour jouer un rôle dans le giallo Les Frissons de l'angoisse, qui sera la dernière apparition de l'actrice au cinéma. Le film a connu un grand succès dans le monde entier (rien qu'en Italie, il a enregistré générant ) et est rapidement devenu un film culte, célébré par les cinéphiles. Immédiatement après Les Frissons de l'angoisse, Calamai se retire définitivement du monde du cinéma, bien qu'elle continue d'apparaître en tant qu'invitée dans des émissions télévisées jusqu'à la fin des années 1970 et qu'elle participe également à quelques programmes radiophoniques et dramatiques, jusqu'à sa retraite complète dans les années 1980.

Filmographie 1938 : Pietro Micca d'Aldo Vergano 1938 : de Gennaro Righelli 1938 : (Hanno rapito un uomo) de Gennaro Righelli 1938 : Ettore Fieramosca d'Alessandro Blasetti 1939 : (Io, suo padre) de Mario Bonnard 1939 : Le Petit Boulanger de Venise (Il fornaretto di Venezia) de Duilio Coletti 1939 : de Roberto Roberti 1939 : d'Oreste Biancoli 1940 : de Marcello Albani 1940 : Adieu jeunesse ! (Addio giovinezza!) de Ferdinando Maria Poggioli 1940 : de Duilio Coletti 1940 : (Le sorprese del vagone letto) de Gian Paolo Rosmino 1940 : Manovre d'amore de Gennaro Righelli 1941 : Lumières dans les ténèbres (Luce nelle tenebre) de Mario Mattoli 1941 : Michel-Ange de Caravage, le peintre maudit (Caravaggio, il pittore maledetto) de Goffredo Alessandrini 1941 : de Tullio Covaz et Hans Hinrich 1941 : de Camillo Mastrocinque 1941 : L'avventuriera del piano di sopra de Raffaello Matarazzo 1941 : Les Pirates de la Malaisie (I pirati della Malesia) d'Enrico Guazzoni 1941 : de Giacomo Gentilomo 1942 : Ma femme et son détective (La guardia del corpo) de Carlo Ludovico Bragaglia 1942 : La regina di Navarra de Carmine Gallone 1942 : Oui madame (Sissignora) de Ferdinando Maria Poggioli 1942 : La Farce tragique (La cena delle beffe) de Alessandro Blasetti 1942 : de Camillo Mastrocinque 1943 : Les Amants diaboliques (Ossessione) de Luchino Visconti 1943 : (Una piccola moglie) de Giorgio Bianchi 1943 : de Giorgio Pàstina 1944 : L'Homme à femmes (Le sorelle Materassi) de Ferdinando Maria Poggioli 1944 : Dernier Amour (Addio, amore!) de Gianni Franciolini 1945 : Deux Lettres anonymes () de Mario Camerini 1945 : La resa di Titì de Giorgio Bianchi 1946 : (Il mondo vuole così) de Giorgio Bianchi 1946 : L'adultera de Duilio Coletti 1946 : (Il tiranno di Padova) de Max Neufeld 1947 : Ultimo amore de Luigi Chiarini 1947 : Amants sans amour (Amanti senza amore) de Gianni Franciolini 1947 : de 1949 : Le Chevalier de la révolte (Vespro siciliano) de Giorgio Pàstina 1949 : Romanticismo de Clemente Fracassi 1952 : Chair inquiète (Carne inquieta) de 1952 : de 1957 : Nuits blanches (Le notti bianche) de Luchino Visconti 1958 : L'Esclave d'Orient (Afrodite, dea dell'amore) de Mario Bonnard 1967 : Les Sorcières (Le streghe) - segment La Sorcière brûlée vive (La strega bruciata viva) de Luchino Visconti 1975 : La Pécheresse (La peccatrice) de Pier Ludovico Pavoni 1975 : Les Frissons de l'angoisse (Profondo rosso) de Dario Argento

Dramatique télé de la Rai Le zitelle di via Hydar d'Enzo Duse, mis en scène par Silverio Blasi, diffusé le . La notte di sette minuti de Georges Simenon et Charles Méré, mis en scène par Alessandro Brissoni, diffusé le . Tom Jones d'Henry Fielding, mis en scène par Eros Macchi, divisé en six épisodes diffusés du au .

Notes et références

Bibliographie Le Teche Rai, gli sceneggiati

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