Jesús Caldera Sánchez-Capitán, né le à Béjar (province de Salamanque), est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Élu en 1982 au Congrès des députés, il en est alors le benjamin et y siège pendant neuf législatures. Il occupe le poste de secrétaire général du groupe socialiste entre 1993 et 1998. Dans la perspective du congrès du PSOE de 2000, il cofonde le collectif réformateur Nueva Vía, qui porte José Luis Rodríguez Zapatero au secrétariat général. Ce dernier le nomme ensuite porte-parole du groupe parlementaire.

Après le retour du PSOE au pouvoir en 2004, il est désigné ministre du Travail. Il assure l'adoption de lois emblématiques sur les droits des femmes, l'instauration de nouvelles prestations sociales en matière de dépendance et de parentalité, la hausse de du salaire minimum en quatre ans et la régularisation de .

Il quitte le gouvernement après les élections de 2008 pour diriger la fondation IDEAS du PSOE, chargée de réfléchir à l'avenir du projet social-démocrate. Il est confirmé en 2012 par Alfredo Pérez Rubalcaba, successeur de Zapatero, mais la fondation est fermée début en raison d'un scandale. Il n'est pas reconduit, peu après, au sein de la direction du PSOE par le nouveau secrétaire général Pedro Sánchez.

Renonçant à se représenter aux élections générales de 2015, il met un terme à sa vie politique et retrouve son poste de fonctionnaire territorial de la mairie d'Ávila.

Jeunesse et famille Jesús Caldera Sánchez-Capitán naît le à Béjar., dans la province de Salamanque. Il est marié et père de trois filles..

En 2003, sa sœur, María Luisa Caldera, et son cousin germain, Pedro Sánchez-Capitán, se présentent aux élections municipales, tous les deux sur une liste du Parti populaire (PP), à Béjar et Miranda del Castañar respectivement..

Il est titulaire d'une licence en sciences politiques, sociologie et droit. Il passe avec succès, au début des années 1980, le concours des secrétaires municipaux. Il est ensuite recruté par la mairie d'Ávila..

Ascension politique Député dès l'âge de 24 ans Jesús Caldera adhère au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en 1979. Il participe cette même année au congrès fédéral extraordinaire, qui ratifie l'évolution de l'idéologie du parti du marxisme-léninisme vers la social-démocratie, en tant que délégué du PSOE de la province de Salamanque. Il avait pour mandat de soutenir ce changement de ligne politique.

Le , la commission exécutive régionale du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (PSCyL-PSOE) approuve les candidatures dans les neuf circonscriptions de Castille-et-León pour les élections générales du 28 octobre. Caldera est investi en troisième position dans la circonscription de Salamanque sur la liste conduite par Ciriaco de Vicente. Avec plus de , les socialistes emportent trois des quatre sièges à pourvoir. Cela assure son élection au Congrès des députés, à l'âge de .

À l'ouverture de la , qui compte socialistes, il est l'un des benjamins de l'assemblée. Il fait donc office de secrétaire du bureau d'âge, monopolisé par le PSOE, avec Enrique González Cravioto, sous la présidence du doyen, Máximo Rodríguez Valverde.

En vue des élections anticipées du 22 juin 1986, il est remonté à la deuxième place à Salamanque. Cela sauve son siège au Congrès, dans la mesure où les obtenus par la liste du PSOE ne lui garantissent que deux mandats sur quatre. Il est réélu au scrutin anticipé du 29 octobre 1989, toujours en deuxième position. Les socialistes conservent leurs deux sièges avec des suffrages, mais sont devancés en voix par le nouveau Parti populaire (PP)..

Numéro deux du groupe parlementaire vignette|À l'été 1993, Carlos Solchaga nomme Jesús Caldera secrétaire général du groupe socialiste au Congrès des députés.|alt=Un homme de face, vêtu d'un costume. Dans la perspective des élections législatives anticipées du 6 juin 1993, Jesús Caldera se trouve investi, à 35 ans, tête de liste socialiste dans la circonscription de Salamanque.. La liste du PSOE ayant remporté des suffrages exprimés et deux mandats sur les quatre à pourvoir, il est réélu député..

Le , le secrétaire général du groupe socialiste au Congrès des députés, José María Mohedano, en fonction depuis moins d'un mois, démissionne après avoir été mis en cause dans une affaire de trafic d'influence. Carlos López Riaño, Álvaro Cuesta, Joan Marcet et Jesús Caldera sont évoqués pour prendre sa succession.... Caldera est effectivement proposé, le , comme nouveau secrétaire général par le porte-parole parlementaire, Carlos Solchaga, lors d'une réunion de la commission exécutive fédérale du PSOE.. Il est formellement élu le lendemain par ses pairs du groupe socialiste..

Lorsque l'ancien ministre Joaquín Almunia est choisi par la commission exécutive du parti, le , comme nouveau porte-parole, à la suite de la démission de Solchaga, le secrétaire général sortant est maintenu.. Il est réélu au cours des élections générales anticipées du 3 mars 1996, mais les vingt points d'avance remportés par le Parti populaire le laissent comme unique député socialiste de Salamanque sur les quatre mandats en jeu.. Il est confirmé, trois semaines plus tard, dans ses fonctions de secrétaire général, toujours sous la direction d'Almunia.. Après qu'Almunia a été élu secrétaire général du PSOE, il réorganise, en , la direction du groupe, sans toucher à Jesús Caldera : Juan Manuel Eguiagaray devient porte-parole, María Teresa Fernández de la Vega et Francisco Fernández Marugán secrétaires généraux adjoints..

Environ six mois plus tard, le chef de file électoral du Parti socialiste, Josep Borrell, prend la succession d'Eguiagaray comme porte-parole des députés socialistes. Il hésite à maintenir Caldera comme secrétaire général, ou à le remplacer par María Teresa Fernández de la Vega. Tant Eguiagaray qu'Almunia défendent devant Borrell les capacités du secrétaire général pour conserver ses fonctions.. Lors de la réunion de groupe du , Borrell propose finalement que Fernández de la Vega prenne la succession de Caldera.. Il le rappelle néanmoins le suivant, comme porte-parole socialiste pour les Infrastructures..

Proche de Zapatero Fondateur de Nueva Vía vignette|Jesús Caldera cofonde le collectif , qui soutient José Luis Rodríguez Zapatero.|alt=Un homme de face, souriant. À la suite de la défaite du Parti socialiste aux élections générales du 12 mars 2000, Jesús Caldera est évoqué comme possible nouveau porte-parole du groupe socialiste, avec notamment José Luis Rodríguez Zapatero ou Alfredo Pérez Rubalcaba.. La direction provisoire, mise en place à la suite de la démission de Joaquín Almunia, confirme cependant Luis Martínez Noval.. Noval le maintient dans ses fonctions de porte-parole thématique..

Dans la perspective du fédéral du PSOE, il se réunit le avec les députés Rodríguez Zapatero, Jordi Sevilla et au domicile madrilène de Trinidad Jiménez. Cette dernière et Sevilla avaient publié chacun une tribune sur la nécessaire rénovation du PSOE et avaient convenu de se rencontrer. Lors d'une nouvelle rencontre, le , au bureau parlementaire de Caldera, celui-ci suggère à Zapatero, Sevilla, Antonio Cuevas et Víctor Morlán de désigner leur équipe sous le nom de (), afin de faire référence à leur volonté d'ouvrir pour le socialisme espagnol..

Le collectif se rassemble de nouveau le , en présence d'une cinquantaine de personnes, dont une trentaine de parlementaires. Il décide de se doter de deux porte-paroles, Jesús Caldera et Trinidad Jiménez.. Caldera présente, le , le manifeste de , qui propose un projet d'expansion des droits fondamentaux, sociaux et des libertés publiques, s'inscrivant dans une ligne sociale-démocrate par la défense de l'égalité, de la liberté, du renforcement des services publics et du soutien .. Le groupe se structure ensuite autour de Zapatero, candidat au secrétariat général du Parti socialiste, et Caldera, coordonnateur général..

Porte-parole du groupe parlementaire Zapatero l'ayant emporté au congrès du PSOE, Jesús Caldera est désigné, le , comme futur porte-parole du groupe parlementaire.. À la fin du mois d'août, la commission exécutive du parti valide la composition du nouveau bureau, dans lequel Fernández de la Vega est confirmée en tant que secrétaire générale.. Très rapidement, il est perçu comme l'un des de Zapatero avec le secrétaire à l'Organisation du PSOE, José Blanco. Ce dernier affirme que ce titre honorifique doit revenir au seul Caldera..

À l'occasion du débat parlementaire au sujet du naufrage du pétrolier Prestige le , il fait l'objet d'une attaque en règle du Parti populaire (PP). Alors qu'il interroge le premier vice-président du gouvernement, Mariano Rajoy, l'ensemble des députés du groupe populaire quitte l'hémicycle, à l'exception de leur porte-parole, Luis de Grandes un mouvement inédit pour un parti au pouvoir. Les députés conservateurs protestent ainsi contre un document, diffusé la veille par les socialistes, qui rendait responsable l'exécutif du changement de cap du navire le matin du , omettant un rapport confirmant que cette décision est le fait de l'affréteur. En réponse, Rajoy rétorque avant de le qualifier de député . Les parlementaires du PP regagnent ensuite leurs sièges.. Caldera indique, le , n'avoir et que son , se disant soutenu par Zapatero..

Il est choisi, le , comme coordonnateur du programme électoral du PSOE pour les élections de 2004, lors de la constitution du comité électoral, piloté par José Blanco.. Il est donc responsable des travaux de la conférence politique, convoquée en afin de valider les bases du projet socialiste.. Le programme, adopté par la conférence le , prévoit notamment la légalisation du mariage des couples de personnes de même sexe, une loi contre la violence de genre, une loi pour faire face à la dépendance, la réservation de du foncier public pour construire des logements à prix régulés pour les jeunes, le passage de l'éducation religieuse au statut de matière optionnelle à l'école, l'augmentation du salaire minimum de 460 à mensuels, et le retrait des troupes espagnoles d'Irak.. Il est ratifié, le , à l'unanimité par le comité fédéral du PSOE..

Ministre du Travail et des Affaires sociales

vignette|Jesús Caldera est ministre du Travail du gouvernement Zapatero entre 2004 et 2008.|alt=Des hommes et des femmes posant pour une photo de groupe sur des marches avec deux colonnes en fond. Le PSOE ayant remporté les élections générales du 14 mars 2004, José Luis Rodríguez Zapatero annonce le suivant que Jesús Caldera occupera le poste de ministre du Travail et des Affaires sociales. Assumant un fort profil socialiste mais pas doctrinaire. qui le situe à la gauche du PSOE., Jesús Caldera a choisi lui-même son portefeuille., alors qu'il était pressenti comme vice-président du gouvernement ou ministre de l'Équipement.

Son intention est de faire du ministère un grand département des politiques sociales, s'appuyant notamment sur les secrétaires d'État Consuelo Rumí, chargée des migrations, Amparo Valcarce, chargée des questions sociales, et , responsable de la Sécurité sociale..

Il est formellement nommé le , à l'âge de 46 ans, et participe le jour même à la passation de pouvoir avec son prédécesseur, Eduardo Zaplana. Dans son discours d'intronisation, il affiche comme objectifs de réduire le travail temporaire, d'augmenter les pensions et de faire voter la loi contre les violences faites aux femmes..

Lois pour les droits des femmes Jesús Caldera annonce, le , la création immédiate du secrétariat général des Politiques d'égalité afin de donner un rang administratif plus élevé aux politiques des droits des femmes, et que la loi sur la violence de genre prévoira l'institution d'une délégation du gouvernement spécifique à cette problématique..