La Panzerdivision était une division blindée de la Wehrmacht, de la Seconde Guerre mondiale, créée en .
Elle combat ainsi en Pologne en 1939, prend part à la campagne de l'Ouest au , puis à l'invasion de l'URSS en direction de Léningrad en 1941. Elle participe ensuite à l'offensive contre Moscou et aux combats défensifs qui suivent ; elle demeure dans la région centrale du front de l'Est (saillant de Rjev) jusqu'au début de 1943, puis retourne en France reconstituer ses forces avant de gagner la Grèce à la fin du , en prévention d'un éventuel débarquement allié qui n'a finalement pas lieu. À l'automne elle reprend le combat sur le front de l'Est qu'elle ne quitte ensuite plus jusqu'à la fin de la guerre.
Emblèmes divisionnaires
Histoire Création La est l'une des trois divisions blindées créées le , les deux autres étant respectivement la et la Panzerdivision. Son quartier général est constitué à Weimar dans le , à partir des éléments de la de cavalerie (), sous le commandement de Maximilian von Weichs. L'Allemagne ayant renoncé plus tôt la même année au traité de Versailles qui lui interdisait de posséder des blindés.
L'unité se compose surtout au départ de conscrits originaires de Saxe et de Thuringe. La division était initialement composée de deux régiments de blindés répartis en différentes brigades, d'un régiment d'artillerie divisionnaire. La division était à l'origine équipée des Panzer I rustiques, le Panzer III n'arrivant que dans les années 1936, la division est également équipée de Panzer II qui deviennent obsolètes dès 1941.
En 1938, la division prend part à l'Anschluss et à l'occupation de la région des Sudètes dont découlera l'occupation allemande de la Tchécoslovaquie l'année suivante.
Composition en (état-major, Weimar)
(Erfurt)
(issu du de la )
(Weimar) (issu du de la ) (issu du de la )
Campagne de Pologne
La division commence la campagne de Pologne avec sur le papier , , , et de commandement. La division est déployée au sein du corps d'armée, de la , qui est regroupée au sein du groupe d'armées sud, situé en Haute-Silésie.
La traverse la frontière polonaise le à du matin. Elle se dirige vers Kielce et au avec la elle progresse de plus de en Pologne. Par la suite, la division se dirige vers Radom et plus tard, elle bifurque vers le nord en se déplaçant rapidement en direction de Varsovie.
Le , le blindé participe à la prise de Radom, après l'encerclement de troupes polonaises, se rendent le . Entre le 16 et , avec la blindée elle arrête une contre-attaque polonaise le long de la rivière Bzura. Avec le double encerclement de l'armée polonaise par les divisions blindées et par l'invasion à l'est des soviétiques le , la résistance prit fin, avec la capitulation de la dernière fraction importante de l'armée polonaise le .
Campagne de l'Ouest
Dans le plan d'offensive à l'Ouest, la blindée fait partie avec les 2 et blindées du corps d'armée (Guderian). Ce corps est placé en premier échelon de la qui doit percer les fortifications de la frontière belgo-luxembourgeoise et ensuite le front français à Sedan en traversant la Meuse le .. Pour des raisons de camouflage, la blindée est déployée depuis le à Cochem ; pendant le printemps elle s'exerce notamment aux opérations combinées (avec la )) et à l'attaque de blockhaus..
Composition de la division pendant la campagne
(nom depuis le , anciennement )
+ Nombre de blindés de la division le . :
Total blindés légers
Total chars moyens et lourds Total
26 49 4 79 28 20 48 127
26 49 4 79 30 20 50 129 Total pour la division 52 98 8 158 58 40 98 256
Traversée des Ardennes, de la Meuse à Sedan et combats au sud de Sedan
vignette|Des éléments du de panzers et des prisonniers de guerre sur un pont flottant sur la Meuse. La division traversa la région des Ardennes, aidant ainsi à couper les forces alliés pénétrant en Belgique et en Hollande, de leurs bases françaises. La Pz.Div. devait atteindre Sedan le plus rapidement, mais elle fut bloquée par la résistance d'une soixantaine de chasseurs ardennais de l'armée belge à Bodange, où elle piétina pendant une demi-journée. Le , elle récupéra son retard, prit Neufchateau et atteignit Bouillon, repoussant les avant-gardes françaises sur l'autre rive de la rivière Semois. Dans la nuit du 11 au 12, les hommes de la Pz-Div établirent une tête de pont sur la Semois (à Mouzaive) en suivant le repli de la Brigade de Spahis et traversèrent la rivière à 6 heures du matin, prenant de flanc la DLC qui ignorait toujours le retrait des Spahis. Les premiers éléments de la division arrivent à Sedan sur la rive nord de la Meuse dans la journée du .
Le à l'aube, Guderian donna au corps blindé ses directives: les et Panzer devraient avancer respectivement à l'est (à Donchery) et à l'ouest (à Wadelincourt) de Sedan, tandis que la , qui était commandée par le Generalleutnant F. Kirschner, donnerait l'assaut principal au centre. Avec la Panzerdivision, elle traverse la Meuse et établit une tête de pont dans le secteur ouest de Sedan, entre Glaire et Torcy, formant une poche de . Plus de avions du et Fliegerkorps supportaient cet assaut durant la journée. On comptera 600 bombardiers moyens, 250 Stuka, 500 chasseurs Bf 109 et 120 chasseurs Me 110, réalisant sorties d'attaque au sol. En début de soirée, les fusiliers de la Panzer occupèrent à l'ouest de Sedan une tête de pont déjà large et profonde de . Aucun char n'avait cependant encore traversé le fleuve. Pourtant, la défense française s'effondra par l'arrière, l'artillerie de la DI se débandant et entraînant dans sa suite un grand nombre de soldats. Les timides contre-attaques françaises lancées le échouèrent, butant sur les premiers éléments blindés allemands qui avaient traversé la Meuse sur un pont artificiel à 6h20 du matin. Par la suite, la Pz.Div., avec l'aide de la Luftwaffe, affronta au village de La Horgne (V. bataille de La Horgne) les hommes de la du colonel Olivier Marc, ceux du de Spahis algériens du colonel Burnol, et du de Spahis marocains du colonel Geoffroy. Ceux-ci tiendront le village jusqu'au . Les Français se replieront à partir de 17 heures, laissant une quarantaine de spahis tués sur le terrain.
Direction à l'Ouest : Moncornet, Péronne et Amiens Au soir du , la 1. Panzer-Division a donc pris la Horgne, ainsi que Bouvellemont et Chagny, et le lendemain effectue un virage à 90°, « direction l'ouest - la mer - », et laisse dans son flanc gauche (au sud) la ville de Rethel et le Canal des Ardennes lors de sa progression ; alors qu'à l'est l'Infanterie-Regiment Grossdeutschland poursuit les combats au niveau de Stonne pour protéger, entre autres, les arrières de la 1. Panzer-Division. Le la division accélère encore sa progression, s'empare de Dizy-le-Gros (Aisne) et traverse Montcornet prise la veille par la 6. Panzer-Division, puis prend Marle et établit des têtes de pont sur le canal de l'Oise, au niveau de Moÿ-de-l'Aisne et Mezières aidée en cela par des ponts qui sont tombés intacts dans les mains des unités de pointe de la division. Toutefois ce même jour elle est contre-attaquée par la DCR du colonel De Gaulle qui cherche à reprendre Montcornet, pierre angulaire sur laquelle repose l'offensive du . Armeekorps, le plus rapidement possible. L'attaque précipitée de cette division qui vient d'être mise sur pied donne pour les Français un succès mitigé : des unités s'égarent ou n'arrivent pas à percer, Dizy-le-Gros est temporairement repris et ils parviennent devant Montcornet que les chars B1Bis bombardent mais doivent par la suite abandonner leur attaque pour ravitailler. L'attaque française n'inquiète ni le . Armeekorps ni la 1. Panzer-Division, celle-ci devant être relayée par la Panzerdivision pour la protection du flanc sud. Le , la 1. Panzer-Division progresse au sud de Saint-Quentin, et traverse la Somme en direction de Péronne. Le elle s'empare de Péronne qu'elle ne dépasse que de peu. Le est une journée historique pour le XIX.Armee-Korps puisque la Panzerdivision atteint la mer, tandis que la 1. Panzer-Division s'empare d'Amiens sous les yeux de Guderian. Albert tombe également dans les mains de la 1. Panzer-Division qui s'est affairée à l'instar des deux autres divisions du . Armeekorps à réaliser des têtes de ponts sur la Somme pour une éventuelle progression vers le sud. Après une journée où le Haut Commandement Allemand réfléchit à l'orientation de l'effort de la Wehrmacht vers le nord ou vers le sud, le . Armeekorps dont fait toujours partie la 1. Panzer-Division est envoyé finalement réduire les forces alliés dans le nord.
Suite et fin de la campagne Après la bataille de Dunkerque, la Pz-Div fut redirigée sur le front de l'Aisne, perça à Château-Porcien le avant de foncer vers le sud de la France. La bataille de France se termina le , par un cessez-le-feu.
En , la division est envoyée en Prusse à la frontière soviétique.
Campagne sur le front de l'Est
À la veille de l'opération Barbarossa, la 1. Panzer-Division a 145 blindés : 43 PzKpfw II 71 PzKpfw III 20 PzKpfw IV 11 chars de commandement
La division participa à l'invasion de l'Union soviétique en combattant dans le secteur nord du front contre Dunaburg sur la rivière Daugava) et le la Pz.Dv., sur l'aile nord, captura Ostrov.
Le , la Pz-Div appartenait au 41. Armee-Korps du Gruppe Nord, qui relevait du Heeres Gruppe Nord. Celui-ci s'arrêta à la périphérie de Leningrad.
Plus tard, lors de l'opération Taifun, en , la Pz-Div fut transférée au groupe d'armées Centre, Heeres-Gruppe Mitte.
Elle participa à la bataille de Moscou, avec la 41. Panzerkorps, dont des hommes de son d'infanterie motorisée arriva jusqu'aux faubourgs de la capitale soviétique.
Par la suite, la Panzerdivision participa aux affrontements de Viazma et de Rjev. Après de féroces combats pour Rjev, entre mars à , la Panzerdivision fut retirée du front et envoyée en France, de janvier à , pour se reconstituer.
vignette|Les Panzer IV de la 1. Panzer-Division à Athènes début .
En , mystifié par l'opération Mincemeat Hitler fait envoyer la division de France en Grèce pour assurer la défense côtière convaincu que l'opération Husky aura lieu en GrèceL'homme qui n'existait pas de Ewen Montagu Edidions J'ai lu leur aventure N°A34 P156.
La division n'a pas participé au combat dans le cadre de la bataille de Koursk mais en , la Pz-Div fut déplacée à nouveau sur le front de l'Est, au nord de l'Ukraine à Jytomyr, où elle prit part aux contre-offensives allemandes à l'ouest de Kiev.
La Panzerdivision a alors combattu au sud-ouest de Berditchev où elle est restée jusqu'à la fin .
En , elle combattait dans la région de Tcherkassy, allant vers Brody, pour tenter de dégager la poche de Hube.
Le , l'Armée rouge lança une offensive d'été dans le secteur du Groupe d'Armée du Centre, le long du front oriental. Cette offensive soviétique écrasa littéralement ce groupe d'armée et en trois semaines, elle repoussait les forces allemandes dans cette partie du front de , en direction de la Pologne.
La Pz-Div prit part aux tentatives de refoulement des Soviétiques. Elle participa à une contre-attaque désespérée à Oleyyor où elle est parvenue à stopper l'avance de l'Armée rouge.
Cependant en septembre dans les Carpates, le flanc méridional n'a pas tenu et la position que la division avait créée devint intenable. Elle fut alors repoussée de l'autre côté de la Vistule.
En , la Panzerdivision fut déplacée de ses positions de long de la Vistule où elle prit part aux combats de Debrecen et de Nyíregyháza, se distinguant pour ses actions.
En , la Pz.Dv. arrive en Hongrie, dans la région de Budapest.
Le , faisant partie de la allemande sous le général Hans Kreysing, la Pz-Div se joint alors à des combats défensifs en Hongrie et elle est repoussée jusqu'en Autriche.
En , elle se rendit aux forces américaines, à Enns.
Commandants