Le mixte de zouaves et tirailleurs ( RMZT) était un régiment d'infanterie appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l'armée de terre française.
Régiment d'élite, composé majoritairement de Tunisiens, il s'illustre durant la Première Guerre mondiale notamment lors de la reprise du Fort de Douaumont le et de la bataille de la Malmaison le . Il est cité six fois à l'ordre de l'Armée au cours de la guerre et reçoit la fourragère rouge le . Son drapeau est décoré de la Légion d'honneur le .
Création et différentes dénominations Août 1914 : formation du de marche de tirailleurs (à ne pas confondre avec le RMT se trouvant à la même période à la DI). : devient le 4e régiment mixte de zouaves et tirailleurs 1920 : Il devient le de tirailleurs tunisiens Chefs de corps jusqu’au : Colonel Delavau jusqu’au : Lieutenant-colonel Lévêque : Colonel Vernois
Il devient le de tirailleurs tunisiens en 1920.
Historique des garnisons, combats et batailles du RIT Première Guerre mondiale Affectations : fait partie de la du Maroc, isolée : intègre la d'infanterie avec la du Maroc : le RMZT passe à la d'infanterie avec la du Maroc
1914 Août 1914 : formation du de marche de tirailleurs (à ne pas confondre avec le RMT se trouvant à la même période à la DI). Il est initialement composé des et du de tirailleurs tunisiens ( RTT) et du du de tirailleurs tunisiens ( RTT) . 28.08.1914-19.09.1914 : Mobilisation
1915 : le du RTT quitte le régiment qui reçoit le du de zouaves ( RMZ). Le régiment devient le mixte zouaves et tirailleurs. 20.09.1914-14.04.1915 : Oise, de Picardie (Course à la mer) 15.04.1915-25.04.1915 : Artois 26.04.1915-28.08.1915 : Belgique, d’Ypres 29.08.1915-26.12.1915 : Artois, d’Artois
1916 27.12.1915-11.05.1916 : Belgique 12.05.1916-26.05.1916 : Oise 27.05.1916-16.01.1917 : Verdun
1917 17.01.1917-08.11.1917 : Aisne, de l’Aisne, Bataille de la Malmaison 09.11.1917-26.03.1918 : Champagne
1918 27.03.1918-16.09.1918 : Picardie, de Noyon ( de Picardie), de l’Aisne, bataille du Soissonnais et de l’Ourcq ( de la Marne), de Noyon (3e bataille de Picardie) 17.09.1918-11.11.1918 : Alsace : dissolution du bataillon de zouaves. Le régiment reçoit le du RTT. Le régiment qui comprend dès lors trois bataillons de tirailleurs conserve son titre de mixte. 1919-1920 : transformé en de tirailleurs tunisiens
L'historique du régiment liste les noms de soldats tués à l'ennemi de 1915 à 1918 dont 761 MaghrébinsHistorique d'un régiment à fourragère rouge : Le 4me régiment de zouaves-tirailleurs pendant la grande guerre, Imprimerie française, Bizerte.
Traditions Drapeau du régiment vignette|upright=1.5|Drapeau du régiment, conservé dans l'après-guerre. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Artois 1915 Verdun 1916-1917 La Malmaison 1917 Noyon 1918 Soissonnais 1918 L'Oise-L'Ailette 1918
Décorations
Légion d'honneur : décret du . Remise le à l’Hôtel de ville de Paris par le Président de la République. Croix de guerre 1914-1918 avec 6 palmes. Fourragère aux couleurs de la légion d’honneur, remise le par le général de Castelnau.
Citations Décret du portant attribution de la croix de chevalier de la Légion d'honneur au Drapeau du RMZT - Le président de la République
Régiment héroïque, qui créé au début de la guerre, s'est montré, dès ses premières batailles, le digne et valeureux descendants des vieux régiments de zouaves et de tirailleurs dont il a prolongé la tradition. A derrière lui un passé déjà chargé de gloire. S'est toujours signalé par une inébranlable ténacité et par sa ferme volonté, d'aller, s'il fallait, jusqu'au sacrifice total. Après avoir glorieusement combattu à Lassigny, en 1914, et à Ypres, en 1915, a brillamment vaincu l'ennemi : à Douaumont (), à Louvemont (), à La Malmaison (), à Longpont () et sur l'Oise (-). Par deux fois, a arrêté la ruée déjà victorieuse de l'ennemi, à Roye-sur-Matz () et à Carlepont (-).
Texte des six citations à l'ordre de l'Armée obtenues au cours de la Première Guerre mondiale
Le , sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Vernois, a enlevé d'un élan admirable, les premières tranchées allemandes, puis, successivement, l'ouvrage et la ferme de Thiaumont, a inscrit une page glorieuse à son histoire en s'emparant dans un irrésistible assaut du village de Douaumont.
Le , sous l'habile et énergique commandement du lieutenant-colonel Vernois, a, dans un magnifique élan, enfoncé les lignes allemandes sur une profondeur de 2 kilomètres, s'emparant, malgré une vive résistance de l'ennemi, de 3 organisations successives fortement retranchées, capturant prisonniers dont 27 officiers et prenant ou détruisant 5 canons de 77, 10 canons de tranchée et un nombreux matériel de guerre.
Sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Vernois, a attaqué le des positions ennemies puissamment organisées et sur lesquelles la Garde prussienne avait l'ordre de tenir à tout prix. A enlevé d'un splendide élan plusieurs lignes de tranchées solidement défendues, puis, manœuvrant avec vigueur vers un deuxième objectif et brisant la résistance opiniâtre de l'adversaire, s'est emparé, après plusieurs combats corps à corps, de la moitié est du village de Chavignon, réalisant ainsi une avance de plus de 3 kilomètres. A fait, au cours de sa progression, 900 prisonniers dont 18 officiers des régiments de la Garde prussienne, a capturé 10 canons, 12 minenwerfers, 26 mitrailleuses et une grande quantité d'armes, de munitions et du matériel.
Les 28 et , sous le commandement du lieutenant-colonel Vernois, a défendu avec la plus grande énergie les positions confiées à sa garde, repoussant victorieusement et après de violents corps à corps toutes les tentatives faites par un ennemi agressif pour déboucher de ses positions et s'emparer de la station de Roye-sur-Matz, gagnant même du terrain au nord de ce village, interdisant à ce même ennemi les 30 et , d'étendre son attaque vers l'est, lui infligeant des pertes sanglantes et facilitant, par l'énergie de sa défense et la vigueur de ses contre-attaques locales, le retour offensif d'un corps voisin.
Régiment d'élite qui a montré une fois de plus qu'on pouvait entièrement compter sur lui. Le , énergiquement commandé par le chef de bataillon Dhomme, renforcé par le bataillon Doranque du tirailleurs, est parti à l'assaut avec un entrain merveilleux, brisant toutes les résistances, refoulant l'ennemi sur une profondeur de 7 kilomètres, lui faisant subir des perles cruelles, et capturant 950 prisonniers, 26 canons, 150 mitrailleuses et un nombreux matériel.
Régiment d'élite, sous le commandement du colonel Vernois, est parti à l'attaque les 18 et , avec un entrain merveilleux. Arrêté un moment par l'ennemi qui occupait une position formidablement défendue par des mitrailleuses en nombre considérable, et qui lui causaient des pertes sévères, l'a manœuvré et obligé à une retraite précipitée. Continuant la poursuite, est arrivé au bord de la rivière sur les talons de l'ennemi, l'empêchant de détruire les passerelles qu'il y avait installées, réalisant ainsi une avance de près de 10 kilomètres, faisant plus de 100 prisonniers, s'emparant de 2 canons et d'un matériel considérable.
Sources et bibliographie Anthony Clayton, Histoire de l'Armée française en Afrique 1830-1962, Albin Michel, 1994 Robert Huré, L'Armée d'Afrique: 1830-1962, Charles-Lavauzelle, 1977
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Troupes d'Afrique Tirailleur Zouaves
Liens externes Extraits de R. Drevet, L'Armée tunisienne, éd. Imprimerie Ch. Weber, Tunis, 1922 Le R.M.Z.T.
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