La brebis landaise est une race ovine française originaire des Landes de Gascogne. Avant le début de l'expansion de la forêt des Landes au milieu du , elle est l'un des pivots du système agro-pastoral alors en vigueur dans la région. Elle n'est alors pas tant élevée pour sa viande ou son lait que pour sa fumure.
Présentation En 1850, le cheptel compte environ un million de têtes sur l'ensemble des Landes de Gascogne ; en 1914, il n’en reste plus que L'Alamanach du Landais 2008, Éditions CPE ; aujourd'hui, il n'en subsiste plus que . En danger de disparition, cette race fait l'objet d'un programme de sauvegarde du Conservatoire des Races d'Aquitaine.. Elles sont en général regroupées par parc (bergerie) pouvant héberger de cent à cent cinquante bêtes. Frugale, la brebis landaise est parfaitement adaptée au milieu végétal si particulier et si peu généreux de la lande. Haute sur pattes et longiligne, elle se révèle excellente marcheuse et d'une rusticité à toute épreuve. Soumise à ces rudes conditions d'élevage, elle ne donne que peu de viande, encore moins de lait..
Malgré ces caractères, il est difficile de parler de race locale. En effet, les échanges étaient nombreux avec les troupeaux pyrénéens. Ceux-ci traversaient régulièrement la région en fin d'été pour gagner les pâturages girondins puis en début de printemps pour rejoindre les pâturages d'estive. Dans certaines foiresLocalement nommées « assemblades » comme à Luxey, on s'approvisionnait en géniteurs venus du Béarn ou du Pays basque pour « renouveler le sang ». Mais si la transhumance des troupeaux pyrénéens se faisait vers les Landes, les troupeaux locaux, eux, ne franchissaient jamais les lointains horizons du « Grand Désert ».
Les produits Les produits issus du troupeau sont divers. Les animaux sont dépouillés de leur toison avant les grosses chaleurs. La laine, en partie traitée par les paysans, peut aussi être commercialisée et procurer quelques revenus monétaires. Elle est même, avec le miel et la cire, l'un des rares produits commercialisés à cette époque. La viande des jeunes agneaux mâles ou des brebis de « réforme » est la seule consommée, les agnelles sont systématiquement gardées pour le renouvellement du troupeau. Le lait, produit en faible quantité, n'est jamais soutiré. Il est intégralement laissé aux mères pour nourrir leurs agneaux.
Le produit principal est le fumier, destiné à fertiliser la terre pauvre et acide des champs. Celui de vingt à trente bêtes est nécessaire pour amender convenablement un seul hectare. L'économie de l'ancienne société landaise repose sur un système agro-pastoral où l'élevage est au service de l'agriculture. La culture des champs trouve ainsi sa source dans les maigres richesses de la lande.
Galerie Ecomusée de Marquèze
Cartes postales anciennes
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Liste des races ovines de France
Bibliographie Félix Arnaudin, Œuvres complètes (8 volumes), PNRLG - Éditions Confluences Collectif, Landes, Chritine Bonneton Éditeur, Paris, 1991 Francis Dupuy, Le Pin de la discorde, Les rapports de métayage dans la Grande Lande, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, Paris, 1996 Georgette Laporte-Castède, Pain de seigle et vin de grives, Éditions de la Palombe, Bazas, 1997 Pierre Toulgouat, La vie rurale et la maison dans l'ancienne Lande, Marrimpouey et PNRLG, 1987 Équipe de l'Écomusée de la Grande Lande, Marquèze, Écomusée de la Grande Lande (guide du visiteur)
Landaise Catégorie:Landes de Gascogne Catégorie:Élevage ovin en Nouvelle-Aquitaine Catégorie:Faune dans les Landes Catégorie:Statut FAO en danger mais maintenue Catégorie:Élevage dans les Landes