Le de chasseurs à pied () est une unité d'infanterie de l'armée française aujourd'hui dissoute.

Création, villes de garnison 1854 : création du de chasseurs à pied (décret du ) le à Toulouse, avec des éléments du de chasseurs et des 10, 11, 34, 35 et 49 régiments d'infanterie de ligne Les bataillons de chasseurs passent de 10 à 20. 1871 : le est reformé le par fusion avec le de marche de chasseurs à pied, créé le Avant 1914 : en garnison à Rambervillers, caserne Gibon 1914 : en avril, il rejoint le en garnison à Baccarat ; il met sur pied le de chasseurs à pied en août, à la suite de l'ordre de mobilisation 1917 : devient le de chasseurs alpins 1920 : Luxembourg 1937 : Rambervillers, de chasseurs portés Été 1954 : recréé à Jausiers-la-Condamine (04). 1963 : dissolution

Insigne Héraldique Signification Devise du de chasseurs à pied Devise : « Il n'y a pas de dernier effortDevise donnée au bataillon par le futur général Serret alors qu'il en était le commandant. » Surnom : « Bataillon de Fer » ou « Bataillon TaureauC'est l'écrivain Georges d'Esparbès qui a donné ce deuxième surnom au bataillon. » Refrains du bataillon: « Il faut avoir un bon œil et bon piedpour faire un bon chasseur ! » ou « Crénom de nom, nous voulons bien partirEt je n'sais pas ce qui nous arrêtera ! » encore « Les gars de Ramber sont des cochons. Nom de Dieu !Les gars de Ramber sont des cochons. Nom de Dieu ! » refrain actuel: « Crénom d'un chien les voilà bien partis,Crénom d'un chien les voilà bien !»

Drapeau du régiment thumb|140px|Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire

Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau. Il n'existe qu'un seul drapeau pour tous les Bataillons de Chasseurs à Pied, et Bataillons de Chasseurs Alpins, lequel passe d'un bataillon à un autre durant la campagne 1914-1918

Le Fanion du Bataillon

La Croix de guerre 1914-1918 cinq palmes une étoile d'argent deux étoiles de vermeil. La fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.

Citations du Bataillon Citation à l'ordre de la armée, OG 67 du . Citation à l'ordre de la armée, OG 111 du . Citation à l'ordre de la armée, OG 65bis du . Citation à l'ordre du d'armée, OG 66 du . Citation à l'ordre de la armée, OG 80 du . Citation à l'ordre de la armée, OG 346 du . Citation à l'ordre de la , OG 816 du . Citation à l'ordre de la , OG 878 du .

Chefs de corps 1854 : chef de bataillon Douai 1855 : chef de bataillon de Férussac 1859 : chef de bataillon Pichon 1866 : chef de bataillon Merchier 1870 : chef de bataillon Barré 1875 : chef de bataillon Lamiraux 1876 : chef de bataillon de Monard (**) 1883 : chef de bataillon Dosse 1887 : chef de bataillon Heimbruger 1892 : chef de bataillon Bezançon 1896 : chef de bataillon Dolot 1900 : chef de bataillon Letellier 1902 : chef de bataillon Génin : chef de bataillon SerretTué à Moosch le . (*) : chef de bataillon Carrère 1914-1915 : chef de bataillon RenouardTué à Notre-Dame de Lorette le . 1915-1916 : commandant Joly 1916 : capitaine Grenier 1916 : chef de bataillon JanotBlessé dans le secteur de la crête de Vimy (Artois) le . 1916 : capitaine Bernard 1916-1917 : chef de bataillon Bourgau : capitaine adjudant-major du Temps : chef de bataillon MarchantTué lors du franchissement du canal de la Sambre. 1918 : capitaine Pougnet 1919 : commandant Vial ... 1944 : chef de bataillon Carol 20.09.1945 - 14.01.46 : chef de bataillon StraussÉtats de services du colonel Jacques Strauss, faisant référence à l'AM 57.014/CAB du 1954 : commandant de Tressan 1962 : colonel Bouvery 1963 : commandant Belfayol Pierre (**)

(*) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de brigade. (**) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de division.

Historique vignette|Fanion du de chasseurs alpins le lors de la fête des chasseurs.

Le Second Empire et la 1855 - 1856 Armée d’Orient () : Siège de Sébastopol, attaque des Ouvrages Blancs. : Assaut de Malakoff, le Petit-Redan. 1859 Armée d’Italie (division Forey, ) : Montebello : Solférino 1870 Armée du Rhin ( d’armée, ) : Frœschwiller Armée de Châlons -: Sedan Armée du Nord ( d’armée, , bataillon de marche) Amiens Ham Pont-Noyelles Bapaume Saint-Quentin 1871 Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante. 1879 Algérie : insurrection de l’Aurès (juin – septembre) 1895 Madagascar : détachement de 26 chasseurs.

La Première Guerre mondiale Affectation Août 1914 : Brigade d'Infanterie - Division d'Infanterie - Corps d'Armée - Armée Août 1915 : Brigade - d'infanterie Novembre 1917 : G.B.C.A./Groupe de bataillons de chasseurs alpins. I.DInfanterie divisionnaire 66/ Division d'infanterie.

1914 Août : Lorraine, opérations de couverture, Reherrey, Montigny - Vosges, Le Donon, vallée de la Sarre, bois de Saint-Quirin - retraite Walscheid (Saint-Léon), Veney, Thiaville-sur-Meurthe - Bataille de la trouée de Charmes, - : Bataille du col de la Chipotte col de Barrémont, Saint-Benoît-la-Chipotte. Septembre : Bataille de la Marne, (Bataille de Vitry) signal de l'Ormet, Sommesous, Sompuis - Champagne, route de Souain à Perthes-les-Hurlus. Octobre : mêlée des Flandres, Lambersart, Fives - Bully-Grenay. Novembre : Artois, Aix-Noulette, Bully, Angres, Nord-ouest Notre-Dame-de-Lorette. Décembre : Artois.

1915 Janvier - mai : Artois - collines de l'Artois, Fosse Calonne, Notre-Dame-de-Lorette. Mai - juin : Bataille d'Artois, Notre-Dame-de-Lorette. Juin - septembre : Artois, secteur de la Fosse Calonne. Septembre - novembre : Bataille d'Artois, Fond de Buval, Souchez, crête de Vimy. Décembre : secteur de Souchez.

1916 Janvier : Artois, secteur de Souchez. Février - mars : Repos. Mars - mai : Bataille de Verdun, Vaux, Fort de Douaumont Mai - juillet : Woëvre, bois de Mortmare. Juillet - septembre : repos, instruction. Septembre - octobre : La Somme, Barleux, Biaches, la Maisonnette Novembre - décembre : repos Domart-sur-la-Luce.

1917 Janvier - avril : instruction au camp de Champlieu Avril : repos à Mourmelon, offensive de Champagne Avril - mai : repos à Mourmelon Mai - juin : Bataille du Chemin des Dames, secteur du Moulin de Laffaux, Le Chemin des Dames. En , le bataillon est le lieu d'une mutinerie massive Juin - juillet : secteur Champagne. Juillet - août : secteur Alsace Août - novembre : secteur Vosges Novembre 1917 : le bataillon devient le de chasseurs alpins Novembre - décembre : instruction région de Villersexel. Vosges, le Sudelkopf, le Hartmannswillerkopf.

1918 Janvier - mars : Vosges, Sudelkopf, Hartmannswillerkopf. Mars - mai : repos Mai- août : bataille défensive de la Somme, bois de Sénécat, Moreuil. Août - septembre : bataille de l'Ailette, Vauxaillon, route de Soissons à Béthune. Septembre - novembre : bataille de Saint-Quentin, Novembre : Thiérache, Oisy, canal de la Sambre à l'Oise.

Entre-deux-guerres Le bataillon est dissous en 1929.

vignette|Véhicule de commandement Renault YS du défilant à Strasbourg le . Il est recréé en 1937 à Rambervillers sous le nom de de chasseurs motorisés, bientôt rebaptisé de chasseurs portés (BCP). Le et son homologue le sont les deux premières unités d'infanterie spécialisées dans l'accompagnement des unités cuirassées à l'instar des Panzergrenadier allemands. Ils sont initialement transportés dans des véhicules tous terrains non blindés .

Seconde Guerre mondiale 1939-1940

Le est initialement rattaché à la cuirassée, créée fin 1939. À la même époque, les sont remplacés par des engins chenillés Lorraine 38L. Début 1940, la cuirassée est transformée en cuirassée. Dans les divisions cuirassées, la doctrine prévoit que le BCP est chargé de tenir une position de fixation de laquelle les chars lourds (B1 bis) puissent attaquer. vignette|Un Lorraine 38L du détruit en Le est engagé avec sa division dans la bataille de France. La compagnie antichar du est décimée le . Reformée en juin, elle regroupera 21 canons antichars de SA-34, deux fois plus que sa dotation réglementaire (12).

En juillet et , le est stationné à Guéret et en partira le .. Le bataillon est ensuite dissous.

1944 août : recréation du bataillon, avec des éléments de la Résistance intérieure française, commandant Jean Costa de Beauregard (Carol), dans la brigade Charles MartelV. René Desécure et Jean Petit, Vers le : des maquisards de Sainte-Gemme (Indre) au bataillon Carol (novembre 1943 - août 1944), 1986. . L'insigne du bataillon est une reprise de celui de 1940, mais gravé sur l'avers "Maquis Bon Carol". Combat d'Écueillé Reddition de la colonne Elster Front atlantique Poche de Saint-Nazaire.

De 1945 à aujourd'hui 1946 : dissolution 1954 Le bataillon est recréé à Jausiers et à La Condamine (04), initialement pour partir en Indochine, puis les combats ayant cessé il est intégré à la () au sein de la d'Infanterie. En , il est à Souk Ahras, en il est à Khenchela. Au sein de sa demi-brigade, il rejoint ensuite en 1957 la d’infanterie, toujours dans le sud Constantinois. Algérie : dans le Constantinois (1954-1963) 1962 Au cessez-le-feu du en Algérie, le constitue comme 91 autres régiments, une des de la Force locale. Le forme une unité de la Force locale de l'ordre algérienne, le bataillon sert de support à la composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l’Exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie (accords d'Evian du ). À la date du les FSE (Français de souche européenne) 10 % se retrouvèrent seuls, les musulmans qui composent cette unité ayant déserté, voir du

1963 : le BCP quitte l'Algérie. : dissolution à Sissonne. 2026 le drapeau appartient au souvenir français

Personnalités Jean Théodore François Champion alors capitaine

Notes et références

Voir aussi Articles connexes chasseurs alpins division alpine Liste des unités de chasseurs à pied de l’armée française Bataillon de marche Régiment de marche

Bibliographie , .

Les Chasseurs à pied, numéro spécial de la revue historique de l'armée, 2, Société Industrielle d'Imprimerie, 1966, 194 pages. Ministère de la Guerre, Historiques des Corps de troupe de l’Armée Française 1569-1900, Paris, Berger-Levrault & Cie Éditeurs, 1900, 782 p., relié cuir, .

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1854 Chasseurs, 017 Catégorie:Bataillon de chasseurs à pied dissout Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1963