La famille Gnouni (en arménien ) est une famille de la noblesse arménienne, prétendant descendre des rois d'Urartu. Selon l'historien arménien Moïse de Khorène, ils descendraient d'anciens rois d'Assyrie, prétention qu'ils partagent avec la famille Arçrouni. À la cour des rois d'Arménie, ils possèdent la charge héréditaire de hazarapet (« sénéchal »)..

Histoire

La maison Gnouni en Arménie Peu d'historiens se sont intéressés à cette maison arménienne, mais il existe néanmoins quelque listes des princes Gnouni :

Gnel Gnouni, au début du , dont une fille épouse l'arsacide Tiridate, frère du roi Ashark II et père d'un autre Gnel, le premier mari de la future reine Pharantzem... — Movsēs Xorenac‘i, Histoire de l'Arménie, volume 3, chapitre . Aba Gnouni, seigneur des Gnouni en 342. — Pʿawstos Biwzandac̣i, Histoire de l'Arménie, livre 3, chapitre . Atat Gnouni, prince arménien qui choisit de rester dans la partie byzantine, après le partage de l'Arménie, probablement en 387. — Movsēs Xorenac‘i, Histoire de l'Arménie, volume 3, chapitre . Atom Gnouni, grand prince des Gnouni, envoyé en ambassade à Byzance auprès de l'empereur Théodose II (449), général de Vardan II Mamikonian avec son frère Aratom Gnouni (451), accusateur de Vasak de Siounie (452) puis emmené en captivité chez les Perses (452). — Élisée, Histoire de Vardan et de la guerre arménienne, chapitre 3. — Élisée, Histoire de Vardan et de la guerre arménienne, chapitre 5. — Łazar Pʿarpec̣i, Histoire de l'Arménie, chapitre 60. — Élisée, Histoire de Vardan et de la guerre arménienne, chapitre 7. — Élisée, Histoire de Vardan et de la guerre arménienne, chapitre 8. Vahan Gnouni, tué en 451 lors de la défaite de Vardan II Mamikonian. — Élisée, Histoire de Vardan et de la guerre arménienne, chapitre 5. — Łazar Pʿarpec̣i, Histoire de l'Arménie, chapitre 36. Gnel Gnouni, seigneur des Gnouni en 505, mentionné dans le Girk T'lt'ots (Livre des Lettres). Mejēj Gnouni, marzban d'Arménie de 518 à 548. Gnel Gnouni, naxarar en 555, mentionné dans le Girk T'lt'ots (Livre des Lettres). Mejēj Gnouni (en grec Mezzizios), nommé en 630 gouverneur de l'Arménie byzantine par l'empereur Héraclius et assassiné avec son frère Varaz-Gnel Gnouni par Davit' Saharouni en 635. — Sébéos, Histoire d'Héraclius, chapitre 29. — Sébéos, Histoire d'Héraclius, chapitre 29. Mejēj Gnouni (en grec Mezzizios), patrice et comte de l'Opsikion, puis un usurpateur de l'Empire byzantin, tué par Constantin IV en 668, selon Théophane le Confesseur, peut-être petit-fils du précédent. — Michel le Syrien, Chronique. Iohannes Gnouni, fils du précédent, qui se révolte peu après la mort de son père et est tué par Constantin IV en 669. — Michel le Syrien, Chronique. Vahan Dašnak (« poignard ») Gnouni, qui combat à la bataille de Bagrévand en 775 et y est tué. — Ghévond Vardapet, Histoire, chapitre . Quelques décennies plus tard, les Gnouni abandonnent leurs terres ancestrales pour se réfugier dans le Tayk. — Vardan Areveltsi, Histoire Universelle. Davit' Gnouni et son frère Gourgen Gnouni sont exécutés en 915 par les Arabes, selon l’Histoire d'Arménie de Yovhannēs Drasxanakertc'i.

Les Gnouni à Byzance

Certains seigneurs Gnouni, comme d'autres membres de la plupart des familles féodales arméniennes, se sont réfugiés à Byzance, pour fuir les persécutions perses puis arabes. C'est notamment le cas de : Mezezios (en arménien Mejēj Gnouni), stratège en 627, puis gouverneur byzantin de l'Arménie, selon Théophane le Confesseur. ; Mezezios (en arménien Mejēj Gnouni), comte de l'Opsikion puis usurpateur, selon Théophane le Confesseur ; peut-être Bardas, père de l’empereur byzantin Léon V (775 † 813), dont le patriarche Nicéphore disait qu'il était descendant d'« un mauvais rejeton parricide de Sennacherib, roi des Assyriens », ce qui en fait soit un Gnouni, selon Cyrille Toumanoff., soit un Arçrouni, selon Christian Settipani..

Notes et références

Bibliographie .