Émile Campardon, né le à Paris et mort le à Paris , est un archiviste et historien français.
Biographie D’une famille originaire de Masseube, fils de Jean François Amand Campardon (1804-1882), médecin, et d'Aglaé Françoise Aimée Gallais (1809-1874), Campardon obtient le diplôme d'archiviste-paléographe, en 1857, à l'École nationale des chartes, avec une thèse intitulée Essai sur les clercs notaires et secrétaires du roi depuis leur établissement jusqu’en 1483, précédé d’une notice sur les referendarii, Cancellarii et Notarii sous les deux premières races, et sous la troisième jusqu’à Philippe IV.
Entré très jeune comme conservateur à la section judiciaire des Archives nationales, dont il dirigea la section judiciaire de 1857 à 1908, il en est nommé chef en 1884.. Il a eu dans sa vie trois passions : le théâtre, la lecture, les archives..
Sur la base d’une masse énorme de documents alors inédits, il effectue nombre de publications impartiales sur l’histoire de la fin du et de la Révolution., qui font de lui un précurseur des études d’histoire moderne et révolutionnaire. On lui doit notamment de nombreux ouvrages sur le Paris de la Révolution, entre autres une Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris, deux volumes sur Marie-Antoinette à la Conciergerie et sur le procès du collier, sur la Pompadour et la cour de Louis XV.
Profitant des facilités que lui donnait la situation de son père, médecin de plusieurs théâtres des boulevards, fréquentant, de très bonne heure, les singularités de ce milieu social, qui lui offraient des sujets d’observations, avaient pour lui un attrait particulier. Passionné par quelques acteurs, qui avaient joui d’une grande vogue entre 1850 et 1870, il entreprend une histoire du théâtre et des comédiens des (Académie royale de musique, comédie française, comédie italienne) et les spectacles de la foire.
Ayant beaucoup lu et beaucoup retenu, il relisait souvent les mêmes livres, choisissant de préférence les mémoires et correspondances du et de l’époque napoléonienne, les journaux de la Révolution et de l’Empire, les ouvrages ayant trait aux événements littéraires ou anecdotiques qui s’étaient déroulés dans sa jeunesse. Après sa retraite des Archives, en 1908, il continue à venir quotidiennement poursuivre ses recherches à l’hôtel de Soubise.
Au début du , il publie Quatrains et Souvenirs d'un archiviste, petits livres rarissimes destinés à un cercle d'amis, renfermant des portraits drôles et impertinents des archivistes du .
Il s’est éteint, après quelques semaines de maladie, veuf d’Yvonne, Pauline Célina Houillon (1825-1906), veuve d'un marchand de vins à Paris, épousée, le , à Argenteuil-sur-Armançon, à son domicile situé 57 boulevard Beaumarchais, dans le de la capitale. Il est le frère de Charles Campardon, médecin hydrologiste, et le beau-frère par alliance de Marie Jeanne Émilie Delafontaine, issue de la famille des fondeurs de bronze du même nom.
Ouvrages . Les Comédiens de la troupe française, Paris, Honoré Champion, 1879, . Les Comédiens du roi de la troupe italienne, Paris, Berger-Levrault et , 1880, 2 vol. L'Académie royale de musique au , Paris, Berger-Levrault et , 1884, 2 vol. . Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris, - , Paris, Poulet-Malassis, 1862, , . . de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du , Paris, Plon, 1867, . Un artiste oublié, J.-B. Massé, peintre de Louis XV, dessinateur graveur, Paris, Charavay frères, 1880, . .
Notes et références
Bibliographie .
Liens externes
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