Histoires de la fin des temps est le quinzième tome, et le troisième volume de la deuxième série, de La Grande Anthologie de la science-fiction.

Préfacée par Demètre Ioakimidis, l'anthologie réunit treize nouvelles et a été publiée en 1983.

Publication Demètre Ioakimidis (dir.), Histoires de la fin des temps, Le Livre de poche n°3777, 1983, 445 p., 11 x 16,5 cm .

Extrait de la préface Quel que soit le point de vue choisi, l'auteur qui se propose de raconter une histoire se déroulant dans un avenir lointain doit faire sentir à son lecteur les différences qui séparent l’époque évoquée du présent. Ou, s’il n’y a pas de différences, il doit trouver de bonnes raisons pour concilier cette ressemblance avec le passage postulé de nombreux siècles. Une des ressemblances généralement acceptées – on peut parler de constante, à d’assez rares exceptions près – concerne l’homme : il est habituellement admis, pour la clarté du récit, que l'apparence et la psychologie de notre espèce resteront inchangées, ou pratiquement inchangées, au cours des millénaires. Est-ce là un postulat justifié ? Notre Histoire paraît le suggérer ; mais notre Histoire est souvent beaucoup plus courte que celle dont l'auteur nous crédite pour l’avenir.

Nouvelles Le Dernier Terrien Auteur : Lester del Rey. Titre original : . Publication : If n°92, juillet 1965. Place dans le recueil : p. 15 à 27. Traduction : René Lathière. Résumé : L'espèce humaine a fini par essaimé dans toute la galaxie. Pendant ce temps, sur Terre, les conflits ont continué. Des guerres atomiques s'y sont déroulées. Aujourd'hui, il ne reste qu'un seul humain sur Terre : Egon. Un vaisseau spatial apparaît. Ce sont des humains qui colonisent des planètes telluriques viables. Ils croient arriver sur un monde neuf : Egon les met vite au courant qu'ils sont revenus sur la planète originaire de l’aventure humaine. Liens externes : Fiche sur iSFdb Fiche sur Noosfère

L'Ultime Rencontre Auteur : Harry Harrison. Titre original : . Publication : Galaxy Magazine n°128, avril 1964. Place dans le recueil : p. 28 à 58. Traduction : Michel Demuth. Résumé : Un vaisseau spatial, composé de Hautamaki, Tjond et Gulyas, est parvenu à l'autre bout de la galaxie. Les astronautes découvrent en pleine zone vide des centaines de télescopes, destinés à n'importe quels êtres vivants munis de mains, pinces, tentacules, etc. Apparemment ces télescopes ont été créés et installés pour que n'importe quelle espèce puisse explorer l'espace. Or tous ces télescopes sont braqués vers le même endroit : une petite étoile située en bordure de la galaxie, loin de tout. Ils décident de s'y rendre, puisqu'il semble bien que les télescopes ont été placés de telle manière que des visiteurs se rendent vers cette étoile. Arrivés à proximité de l'étoile, ils sont accueillis par des êtres bipèdes, avec têtes étranges, bras étranges, jambes étranges. Le contact se noue avec le représentant des aliens qui dit se nommer Liem. Une analyse ADN comparée montre que les ADN des aliens et des humains sont comparables à 99%. Ce n'est pas un hasard. Hautamaki et ses deux compagnons sont issus d'une branche humaine qui a exploré la galaxie en passant par la frange gauche ; les « aliens » sont issus d'une branche humaine qui a exploré la galaxie en passant par la frange droite. Les deux branches se sont retrouvées : la galaxie a été conquise par l'humanité, et aucun véritable extraterrestre n'y a jamais été croisé. Liens externes : Fiche sur iSFdb Fiche sur Noosfère

Autodafé Auteur : Damon Knight. Titre original : . Publication : Galaxy Magazine n°109, février 1961. Place dans le recueil : p. 59 à 68. Traduction : Michel Demuth. Article connexe : Autodafé. Remarque : c'est la nouvelle la plus courte du recueil. Résumé : Le dernier humain vit sur Terre, et va bientôt mourir. Nul autre humain sur la planète, nul enfant ; en revanche il y a des chiens intelligents qui servent les humains (en l'occurrence le dernier humain). Ces chiens sont composés d'un mâle, prénommé Roland, et d'une cinquantaine de chiennes. Roland sent que lui aussi mourra un jour, et qu'il est le seul à pouvoir inséminer les chiennes, qui toutes veulent avoir des portées de chiots et perpétuer l'espèce. Roland formule une requête à l'humain (dont le nom ou le prénom n'est jamais précisé) : la nourriture que les chiens absorbent contient une substance chimique contraceptive qui les empêche de se reproduire ; l'humain accepterait-il de supprimer l'absorption de cette substance chimique ? La fin du récit montre la réaction de l'humain à l'énoncé de cette requête : ne voulant pas mourir seul, mais ne voulant pas non plus que l'espèce canine survive à l'espèce humaine, il tue Roland. Liens externes : Fiche sur iSFdb Fiche sur Noosfère

Université

Auteur : Peter Phillips. Titre original : . Publication : Galaxy Magazine n°29, avril 1953. Place dans le recueil : p. 69 à 103. Traduction : Arlette Rosenblum. Bref résumé : des humains à bord d'un vaisseau spatial entrent en contact avec une civilisation extraterrestre. On leur fait passer l'équivalent d'un « examen d'entrée à l'université » : les humains sont-ils assez matures pour être accueillis au sein de la grande civilisation galactique ?

Forteresse Auteur : Fred Saberhagen. Titre original : . Publication : If n°72, . Place dans le recueil : p. 104 à 121. Traduction : Bruno Martin. Remarque : la nouvelle a aussi reçu en français le titre Les Dames et le Fou furieux. Résumé : Pour détruire un « berserker », ce redoutable vaisseau spatial robotisé construit il y a des millénaires par une espèce extraterrestre aujourd'hui disparue, il faut trois vaisseaux humains qui le prennent en tenaille. Or Del Murray et Foxglove ne sont que deux, ils attendent l'arrivée de Gizmo. Quelques heures d'attente éprouvantes : le berserker va-t-il les attaquer et détruire leurs vaisseaux ? C'est alors que le berserker leur fait une proposition pour le moins étrange : jouer une partie spatiale du jeu de dames ! La partie s'engage et le temps gagné permet l’arrivée de Gizmo. Dès son arrivée, les trois vaisseaux terriens passent à l'attaque et détruisent le berserker. Liens externes : Fiche sur iSFdb Fiche sur Noosfère

Du danger des traités Auteur : Katherine MacLean et Tom ConditLa notice biographique en fin de volume indique (p. 438) que dans le domaine de la science-fiction, cette signature ne paraît qu'une fois à un sommaire, en l'occurrence cette nouvelle écrite avec Katherine Maclean.. Titre original : . Publication : n°5, . Place dans le recueil : p. 122 à 164. Traduction : Paul Hébert. Remarque : nouvelle humoristique. Résumé : Le Wllyll'n, vaisseau spatial d'une civilisation extraterrestre, entre en contact avec le vaisseau humain Kemal Ataturk. Les Aliens sont issus d'une espèce particulièrement agressive qui ne raisonne qu'en termes de dominants (cette espèce) et de dominés (potentiellement, toutes les autres espèces vivantes). Ils ne comprennent pas les concepts de liberté et d'égalité. Le vaisseau alien est puissamment armé et est dirigé par Bryllw, un commandant dominateur. Les humains, pour leur part, sont dans un vaisseau spatial moins bien armé et sont loin d'être aussi agressifs. Mais ils ont un avantage que les Aliens ignorent : à leur bord se trouve des Télépathes qui comprennent approximativement les intentions du commandant alien. Les humains ne peuvent réagir qu'avec ruse. Le contact a lieu. Pendant quelques heures, les deux parties, grâce aux ordinateurs, apprennent la langue de l’autre. Le commandant du vaisseau humain, Chang, propose à son homologue Bryllw de visiter le vaisseau humain. Bryllw accepte et déclare qu'il dirige un modeste vaisseau commercial. Un entretien entre les deux commandants a lieu ; les échanges sont difficiles tant les représentants des deux civilisations sont éloignés culturellement entre eux. Puis Chang fait visiter le vaisseau à Bryllw, tandis que les deux commandants évoquent l'hypothèse d'un futur traité commercial (chacun des deux sait in petto que ce traité ne sera jamais signé ni honoré). Durant la visite du vaisseau humain, Chang fait croire à Bryllw que les humains disposent un armement puissant et sophistiqué, et que des armes surpuissantes sont pointées sur le vaisseau alien (ce qui n'est pas le cas). Il lui fait croire que la civilisation humaine est tout autant agressive que celle des Aliens. C'est alors qu'apparaît la mascotte de l'équipage humain : un chat prénommé Ombre. Chang fait croire à Bryllw que « le Chat » est le maître du vaisseau. Bryllw tente d'entrer en contact avec « le Chat », mais ce dernier s'étire sur le fauteuil, se gratte la tête, fait sa toilette en léchant et lustrant sa fourrure. Chang fait mine de traduire à Bryllw les « réponses télépathiques » du Chat. Bryllw est impressionné par le comportement hiératique et dominateur du félin, en qui il voit une espèce ancienne, fière et dominatrice. Il est déstabilisé par la demande de Chang qui propose, à la demande du Chat qui ronronne à présent, la signature d'un traité commercial à court terme dans une zone neutre de l'espace. Abrégeant la visite du vaisseau humain et la discussion avec Chang et le Chat, Bryllw rentre à bord de son propre vaisseau. Il ordonne le départ immédiat afin de semer les humains : nul doute que ces derniers dirigés par « les Chats » sont une espèce aussi puissante et agressive que les Aliens. Autant rompre tout contact dès à présent. Liens externes : Fiche sur iSFdb Fiche sur Noosfère

Le Papillon de Lune Auteur : Jack Vance. Titre original : . Première publication aux États-Unis : Galaxy Magazine n°112, . Première publication en France : Galaxie ( série) n°22, éd. OPTA, . Autres publications en langue française : Le Livre d'or de la science-fiction : Jack Vance, n°5097, éd. Pocket, 1980 . Papillon de lune, éd. Pocket, collection Le Grand Temple de la S-F, Place dans le recueil : p. 165 à 221. Traduction : Michel Deutsch. Résumé : (le récit est composé de cinq petits chapitres). Edwer Thissel a été envoyé par les Planètes-Mères comme consul général sur la planète Sirène quelques mois avant le début du récit. Sur cette planète, les autochtones ont deux particularités. La première est que, pour communiquer, ils ne parlent pas mais chantent poétiquement en s'accompagnant de divers instruments de musique. En fonction de la personne à qui on s'adresse ou du ton que l'on veut donner au discours, on emploie tel ou tel instrument et on chante sur telle ou telle gamme. Pour communiquer avec les Siréniens, il faut donc savoir chanter poétiquement et savoir jouer une demi-douzaine d'instruments de musique locaux. La seconde particularité est que tous les habitants cachent leurs visages derrière des masques. Là encore, chaque masque est choisi en fonction de la position sociale de celui qui le porte, de sa notoriété, de son état d'esprit, etc. Edwer Thissel a donc appris à chanter et jouer de divers instruments de musique. Comme masque, il a choisi le masque du « Papillon de Lune » (d'où le titre de la nouvelle). Il peut compter sur l'aide bienveillante de trois autres citoyens issus des Planètes-Mères : Esteban Rolver (chef d'escale au spatioport), Cornely Welibus (agent commercial) et Mathew Kershaul (anthropologue).