Les Forces armées de Côte d'Ivoire représentent la puissance militaire de la Côte d'Ivoire, responsables de la protection de la population, du territoire et des intérêts nationaux. Elles se composent principalement de trois branches: l'Armée de terre, la Marine nationale, l'Armée de l'air.

Cadre légal des forces armées

Disposition constitutionnelle La loi n°2016-886 du portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire, stipule que le Président de la République est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités et accords internationaux.

Dispositions législatives et réglementaires Le Ministre de la Défense est responsable, sous l’autorité du Président de la République, de l’exécution de la politique de Défense et en particulier, de l’organisation, de la gestion, de la mise en condition d’emploi et de la mobilisation de l’ensemble des Forces Armées ainsi que de l’infrastructure militaire qui leur est nécessaire. Il a autorité sur l’ensemble des Forces Armées et est responsable de leur sécurité.

Organisation des forces armées

Comité de coordination de la Défense Le Comité de coordination de la Défense est chargé du suivi de la mise en œuvre des mesures prises par le Gouvernement et le Conseil Restreint de Défense. Il est composé de l’Inspecteur Général des Armées, l’Inspecteur Général de la Gendarmerie Nationale, le Chef d’Etat-major Général des Armées, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Contrôleur Général de l’Administration et des Finances de la Défense, les Chefs d’Etat-major de l’Armée de Terre, de l’Armée de l’Air et de la Marine Nationale, le Chef de Cabinet Militaire, et le Directeur Général des Affaires Stratégiques, qui assure le secrétariat.

État-major Le commandement des Armées relève du chef d’état-major général des Armées, en abrégé CEMGA, nommé par décret pris en conseil des ministres. Il est secondé par un chef d’état-major général des armées adjoint. Un état-major est institué pour chacune des armées. L’état-major de chaque armée est placé sous le commandement d’un chef d’état-major qui est secondé par un sous-chef d’état-major.

Armée de terre

Les composantes sont placées sous le commandement du chef d'état-major de l'Armée de terre (CEMAT). L'Armée de terre compte d’active .

Marine nationale

La Marine Nationale assure la surveillance, le contrôle et la défense des lagunes, des cours d’eau, du littoral et des espaces maritimes sous juridiction nationale et prend part à la surveillance communautaire du Golfe de Guinée.

Elle a des bases à Abidjan, San Pédro et Adiaké. La plupart de ses unités sont basées à Abidjan, à Locodjro.

Armée de l'air L’Armée de l’Air assure la surveillance et la défense de l’espace aérien national.

Gendarmerie nationale

La Gendarmerie Nationale de Côte d’Ivoire est une force militaire d’appui instituée pour aider les autres forces à veiller à la sûreté publique, au maintien de l’ordre et à l’exécution des lois, dans le but de protéger les institutions, les personnes et les biens. Elle est placée sous l’autorité directe du Ministre de la Défense.

Forces spéciales Les Forces Spéciales sont des unités interarmées spécifiquement formées, instruites et entraînées pour mener un éventail de missions particulières, allant des opérations spéciales dans le cadre d’un conflit classique à celles relevant de la guerre non conventionnelle.

Garde républicaine (GR) La Garde républicaine, relevant du cabinet militaire de la Présidence de la République, opère en parallèle avec le Groupement de sécurité du président de la République, dont les membres proviennent des forces terrestres.

Fondamentalement, la mission de la garde républicaine consiste à assurer la sécurité et le protocole honorifique pour les plus hauts responsables de l'État et les institutions.

Service de santé L'Hôpital Militaire des Forces Armées de Côte d'Ivoire (FACI) occupe une position cruciale en fournissant des services de santé spécialisés aux membres des forces armées ivoiriennes et à leurs familles. Avec des installations à Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa et Yamoussoukro, il offre des soins médicaux de qualité dans tout le pays. Parallèlement, le gouvernement ivoirien a lancé des projets de construction visant à renforcer les capacités médicales de l'armée, soulignant ainsi l'engagement continu envers le bien-être et la santé des forces armées, élément crucial pour maintenir leur efficacité opérationnelle.

Effectifs thumb|Le général Soumaila Bakayoko, ex-chef d'état-major des rebelles, passe en revue ses troupes des Forces nouvelles à Odienné en 2009.|alt=Le général Soumaila Bakayoko, ex-chef d'état-major des rebelles, passe en revue ses troupes des Force nouvelles à Odienné en 2009. Les forces armées de Côte d'Ivoire comptaient en , éléments dont et appartenant à la Garde républicaine. Ce sont : les forces aériennes: ; les forces navales: ; les forces terrestres: ; la gendarmerie: .

Les effectifs de cette armée avaient volontairement été limités par le président Félix Houphouët-Boigny qui voulait se prémunir d'un coup d'État. Cependant, l'instabilité provoquée par la mort du chef de l'Etat ont poussé l'armée sur le devant de la scène, avec notamment le coup d'État de Robert Guéï, ancien chef d'état-major, en 1999.

L'armée ivoirienne disposait en 2010 d'un effectif de et , les étant dorénavant rattachés au ministère de l'Intérieur. L'effectif réel, dans le contexte de la crise ivoirienne de 2010-2011, reste difficile à déterminer. À la suite de l'avancée des forces d'Alassane Ouattara sur Abidjan en , le des forces armées à ce moment est peu clair, certains médias ayant rapporté la défection de plusieurs gradés, dont le chef des armées Philippe Mangou, potentiellement remplacé par le général de brigade Bruno Dogbo Blé, commandant de la garde républicaine avant la chute de Laurent Gbagbo (voir archive). De 2011 à 2017, le chef d'état-major de l'armée ivoirienne est un Soumaila Bakayoko.

En 2017, les effectifs de l’armée s'élèvent à . L'armée ivoirienne souffre du nombre trop important de sous-officiers, qui représentent 70% de ses effectifs, alors que ce ratio devrait être de 25%. Ce déséquilibre est dû à la promotion d'ex-rebelles intégrés dans l'armée en 2011 et aux mutineries de 2014.

En 2017, les anciens rebelles se mutinent à nouveau pour demander des bonus financiers, ce qui pousse le gouvernement à accélérer la mise en place d'un processus de démobilisation.

Régions militaires La Côte d'Ivoire est divisée en cinq régions militaires, chacune sous la responsabilité d'un colonel.

La région militaire Elle concentre l'essentiel des effectifs, autour d'Abidjan. Les unités qui y sont basées sont : le bataillon de commandos parachutistes ( BCP) ; le bataillon d'infanterie ; un bataillon blindé ; le bataillon d'artillerie sol-air (BASA) ; un bataillon de commandement et de soutien (BCS) ; du Groupement de la Garde républicaine

La région militaire Son quartier-général est à Daloa. Elle dispose du bataillon d'infanterie.

La région militaire Son quartier-général est situé à Bouaké. Les unités basées sont: le bataillon d'infanterie; le bataillon du génie; le bataillon d'artillerie sol-sol (BASS).

La région militaire, Son quartier-général est à Korhogo. L'unité basée en son sein est le bataillon d'infanterie.

Forces spéciales

La crise politico-militaire a favorisé le développement des forces spéciales ivoiriennes, leur existence et leurs effectifs relèvent du secret défense. En 2011, Le président ivoirien Alassane Ouattara, par communiqué du gouvernement, indique que la nouvelle unité va renforcer le dispositif de sécurité mis en place dans le pays.

Sous le commandement du général de brigade Lassina Doumbia, les éléments de la force spéciale ivoirienne ont suivi des formations intenses dans des pays étrangers dont le Maroc.

Une base militaire ivoirienne dans la sous-préfecture d’Olodio, dans le département de Tabou, a été attaquée par surprise dans la nuit du mardi au mercredi par des individus non identifiés venus du Liberia voisin. Bilan: 7 morts côté ivoirien (3 militaires, 4 membres des Forces Spéciales), 4 morts côté assaillants.

Le , des terroristes lourdement armés ont assailli une plage de Grand-Bassam ainsi que trois établissements hôteliers qui se trouvaient à proximité. 45 minutes après le début de l'attaque, les forces spéciales ivoiriennes interviennent et tombent nez à nez avec les trois djihadistes sur la plage. L'affrontement est bref, les trois assaillants sont tués ainsi que trois membres des forces spéciales (2 par balle et 1 par éclat de grenade).

Les forces spéciales dans un nouveau quartier général Les Forces Spéciales Ivoiriennes (FSI) se préparent à dire au revoir à leur caserne provisoire d'Adiaké et à déménager dans un nouveau quartier général à Jacqueville. Dans le cadre des efforts continus visant à renforcer la sécurité nationale, le ministre d'État, ministre de la Défense, Tene Birahima Ouattara, a annoncé l'achèvement imminent de la construction d'une caserne dédiée aux Forces Spéciales Ivoiriennes. Située dans la pittoresque ville balnéaire de Jacqueville, cette nouvelle installation représente bien plus qu'un simple projet de construction. (2023)

Autorisée en 2022 par le Président de la République, commandant en chef des forces armées, la caserne sera dotée de toutes les infrastructures nécessaires pour assurer le bien-être des soldats et renforcer leurs capacités opérationnelles.

Programme de réarmement

Un rapport de l'ONU de 2009 signale un réarmement du pays créant de facto un certain déséquilibre militaire pouvant avoir des conséquences politiques et économiques. Un rapport de 2013 le confirme.

Les forces armées de Côte d'Ivoire bénéficient d'un programme de réarmement conséquent depuis la crise militaire de 2002. L'Armée de terre serait dotée de:

Blindés vignette 10 chars d'assaut T-55; 7 ERC-90 Sagaie 8 AML-90 et 6 AML-60 13 BMP-1; 30 BTR-60, et 6 BTR-80; 13 VAB (véhicules de l’avant blindés); des véhicules blindés Casspir; des véhicules blindés SAMIL 4x4; 13 BRDM-2; 10 RG-31 dit MAMBA MK II et 06 RG-12; 16 M3 Panhard VTT et 6 M3 Panhard twin (anti-aérien) 10 blindés Kaïman bielorusses 9 Arquus Bastion livrés en 2018

Artillerie des dizaines de missiles antichars type konkur; M46 (field gun); 6 BM-21 (LRM); obusiers automoteurs ; environ de même calibre; 200 mortiers de ; une trentaine de canons de ; plusieurs dizaines de canons de ;

Armements milliers de grenades à main; des grenades à fragmentation et anti-véhicules pour bazookas; plus de 200 lance-roquettes type RPG-7 et RPG 28 en provenance pour la plupart de Chine; 100 mitrailleuses lourdes; 200 mitrailleuses légères Neguev; plusieurs dizaines de fusils de précision Dragunov; d’assaut (dont des Kalachnikovs et des 56-1); des quantités importantes de munitions (notamment pour pistolet-mitrailleur, fusil d'assaut et mitrailleuses).

Autres véhicules plus de 500 véhicules ACMAT: VLRA et ALTV; de transport de troupes. 9 AMX (Hummer de SYLLA) 22 UAZ-3151 jeep 4x4

Aviation drones israéliens type Hunter; 4 Puma SA330 hélicoptère () 1 Mil Mi-8 Hip hélicoptère; 2 Mil Mi-17 Hip hélicoptère;

6 Mil Mi-24V Hind hélicoptère d'attaque; 2 Mikoyan MiG-23MLD Flogger-G FGA ; 4 Soukhoï Su-25 Frogfoot Su-25UB (2) Jet Attack\FGA (2) ; 2 Un Mikoyan Gourevitch MIG-25 (avion de combat) ; 1 hélicoptère dauphin SA365 de la police nationale (livré le ). 1 hélicoptère AW139VIP en 2015.

En , Le TITUS de Nexter (véhicule blindé 6X6) est présenté au salon ShieldAfrica organisé à Abidjan (Côte d'Ivoire) est testé à l’occasion d’une évaluation menée par les Forces ivoiriennes sur le champ de tir de Lomo-Nord, dans le centre du pays.

En , un avion de transport casa C-295w était rendu opérationnel au profit des forces.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Histoire de la Côte d'Ivoire