Julien Blanc est un écrivain français, né à Paris ( arrondissement) le et mort le à Paris ( arrondissement), principalement connu pour sa trilogie autobiographique : Seule, la vie....
Aperçu biographique Il naît orphelin de son père Jules Magloire à l'Hôpital de la Charité et perd sa mère Paula Mills (d'origine irlandaise) à l'âge de huit ans. Il est alors confié à diverses institutions (pensions, orphelinats, patronage, maisons de redressement) par ses tuteurs. Au gré de ses placements en famille, il occupe différents petits métiers après sa scolarité et mène une vie d'errance. Plusieurs vols et infractions lui valent d'être emprisonné.
Le , il est engagé volontaire dans le régiment d'infanterie coloniale pour cinq ans. Mais il est déclaré déserteur en puis en . Il est condamné plusieurs fois pour vols, abus de confiance et désertion. Il est successivement incarcéré à Aix, à la prison de la Santé, à la Conciergerie, à Fresnes, à la prison du Cherche-Midi, et à la prison militaire de Marseille. Élargi de cette dernière le , il passe au Bataillon d'infanterie légère d'Afrique puis au Bataillon autonome d'Infanterie coloniale, au Maroc puis en Tunisie. Il embarque pour Casablanca le . Définitivement libéré le , il rejoint Paris pour travailler aux Halles.
En 1935, interdit de séjour dans plusieurs villes de France, il part pour Barcelone. Il passe avec succès son baccalauréat en France en 1936 (à l'âge de 28 ans) après un premier échec l'année précédente. En 1936, il prend part à la guerre civile espagnole aux côtés des troupes anarchistes. Il retourne en France en 1937 à Paris puis à Marseille où il tente de se suicider. Il fait la connaissance de Louis Guilloux puis, plus tard, de Simone Weil. Il obtient, par l'entremise du premier, l'admission à l'École pratique des hautes études où il obtient sa licence ès lettres et où il fut l'élève du grand linguiste Gustave Guillaume.
Fiche signalétique et états de service (1927-1940)
thumb|Fiche signalétique et états de service de J. Blanc (Archives de la Ville de Paris - Cote - D4R1 2835 matricule 194).
Transcription des « Détail des services et mutations diverses » Engagé volontaire pour cinq ans le à Paris mairie du au titre du Regt d'Infanterie Coloniale. Incorporé à compter du dit jour. Arrivé au corps le . Manque à l'appel le . Déclaré déserteur le . Rayé des contrôles de la désertion le (s'est présenté volontairement.) Manque à l'appel le . Déclaré déserteur le . Rayé des contrôles de la désertion le ayant été arrêté par la gendarmerie. Condamné par le tribunal de Nice du à un an de prison pour "vols". Incarcéré à la maison d'arrêt d'Aix le . Condamné par la cour d'appel d'Aix le à 18 mois de prison pour "vol". Transféré à la maison d'arrêt de la santé le . Transféré à la conciergerie le . Transféré le à la prison de Fresnes jusqu'au . Incarcéré le dit jour à la prison du cherche-midi à Paris. Mis en route sur Aix le , sous escorte de la gendarmerie. Écroué à la prison militaire de Marseille le . Condamné par la cour d'appel de Paris du à 1 an et d'amende pour "abus de confiance". Condamné par la cour d'appel de Paris du à 8 mois de prison, d'amende et 5 ans d'interdiction de séjour pour "vol" (confusion avec peines du même jour). Condamné par le tribunal militaire de Marseille du à 1 an de prison pour "désertion à l'intérieur en temps de fait après désertion antérieure" (art.194 du c.j.m. et art.94 confusion avec les peines prononcées les et (2 peines)) jugement exécuté le pour compter du . Élargi à la prison militaire de Marseille le et placé en subsistance le dit jour au R.I.M. De Marseille.Passé du Bataillon d'infanterie légère d'Afrique le . Passe au Bataillon d'infanterie légère d'Afrique à compter du par suite de la dissolution du Bataillon D[écisi]on M[inistéri]elle .11 du . Passé au Bataillon autonome d'infanterie coloniale du Maroc le . Embarqué à Casablanca le et affecté le dit jour au régiment d'infanterie coloniale. Nommé classe le . Par décision M[inistéri]elle 9173 4/8 du 9.11.33 il a été décidé que la date de libération dont le contrat devait prendre fin le , il convient de considérer comme interruption les périodes suivantes A. période de désertion 8 mois 26 jours B. Période effective de détention (2 ans moins 2 ans 5 mois et 13 jours de remise de peines = 1 an 6 mois 17 jours au total : 2 ans 3 mois 13 jours. Ce qui reporte au la date de sa radiation des contrôles de l'activité.
Libéré le et passé dans la réserve ledit jour. C[ertificat de] B[onne].C[onduite]. accordéLire la suite.
École pratique des hautes études – Paris (1938-1944)
A la rentrée scolaire de 1938, il est étudiant-auditeur à l'EHEP. Son nom, sur les listes d'auditeurs, apparaît en petites capitales : c'est-à-dire un « élève titulaire nommé par le secrétaire d'État à l'Éducation nationale sur présentation du Conseil de la Section ». Il est inscrit 4ème section « Sciences historiques et philologiques », donc essentiellement des conférences de linguistique et de grammaire. Sur les compte-rendu de conférences, Blanc est signalé « auditeur assidu » de celles de Gustave Guillaume en Linguistique générale et grammaire française et celles Albert Dauzat, sur la langue française moderne. Il suit les également les conférences de André Martinet en Phonologie et de Charles Samaran, en Paéologie latine et française.centré|vignette
Œuvres et publications Romans et nouvelles Toxique, Pierre Tisné, 1939, [« Pour Maman, ce premier livre… » ] Mort-né, Albin Michel, 1941, [« Pour Francis Carco »] L’Admission, Albin Michel, 1941, [« À Jean Malaquais et Galy, fraternellement »] Seule, la vie..., Gallimard, 1943, ["Il m’arrive parfois de songer à l’homme que le héros dont on va lire les Souvenirs aurait pu devenir si… C’est à ce fœtus que je dédie « Seule, la vie… » – In memoriam. J. B."] Seule, la vie… I – Confusion des peines, Éditions du Pré-aux-Clercs, 1946, [« À ma mère – In memoriam »] Seule, la vie… II – Joyeux, fais ton fourbi, Éditions du Pré-aux-Clercs, 1947, [« À Jean Paulhan »]. Prix Sainte-Beuve Seule, la vie… III – Le Temps des hommes, Éditions du Pré-aux-Clercs, 1948 La Berceuse irlandaise, pièce radiophonique (lue par Berthe Bovy et Jean Topart, musique d'Elsa Barraine), Troyes, Mithra, 1951, [présentation d’Armand Lanoux]
Traductions
Confusión de penas, Traduccion de Luisa Lucuix Venegas, El Paseo, 2022
Listillo, prepara el petate, Traduccion de Luisa Lucuix Venegas, El Paseo, 2023
Nouvelles et bonnes feuilles (en revues) "Un Acquittement", Aujourd'hui, , p. 2 "Le Masque mortuaire", Aujourd'hui, , p. 2 « Tempête chez les fous », Lectures 40, n° 3, , p.18-20 « Seule la vie », Comoedia, , p. 3 « Premiers contacts – Dans un près – La mort de Trobé», Seine, n° 1, , p. 20-30
Rééditions Joyeux, fais ton fourbi, Éditions Jean-Claude Lattès, 1977 Confusion des peines, Éditions Jean-Claude Lattès, 1979 Confusion des peines, Éditions Autrement, 1997 Confusion des peines, Éditions Finitude, 2011 Joyeux, fais ton fourbi, Éditions Finitude, 2012 Confusion des peines, Libretto, 2013 Le Temps des hommes, Éditions Finitude, 2013
Articles « Avons-nous vraiment perdu le Paradis ? », in: Les Nouvelles littéraires, . "Repères de Paris", (série de 75 billets), Aujourd'hui, et « Qu’importe demain » et « Tuer l’égoïsme », La France au travail, , p. 2 « Servitude de la paysannerie française – 1. La terre désertée », Aujourd’hui, , p. 1 et 3 ; « Servitude de la paysannerie française –II. Les petits patrimoines, le fisc et les héritiers », Aujourd’hui, , p. 1 et 3 ; « Servitude de la paysannerie française – III. La taxation », Aujourd’hui, , p. 1 et 3 ; « Servitude de la paysannerie française – IV. On demande des machines et des bêtes », Aujourd’hui, , p. 1 et 3 « Servitude de la paysannerie française V. Demi-mesures », Aujourd’hui, , p. 1 et 3 « MARGRAVOU : Guillou, roman. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Marcel RAVAL : Histoire de Paris. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Madeleine JEAN-MARIAT : Les belles amours de l’Histoire. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « LECOMTE DU NOUY : L’Avenir de l’Esprit. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Jean PROAL : Les Arnaud, roman. », Comoedia , p. 2 [Note de lecture]. « Jean SALLERON : La gare face à la cathédrale. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Le manuscrit Hopkins, par R. C. Sherriff (Plon) », in: NRF, , , [Note de lecture]. « Jean DAMASE : La comédie héroïque. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Antoinette PESKE : La Boite en os. », Comoedia,. p. 2 [Note de lecture]. « NAPOLEON : Lettres à Joséphine », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Christian DEDEYAN : La musique perdue », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Bernard ROY : Fanny ou l’esprit du large. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Annie PORTGAMP : Les nymphes de Loire. », Comoedia, , p. 2 [Note de lecture]. « Le manuscrit Hopkins, par R. C. Sherriff (Plon) », La NRF, n° 329, Juillet 1941, p. 124 « Notre second métier », Carrefour, n°25, , p. 5 « La coupole nécropole », Carrefour, , , . « Mettre à nu la plaie », Les Lettres françaises, , p. 3 « Centenaire de Tristan Corbière », Les Lettres Françaises, , p. 3 « Vingt-deux pour cent », Les Lettres françaises, 3 novembre 1945, p. 3 " Le cas Simenon", in: Paris - Les Arts et Lettres, , , et 6. « Caliban et la clé de la poésie », in: Paris - Les Arts et lettres, , , et 8. "Les Feux croisés de la solidarité », Gavroche, n°79, , p. 1 « Simenon inconnu », in: Paris - Les Arts et Lettres, , et 8. « Le dernier poète détaché », Gavroche, n°81, , p. 4 « Vive la révolte », Gavroche, , . « Condamner l’enfance, c’est préparer du travail aux gendarmes », « C’est la guerre, le taudis et le « noir » qu’il faut condamner », Le Populaire, , p. 1 et 2, « Les taudis dans les maisons modernes », Le Populaire, , p. 1 et 2, « Les taudis dans les ruines – 500.000 jeunes français appellent au secours », Le Populaire, , p. 1 et 2, « Les lycéens », Le Populaire, , p. 1 et 2, « Il n’y a pas d’enfance coupable », Le Populaire, , p. 1 et 2, « L’Apocalypse n’aura pas lieu », Le Populaire, , p. 1 et 2. « Enfin nous retrouvons l’amour », Gavroche, , . « 5000 morts sur la conscience », Le Populaire, , p. 1 « Servitude de la banlieue – On est pauvre, Monsieur, mais on aime bien sa patrie… », Le Populaire, 26/, 1946, p. 1 et 2, « La banlieue verte », Le Populaire, , p. 1 e 2, « Trappes ville sinistrée 100 % », Le Populaire, , p. 1 e 2, « Ozoir-la-Ferrière 30 kilomètres de Paris – 3 heures de trajet », Le Populaire, , p. 1 e 2, « Justice pour Ozoir-la-Ferrière », Le Populaire, , p. 1 e 2, « Pour que la vie des travailleurs prenne un sens », Le Populaire, , p. 1 e 2 « Travailleurs de la mer - les ports français frappés par la guerre et la férocité nazie doivent malgré tout remplir leur mission », Le Populaire, 18/, p. 1 et 3, « Alcool, femmes et … ennemis du marin à terre », Le Populaire, , p. 1, « Le port est à lui seul une cité », Le Populaire, , p. 1 et 3, « Des aristocrates ruinés : les pilotes », Le Populaire, , p. 1 et 3, « Le pilote à la barre se bat contre le mer déchaînée », Le Populaire, , p. 1 et 3, « Des héros ignorés : les démineurs », Le Populaire, 25/26 aout 1946, p. 1 et 3 « La condition sociale de l’écrivain – Julien Blanc », Carrefour, , p. 7 « Doléances d'un écrivain”, Combat, . « Spiritualité du Tour de France », Carrefour, , p. 1 « Rousseau notre père… », Combat, , p. 2 « Les diamants n’ont pas de patrie », in: Caliban, , , . « Y a-t-il une crise du roman français ? », in: Les Nouvelles littéraire, , , [rubrique « Variété »]. « Rubens avait un « nègre » - C’est la maître Van Noort qui a peint « Saint-Roch » et le « Christ en croix », Carrefour, , p. 2