vignette|Photographie promotionnelle des acteurs vedettes de la série, Leonard Nimoy (M. Spock) et William Shatner (James T. Kirk), en 1968.

ou Patrouille du cosmos (au Québec et sur TMC au début des années 1970) est une série télévisée de science-fiction américaine en 79 épisodes de 50 minutes, créée par Gene Roddenberry et diffusée entre le et le sur le réseau NBC. Depuis la série qui lui a succédé, Star Trek : La Nouvelle Génération (« », 1987-1994), cette première série a été rebaptisée (« », 1966-1969).

Au Canada anglophone, la série est diffusée à partir du sur CTV, et au Québec dès le samedi à Télé-Métropole (Montréal), et le samedi suivant sur Télé-Capitale (Québec), puis sur les différentes stations de ce qui est maintenant le réseau TVA. La série a ensuite été rediffusée sur d'autres chaînes québécoises, dont TQS à l'automne 1987, Canal D à l'automne 2000, sur Prise 2 dans les années 2010 et sur AMI-télé plus récemment.

En France, la série a été diffusée dès le début des années 1970 dans le sud de la France, sur Télé Monte Carlo, et dans l'est, sur Télé Luxembourg. Cependant, elle arrivera très tardivement sur une chaîne nationale. Seuls treize épisodes sélectionnés dans les trois saisons sont diffusés du - Attention, le périodique contient une coquille sur l'année de diffusion des épisodes au sur TF1, le dimanche à à la place de la série Starsky et Hutch., puis l'intégralité de la série est ensuite diffusée du au sur La Cinq. Rediffusions de 36 épisodes du au ; puis 40 épisodes du au sur La Cinq. Puis pour la première fois en version multilingue sur Canal Jimmy en 2001.

En Belgique, la série est diffusée dans les années 1970 sur la chaîne flamande BRT en , en langue française avec des sous-titres en néerlandais.

En 2016, la première saison de Star Trek est accessible en France sur Netflix.

Bien que la série ait suscité l'enthousiasme d'une partie du public, elle ne devint jamais très populaire : à son apogée en 1967, elle n'était que la américaine en termes de popularitéBuxton, opus cité, .. Menacée d'être annulée après ses deux premières saisons, elle fut cependant prolongée d'un an sous la pression du public.

La série a donné lieu à un vaste engouement, notamment à la création de nombreux fanzines sur la franchise Star Trek, la commercialisation d'une foule de produits dérivés et à l'organisation de rassemblements annuels de fans lors de conventions, ces membres étant appelés ou .

Synopsis La série Star Trek, se situant au , raconte les aventures de l'équipage du vaisseau spatial (« Entreprise » en ) de la Fédération des planètes unies et notamment celles de son commandant, le capitaine James T. Kirk.

La mission de l'Entreprise, d'une durée de cinq ans, est d'explorer la galaxie afin d'y découvrir d'autres formes de vie et de civilisations, pour ainsi enrichir les connaissances humaines.

Accroche

Autre variante de cette accrocheAinsi que celle dite par en voix-off à la fin du film La Colère de Khan (1982), qui est une traduction plus exacte de l'accroche originale ; ou encore dans le film reboot, Star Trek (2009). :

Distribution William Shatner : le capitaine James T. Kirk, commandant du vaisseau . Leonard Nimoy : Spock, un Vulcain, officier scientifique de lEntreprise. DeForest Kelley : le docteur Leonard McCoy, médecin de bord de lEntreprise. Nichelle Nichols : : la lieutenant Nyota Uhura, officier des communications de lEntreprise. George Takei : le lieutenant Hikaru Sulu, navigateur de l'''Entreprise. James Doohan : l'ingénieur en chef Montgomery Scott, dit , de lEntreprise. Walter Koenig : le lieutenant Pavel Chekov, navigateur de lEntreprise (saisons 2 et 3) Majel Barrett : l'infirmière de bord Christine Chapel / le Numéro Un (ép. pilote « La Ménagerie ») Grace Lee Whitney : la sous-officier () Janice Rand (début de la saison 1) Jeffrey Hunter : le capitaine Christopher Pike, premier commandant de lEntreprise (ép. pilote « La Cage »)

Version française : Société de doublage : Sonolab (Québec, Canada) Direction artistique : Marianne Dubos Adaptation des dialogues :

Épisodes

Production Création et développement En 1964, le scénariste et producteur de télévision Gene Roddenberry, depuis longtemps fan de science-fiction, fait une proposition de série télévisée de science-fiction qu'il appelle « ». Celle-ci devait se dérouler au à bord d'un grand vaisseau spatial interstellaire, le S.S. Yorktown dont l'équipage était chargé d'explorer une partie relativement réduite de la Voie lactée.

Parmi les œuvres dont Roddenberry a reconnu s'être inspiré se trouvent les récits de l'écrivain A. E. van Vogt réunis dans le roman La Faune de l'espace, la série de nouvelles Marathon d'Eric Frank Russell, et le film Planète interdite (1956).

Certains ont aussi relevé des parallèles avec la série télévisée (1954), un space opera moins sophistiqué qui comporte déjà de nombreux éléments de Star Trek .

Roddenberry s'inspira aussi énormément de la série de romans maritimes de C. S. Forester Horatio Hornblower, qui décrit un audacieux capitaine exerçant une autorité incontestée lors de missions au long cours pour la bonne cause. Roddenberry s'amusait souvent à qualifier le capitaine Kirk d'.

Roddenberry avait une longue expérience de l'écriture dans les séries télévisées de type western, qui avaient été populaires des années 1950 au tout début des années 1960, et il vendit sa nouvelle idée comme Son titre original provisoire était David Buxton, De « Bonanza » à « Miami Vice ». Formes et idéologie dans les séries télévisées, Éditions de l'Espace Européen 1991, , . En 1964, il signe un contrat de trois ans pour le développement du programme avec une importante société de production de télévision, Desilu Productions. Selon le concept original de Roddenberry, le personnage principal est le capitaine Robert April, du vaisseau spatial S.S. Yorktown. Ce personnage a été développé pour devenir le capitaine Christopher Pike.

Roddenberry propose d'abord Star Trek à CBS, qui le refuse en faveur d’une création d'Irwin Allen, Lost in Space. Roddenberry présente ensuite son concept au chef de Desilu Productions, , qui finit par l'accepter. Solow réussit ensuite à vendre l'idée de Star Trek à NBC, qui paie mais refuse le premier pilote, « The Cage », le jugeant .

Les dirigeants de NBC avaient cependant été impressionnés par le concept et admirent que les problèmes qu'ils avaient perçus venaient en partie du script qu'ils avaient choisi eux-mêmes. Ils prirent donc la décision inhabituelle de financer un second pilote, sur le script intitulé « Où l'homme dépasse l'homme ». Seul le personnage de M. Spock (joué par Leonard Nimoy) fut conservé du premier pilote et seuls deux acteurs, Majel Barrett et Nimoy, furent retenus pour le second. Ce pilote satisfit NBC et le réseau choisit de mettre Star Trek dans sa grille de programmes pour l'automne 1966.

Le second pilote de la série comprend le reste des personnages principaux : le capitaine Kirk (William Shatner), l'ingénieur en chef Montgomery Scott (James Doohan) et le lieutenant Sulu (George Takei). L'acteur Paul Fix jouait le rôle du docteur Mark Piper, le médecin du bord dans ce pilote.

DeForest Kelley (McCoy) rejoignit l'équipe au moment du tournage de la première saison et y resta pour toute la série, dont il finit par devenir la troisième star. Un autre membre permanent de l'équipage arrivé à ce moment-là est l'officier des communications Nyota Uhura (Nichelle Nichols), la première Afro-Américaine à avoir un rôle aussi important dans une série télévisée américaine. Pavel Chekov, l'enseigne joué par Walter Koenig, rejoignit l'équipage au début de la deuxième saison.

Divers auteurs de science-fiction viendront collaborer ponctuellement aux scénarios de la série, ce qui donnera pour finir des épisodes très variés, inégaux en qualité. Les meilleurs tendent nettement vers un discours philosophique, sociologique ou critique. L'épisode pilote, intitulé « The Cage », ne fut diffusé à la télévision que des décennies après sa production. L'intrigue de l'épisode en deux parties « La Ménagerie » (« The Menagerie ») exploite l'intégralité de la trame du pilote.

Choix des interprètes Star Trek fit la notoriété de son équipe d'acteurs qui étaient auparavant, pour la plupart, inconnus.

DeForest Kelley était apparu dans de nombreux films et émissions télévisées, mais surtout dans des petits rôles de « méchant ». Leonard Nimoy avait également l'expérience du cinéma et de la télévision, mais n'était guère connu non plus. Nimoy avait joué auparavant avec William Shatner dans un épisode de la série Des agents très spéciaux (« », 1964) et avec Kelley dans un épisode de 1963 de la série Le Virginien (« Man of Violence »), tous les deux plus de deux ans avant la première diffusion de Star Trek.

Avant Star Trek, William Shatner était déjà bien connu dans le milieu pour quelques apparitions dans des films marquants, pour avoir joué Cyrano de Bergerac à Broadway, et même pour avoir refusé le rôle du Docteur Kildare. Cependant, comme les rôles se faisaient rares, il accepta de remplacer Jeffrey Hunter comme capitaine après l'échec du premier pilote de la série, « The Cage ».

Après la diffusion de la série, beaucoup de ses acteurs se retrouvèrent par leur rôle. L'acteur de Star Trek : La Nouvelle Génération, Michael Dorn, a cependant déclaré en 1991 :

vignette|DeForest Kelley, William Shatner et Leonard Nimoy (McCoy, Kirk et Spock) dans la chambre de téléportation de l’Entreprise.

Les trois personnages principaux sont James T. Kirk, M. Spock et le docteur McCoy, dont les scénaristes ont souvent fait se heurter les personnalités : Kirk est passionné et souvent agressif, avec un discret sens de l'humour ; Spock est froidement logique et McCoy sardonique, mais toujours compatissant. Les trois s'opposent dans de nombreux épisodes, où Kirk est obligé de prendre des décisions difficiles, tandis que Spock propose une solution logique, mais parfois inhumaine et McCoy (ou , comme Kirk le surnomme) insiste pour faire ce qui causera le moins de mal. McCoy et Spock ont une relation d'affrontement qui masque la véritable affection et le respect qu'ils ont l'un pour l'autre, et leurs débats constants devinrent très populaires parmi les téléspectateurs.. La série mettait tellement en avant le dialogue que le scénariste et réalisateur Nicholas Meyer (impliqué dans plusieurs films de Star Trek) la qualifia de , faisant passer un épisode sans l'image à une classe de cinéma pour prouver que l'intrigue restait compréhensible.

Le personnage de Spock a été, au début, rejeté par les responsables du réseau NBC, qui craignaient que son apparence évoquant un diable (avec ses oreilles en pointe et ses épais sourcils) dérange certains téléspectateurs. Le réseau avait même gommé le bout des oreilles de Spock et allégé ses sourcils sur les produits publicitaires envoyés à ses filiales. Le Vulcain devint, cependant, progressivement un des personnages les plus populaires de la série comme McCoy, avec sa personnalité de médecin de campagne compatissant. Spock devint, en fait, une sorte de sex-symbolLeonard Nimoy, I am Spock, Hyperion Books, 1995. . . Leonard Nimoy note que la question de l'extraordinaire sex-appeal de Spock apparaissait

Tournage Le directeur artistique faisait partie de l'équipe. Jefferies conçut le vaisseau Entreprise et l'essentiel de ses intérieurs. Ses contributions à la série ont été honorées par les tubes de Jefferies, un équipement décrit dans de nombreuses œuvres de Star Trek plus récentes. Jefferies créa avec son frère John Jefferies les phasers de Star Trek, et développa le design du pont principal de l‘Entreprise (sur la base d’un premier projet de Pato Guzman). Il utilisa son expérience d'aviateur durant la Seconde Guerre mondiale et sa connaissance des avions pour concevoir un pont fonctionnel et ergonomique.