Mérésankh est l'épouse d'un roi de la seconde moitié de la . Son nom signifie Elle aime la vie ou La Vivante aime.

Attestation

La reine n'est attestée que par sa tombe, le mastaba D5, située à Saqqarah. Parmi ses titres qu'elle porta, on relèvera les suivants : « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts), « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t), « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆), « Suivant d'Horus » (ẖt-Ḥrw), « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw), « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw), « Celle qui se joint au bien-aimé des Deux Maîtresses » (smȝw.t-mry-Nbty), « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t), « Prêtresse de Tjasépef » (ḥm.t-nṯr Ṯȝ-spf), « Prêtresse de Djéhouty » (ḥm.t-nṯr Ḏḥwty), « Contrôlleuse des bouchers du Shénedjet » (ḫrp[.t] ss̆m.t s̆nḏt).

Généalogie

est une épouse d'un roi ; malheureusement, le nom de ce roi n'a pas été retrouvé. Il existe toutefois un consensus parmi les égyptologues quant à l'hypothèse qu'elle ait très probablement vécu durant la seconde moitié de la .

L'égyptologue de terrain George Andrew Reisner a proposé que était l'épouse de Djedkarê Isési et qu'elle ait eu de lui le prince Rêmkoui, ainsi que peut-être les fonctionnaires Isésiânkh et Kaemtjenent. Cette hypothèse a été largement soutenue par la suite par I. E. S. Edwards, qui observe que plusieurs personnages apparemment de la ont été inhumés le long du mur d'enceinte au nord de la pyramide à degrés du roi Djéser de la . Reisner justifie son raisonnement par la proximité de ces tombes de la .

Cependant, l'hypothèse selon laquelle Isésiânkh ou Kaemtjenent auraient été des fils de Djedkarê, ou même d'un roi, a été remise en question. Baud réfute l'idée que ces deux personnages aient pu être des fils de Djedkarê en raison de leur titre. Il affirme que le titre de « fils du roi », attesté pour les deux personnages, était de nature purement honorifique. Bien que cela jette un doute sur les liens familiaux entre ces deux personnages, cela n'exclut pas la possibilité que ait été l'épouse de Djedkarê, une hypothèse privilégiée par Wilfred Seipel et l'historienne Lana Troy.

Porter et Moss soutiennent également que était l'épouse de Djedkarê, considérant également le prince Rêmkoui comme le fils de ce roi. Bien qu'elles ne proposent pas ouvertement que ait été la mère de Rêmkoui, Harpur le fait plus tard. Aidan Dodson considérait également, dans un article publié en 1988, que la reine était l'épouse de Djedkarê. L'égyptologue allemand Peter Munro a émis l'hypothèse, de son côté, que était la mère du roi Ounas.

Baud préfère dater du règne de Niouserrê et Menkaouhor, tout en reconnaissant la possibilité qu'elle soit l'épouse de l'un des deux derniers rois de la . Plus récemment, Dodson et Dyan Hilton, puis Joyce Tyldesley, l'associent à Menkaouhor, Dodson et Hilton, s'appuyant sur les sépultures voisines pour étayer leur raisonnement, proposaient par ailleurs que soit la mère de Rêmkoui et Kaemtjenent dans le cadre de la reconstitution de l'arbre généalogique des membres de la famille royale de la .

Sépulture

possède un mastaba dans la nécropole de Saqqarah, au nord du complexe funéraire de Djéser. Il fait partie d'un groupe de mastaba installés le long de l'enceinte à redans dès le début de la et comportant plusieurs tombeaux de dignitaires depuis le règne d'Ouserkaf qui installa son propre complexe funéraire à proximité de l'angle nord-est de la même enceinte. Ce tombeau a été identifié pour la première fois par Auguste Mariette à la fin du , qu'il consigné dans un manuscrit, publié de manière posthume sous le titre de Mastabas de l'Ancien Empire.

Mariette ne décrit que brièvement le mastaba. Il estime qu'il ne comportait qu'une seule chambre intérieure et note qu'il avait été construit en calcaire de mauvaise qualité. Il ne découvrit aucun autre vestige qu'une stèle fortement altérée. Afin de pouvoir lire son inscription, Mariette et son équipe eurent recours à un enduit de stuc sur la stèle.

Le mastaba fut réexaminé par l'égyptologue britannique James Edward Quibell entre 1907 et 1908, lors d'une étude des tombes de la nécropole de Saqqarah susceptibles d'être démantelées et vendues à des musées occidentaux. Quibell constata qu'entre ses fouilles et celles de Mariette, la stèle s'était détériorée au point d'être illisible. Il identifia cependant une scène à fresque sur le mur sud, non répertoriée par Mariette. Il décrit une scène composée de deux registres représentant diverses figures chantant, dansant, applaudissant et jouant de la harpe. Il note que les lignes de repère rouges utilisées par les artistes ont été conservées, ce qui laisse supposer que la peinture n'a jamais été achevée.

Peter Jánosi observa que la sépulture de est l'un des rares cas particuliers à Saqqarah de reines apparemment inhumées hors de leur contexte, loin de leur époux. Dans une tentative de relier les deux personnages, Seipel a émis l'hypothèse que la sépulture prévue initialement pour était une tombe adjacente à la pyramide de Djedkarê Isési, mais que la reine était tombée en disgrâce. Cependant cette théorie a été remise en question au motif qu'elle manque de preuves à l'appui.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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