Isésiânkh, ou Isési-Ânkh, est haut fonctionnaire et peut-être un prince égyptien, potentiel fils d'un roi de la seconde moitié de la .

Attestation

Isésiânkh n'est attesté que par sa tombe D7 située dans le secteur au nord du complexe funéraire de Djéser à Saqqarah.

Le mastaba d'Isésiânkh mentionne plusieurs titres importants qu'il a détenus : « Directeur/Surveillant des jugements du roi » (jmj-r wḏt-mdw nbt nt nsw.t), « Directeur/Surveillant de troupe » (jmj-r ms̆ˁ), « Directeur/Surveillant de tous les travaux royaux du roi » (jmj-r kȝt nbt nt nsw.t), « Bâton des recrues » (mdw nfr.w), « Directeur des secrets du roi » (ḥrj-ss̆tȝ nsw.t), « Directeur de la barque d'Horus » (ḫrp jmw Ḥr m ḥȝt=f), « Porteur du sceau du dieu » (ḫtmw nṯr), « Porteur du sceau du dieu dans les Deux Grandes Barques » (ḫtmw nṯr m jmwwy (ˁȝwy)), « Ami unique » (smr wˁtj), « Fils du Roi » (sȝ nsw.t).

L'un de ces titres, « Directeur/Surveillant de tous les travaux royaux du roi », indique qu'il était très probablement impliqué dans d'importants travaux de construction royaux, peut-être même dans le complexe de la pyramide royale.

Généalogie

Le titre de « fils du roi » attribué à Isésiânkh a fait l'objet de débats parmi les chercheurs. Il pourrait indiquer qu'il était le fils d'un roi, une hypothèse défendue par des égyptologues tels que William Stevenson Smith, qui avancent qu'il pourrait être le fils de Djedkarê Isési et de la reine . Cette hypothèse est étayée par la présence de la tombe de cette dernière à proximité de celle d'Isésiânkh. Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton proposent, sans certitude toutefois, quant à eux que le prince était un fils du roi Djedkarê Isési, sans mère identifiée.

Cette filiation a toutefois été évaluée différemment par d'autres égyptologues, car on sait désormais que le titre de « fils du roi » était, dans certains cas, purement honorifique. Nigel Strudwick a proposé que ce soit le cas pour Isésiânkh. En particulier, les marques de construction de la tombe désignent le propriétaire de la tombe comme le « porteur du sceau du dieu Isésiânkh », et non le « fils du roi », comme c'est pourtant l'usage pour les membres de la famille royale. Cette position est suivie par Vivienne Gae Callender et Miroslav Verner.

Isésiânkh pourrait avoir été le fils de Kaemtjenent, un autre haut fonctionnaire de la seconde moitié de la .

Sépulture

Le mastaba d'Isésiânkh est situé à l'angle nord-est de l'enceinte du complexe funéraire de Djéser à Saqqarah, non loin des mastabas de Rêmkoui et de . Le mastaba a été mis au jour par Auguste Mariette lors de la grande campagne d'exploration du site qu'il entreprit à la suite de sa nomination à la tête du tout jeune service des antiquités égyptiennes qu'il venait de fonder. Brièvement exploré au début du par James Edward Quibell, qui en fit le relevé et publia les scènes qui décoraient ses parois, le mastaba a été négligé par la suite, ne faisant l'objet d'aucun travaux de consolidation ou de restauration tant et si bien que près d'un siècle après sa découverte, exposé aux intempéries et aux aléas touristiques d'un site devenu célèbre, il ne présentait que de maigres vestiges. Des travaux plus importants ont été menés sous la direction de Said Amer El-Fikey en 1983, alors directeur de la zone archéologique de Saqqarah ; il découvrit deux papyrus démotiques. Yvonne Harpur, directrice de terrain de l'Oxford Expedition to Egypt, l'étudia à nouveau à partir de 1994 pour le compte de l'université d'Oxford.

Le mastaba comprenait une façade en retrait soutenue par deux colonnes. L'architrave au-dessus de l'entrée et les deux colonnes portaient les titres d'Isésiânkh, aujourd'hui endommagés. À l'arrière de la façade, un couloir menait à deux pièces, dont l'une donnait accès à une chapelle de culte située au fond, où se trouvait la stèle de la fausse porte d'Isésiânkh. Cette fausse porte, en marne de qualité médiocre, porte des inscriptions mieux conservées que celles de la façade. Ces inscriptions, ainsi que les autres reliefs de la fausse porte, étaient à l'origine peintes d'un émail vert, et les murs du tombeau étaient ornés de peintures sur plâtre, dont une grande partie a disparu, bien que la couleur verte ait subsisté.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Enfant royal de l'Égypte antique Catégorie:Ve dynastie égyptienne Isesiankh