Le phare Amédée est situé sur l'îlot Amédée, au large de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, dans l'océan Pacifique. Il balise l'entrée du port, par la passe de Boulari, entre le grand récif Aboré et le récif Kwé.
Histoire thumb|left|200px|Escalier en colimaçon du phare Dès 1859, pour la sécurisation de l'entrée au port de Nouméa, le gouverneur de Nouvelle-Calédonie, souhaite l'établissement d'un phare. La réalisation semblant difficile sur place, la construction d'un édifice métallique en métropole est préconisée par le Service des phares et balises. Les plans sont réalisés par le directeur des phares Léonce Reynaud qui imagine notamment une ossature métallique intérieure distincte de l'enveloppe extérieure afin de lutter contre la corrosion que risque d'impliquer le climat tropical de la nouvelle colonie française. Ces plans, considérés comme une prouesse technique à l'époque, sont présentés à l'Exposition universelle de 1862, à Londres.
L'ouvrage est réalisé aux ateliers Rigolet des Buttes Chaumont à Paris, monté une première fois pour vérification à La Villette entre et , puis démonté pour son embarquement par la mer. La conduite des travaux de construction de ce phare a été supervisée par un conducteur des Ponts et Chaussées, Stanislas Bertin, à la demande du comte de Chasseloup-Laubat, ministre de la Marine de Napoléon III. Les travaux de réalisation sur place avec l'aide de militaires et de Mélanésiens dureront dix mois, de janvier à . Henry Lepaute établit les mécanismes de rotation et les systèmes optiques conçus par Augustin FresnelGonzález Macías, Atlas des phares du bout du monde, Autrement, 2021, .
Il est inauguré le (jour de la fête de l'impératrice Eugénie)Site de l'IFREMER. Éclairé avec une lampe à l'huile de colza à l'origine, puis en 1952 par un système à pétrole vaporisé avant d'être électrifié en 1985.
Un phare métallique quasiment identique fut construit entre 1867 et 1868 par les mêmes ateliers et inauguré le , le phare des Roches-Douvres dans les Côtes-d'Armor, détruit en par la Wehrmacht et remplacé dans les années 1950 par une tour en pierre de taille de granite rosePage sur le phare des Roches-Douvres sur un site sur les phares de France..
Phare actuel gauche|vignette|Le phare Amédée vu du ciel. C'est une grande tour métallique en fer puddlé peinte en blanc. Sa lanterne, optique tournante de de distance focale avec une portée de , est accessible par un escalier à vis de ...
C'est le seul grand phare métallique de FranceIl subsiste encore en France cinq autres petits phares métalliques : deux petits phares jumeaux construits par Gustave Eiffel et Louis Sautter en 1876 et en 1878 : l'un se trouve dans le port de Moguériec (Finistère) et l'autre se trouve dans le vieux port de Menton (Alpes-Maritimes). Trois autres petits phares sont toujours en place comme à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche), le feu de Fromentine (Vendée) et le fanal de Portrieux à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d'Armor). depuis la destruction du phare des Roches-Douvres en 1944 et considéré comme le deuxième plus haut phare de ce type au monde, derrière le phare néerlandais Lange Jaap.
L'îlot Amédée est en zone naturelle protégée, une partie de l'îlot n'est pas accessible pour protéger les eaux. Le phare se visite et est même un haut lieu touristique dans les environs directs de Nouméa, accessible depuis le chef-lieu grâce au navire Mary-D DolphinVisite du phare de l'îlot Amédée. En plus du phare, cet îlot est aussi l'hôte d'une radio balise (MD / 383 kHz) destinée aux avions.
Le phare possède un bureau de poste et a son propre cachetGonzález Macías, Atlas des phares du bout du monde, Autrement, 2021,
Vues du phare
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Liste des phares de France
Liens externes
Visiter Le Phare Amédée (Office de tourisme de la province Sud) Photo aérienne de l'îlot Amédée et du phare
Catégorie:Phare en Nouvelle-Calédonie Phare Amedee Catégorie:Phare du XIXe siècle Phare Amedee Catégorie:Édifice construit en 1865