Jean-Marie Bion, né le à Loudun (généralité de Tours, actuel département de la Vienne), mort le à Poitiers (département de la Vienne), est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1789 et 1798, il est député du département de la Vienne à l'Assemblée nationale constituante, à la Convention nationale où il vote la détention puis le bannissement de Louis XVI, et au Conseil des Cinq-Cents.
Biographie
Mandat à la Constituante En 1789, Jean-Marie Bion, alors avocat en parlement et substitut du procureur du roi à la sénéchaussée de Loudun, est élu représentant du tiers état pour sa sénéchaussée aux États généraux.
Le , il est élu secrétaire, aux côtés de François Armand (député du Puy-de-Dôme) et de Joseph Latil (député des Hautes-Alpes), sous la présidence d'Antoine d'André (député des Bouches-du-Rhône).
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le , il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France. Le , il vote en faveur de l'égalité entre les hommes blancs et les hommes libres de couleur dans les colonies.
Le , il est chargé, aux côtés de Charles-Gabriel-Frédéric Christin (député du Jura) et de François-Pascal Delattre (député de la Somme), d'établir l'inventaire du Garde-Meuble de la Couronne.
Mandat à la Convention En , Jean-Marie Bion, devenu maire de Loudun, est élu député de la Vienne, le cinquième sur huit, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention et le bannissement à la paix et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Après la chute de Robespierre, Jean-Marie Bion adhère à la réaction thermidorienne :
Le 16 pluviôse an III (le ), il est élu secrétaire, aux côtés d'André-François Laurence (député de la Manche) et de Claude-Alexandre Ysabeau (député d'Indre-et-Loire), sous la présidence de Paul Barras (député du Var). Le 26 germinal (le ), il est envoyé en mission, aux côtés de Jacques Sébastien Dautriche (député de Charente-Inférieure), d'Antoine Estadens (député de Haute-Garonne) et de Nicolas Mirande (député du Cantal), auprès des relais de poste. Le 21 et le 22 thermidor (le 8 et le ), il appuie le décret d'arrestation contre d'anciens députés de la Montagne envoyés en mission, notamment contre Joseph Fouché (député de Loire-Inférieure) et Jean-Alban Lefiot (député de la Nièvre).
Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Jean-Marie Bion est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents.
Le 16 brumaire an IV (le 7 novembre 1795), il réclame la mise en liberté de Joseph Rovère (député du Vaucluse) et de Jean-Baptiste Saladin (député de la Somme) décrétés d'arrestation au terme de l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795).
Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an VI (le ). Il meurt à Poitiers quatre mois plus tard.
Source
Larousse du XIX S. Fiche sur Assemblée nationale
Références
Catégorie:Député de la Vienne Catégorie:Naissance en août 1730 Catégorie:Naissance à Loudun Catégorie:Décès en septembre 1798 Catégorie:Décès à Poitiers Catégorie:Député français du tiers état en 1789-1791 Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Avocat français du XVIIIe siècle Catégorie:Décès à 68 ans